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Ndong : « En Argentine, tu es un roi »

Malgré les 6000 kilomètres qui le séparent de son Dakar natal, Ousmane Ndong est maintenant chez lui à Lanus (Sud de Buenos Aires). Il y a quinze jours, contre Newells Old Boys, le défenseur de 21 ans est même entré dans l'histoire de son pays d'adoption en devenant le premier Sénégalais à y disputer un match de première division. Retour sur un parcours insolite entre racket, asados, Mané et Maradona.

Comment est-ce que l'on se sent, lorsqu'on entre sur la pelouse pour devenir le premier footballeur de son pays à jouer dans l'élite argentine ?
Pour être tout à fait honnête, du moment où j'ai appris ma titularisation jusqu'au match contre Newell's Old Boys, j'étais tellement concentré sur le match et sur la nécessité de gagner que je n'y ai pas pensé. Ce n'est qu'après, lorsque les journalistes m'en ont parlé et malgré la déception de la défaite, que j'ai commencé à réaliser que j'étais le premier. Bien sûr, à ce moment-là, on ressent une grande joie et une immense fierté. D'autant que peu de joueurs africains ont joué ici, c'est historique.

« La seule chose que je connaissais de ce pays, c'était Lionel Messi, qui a toujours été mon idole avec Sergio Ramos. »
Tu as reçu beaucoup de messages du Sénégal ?
Les jours qui ont suivi cette rencontre, ce fut la folie. J'ai reçu énormément de messages de ma famille et d'amis qui étaient heureux pour moi, j'ai aussi été très sollicité par les journalistes sénégalais. Aujourd'hui, beaucoup de gens à Dakar connaissent Lanus et suivent le club sur Instagram.


Justement, comment t'es-tu retrouvé à Buenos Aires, à plus de 6000 kilomètres de Dakar ?
C'est vrai qu'habituellement, c'est plus facile de se rendre en France ou en Espagne. Mais le président de l'académie Angelo Africa, dans laquelle je jouais, connaît bien un agent argentin et lui a parlé de moi. Il m'a demandé si je voulais venir en Argentine car plusieurs clubs, dont Lanus, étaient intéressés pour que je fasse un essai. J'ai dit oui, sans hésiter.

« Les entraînements sont très difficiles, raison pour laquelle les joueurs argentins s'adaptent partout dans le monde. Alors qu'au Sénégal, si tu es technique, ça suffit. »
Tu connaissais un peu l'Argentine, avant d'y atterrir ?
La seule chose que je connaissais de ce pays, c'était Lionel Messi, qui a toujours été mon idole avec Sergio Ramos. C'est le meilleur joueur du monde et j'ai même versé quelques larmes pour lui en 2016, le soir de la défaite contre le Chili en finale de la Copa América Centenario... Mais à part lui, rien. Je n'avais jamais prononcé un mot d'espagnol.


L'éloignement avec tes proches n'a pas été trop dur à vivre ?
J'ai été logé pendant plus d'un an par mon agent, dans une collocation avec Christian Ferreira de River Plate. Les premiers temps ici furent très difficiles, car je ne pouvais pas communiquer avec les autres, et ma famille me manquait beaucoup. Le choc culturel a été violent, j'étais habitué à manger ce qui venait, donc je me suis mis à me nourrir de frites et de pizzas... J'étais totalement déconnecté ! Mais petit à petit, je m'y suis fait. Aujourd'hui, je mange sain et profite juste des merveilleux asados.

« J'ai été racketté, il y a un an. J'étais seul dans une rue, ils m'ont pointé une arme dessus et pris mon portefeuille. »
Et l'acclimatation au football ou à la mentalité argentine ?
Très dure ! Le foot argentin est rugueux, le rythme beaucoup plus intense que ce que j'avais connu jusque-là. Tu prends beaucoup de coups, et tu ne peux pas refuser les duels. Ici, les joueurs courent tout le temps et ne lâchent rien de la première à la 95e minute. Je jouais milieu défensif, j'étais maigre, très grand et je n'avais pas de puissance. Il m'a fallu presque un an pour progresser et m'adapter à cette mentalité totalement nouvelle. Les entraînements sont très difficiles, raison pour laquelle les joueurs argentins s'adaptent partout dans le monde. Alors qu'au Sénégal, si tu es technique, ça suffit.

Tu as l'air totalement argentin, maintenant. Qu'est-ce que tu préfères, ici ?
J'adore ce pays, car en matière de passion pour le football et d'exigence, je pense que c'est impossible de trouver mieux. En Argentine, on te fait sentir comme un roi quand tu joues au football. L'ambiance autour de ce sport est indescriptible. La saison dernière, nous avons remporté le championnat des réserves. J'étais capitaine, ce fut une expérience inoubliable.


Tu as d'ailleurs eu la chance de rencontrer Diego Maradona...

Lors d'un match amical entre Lanus et Gimnasia La Plata, dont il était coach. C'était incroyable de le voir en vrai. À la fin du match, tous les joueurs de notre équipe ont fait la queue pour lui faire un abrazo ou lui dire un mot. Il était vraiment très accessible, il m'a demandé de quel pays j'étais originaire et on a pu prendre une photo. C'était vraiment une personnalité hors norme.

« Maintenant, mon rêve ultime, c'est de porter le maillot du Sénégal. »
As-tu déjà été victime de racisme ?
Il y a du racisme partout dans le monde, et il y en a beaucoup en Argentine également. Je reçois notamment certains messages sur les réseaux sociaux, et il m'arrive de sentir que ma couleur de peau dérange... Mais dans le football, jamais ! Que ce soit en match ou avec mes coéquipiers, l'ambiance est très bonne, et les gens se sont toujours intéressés à mes origines. Ce qui me dérange le plus, c'est l'insécurité et la violence très présente dans la société. Il faut toujours être prudent, car il y a beaucoup de vols. J'ai moi-même été racketté, il y a un an. J'étais seul dans une rue, ils m'ont pointé une arme dessus et pris mon portefeuille, mon portable et toutes mes affaires. Contrairement au Sénégal, j'ai souvent peur en Argentine.


Comment imagines-tu la suite de ta carrière ?
Mon premier rêve a toujours été de devenir professionnel, puis de jouer pour Lanus. Je continue de travailler tous les jours pour m'imposer, et pourquoi pas un jour avoir la chance de jouer en Europe. La situation économique n'est pas facile pour les clubs et les joueurs, en Argentine... Maintenant, mon rêve ultime, c'est de porter le maillot du Sénégal. J'ai déjà eu quelques contacts avec des dirigeants de la sélection nationale, mais rien d'officiel. Les deux fois où j'ai pu rentrer au pays depuis que je joue ici, tout le monde m'en parlait. Ce serait magnifique de pouvoir apprendre aux côtés de Kalidou Koulibaly ou Sadio Mané.

« Quand on voit ce que Mané est devenu, c'est un exemple. »
Tu disais d'ailleurs, dans une interview argentine, que tu avais déjà croisé Mané...
Ça fait un moment que je ne l'ai pas vu, mais je l'ai déjà affronté lorsqu'il jouait à Génération Foot il y a très longtemps. Comme j'étais très grand, j'étais surclassé de plusieurs catégories. Il était déjà très rapide, mais ce n'était ni le joueur le plus technique ni le meilleur. Quand on voit ce qu'il est devenu, c'est un exemple.

Propos recueillis par Ken Fernandez
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