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Tous au sabordage

Il y a des nuls qui ont un goût de défaite. Et celui des Bleus en Ukraine aurait mieux fait d'en être vraiment une.

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Est-ce moralement accepté de souhaiter du mal à quelqu’un à qui on tient profondément ? A-t-on décemment le droit d’espérer de quelqu’un qu’il se tire une balle dans le pied pour son bien ? Prier pour que son propre pays se saborde fait-il de nous un mauvais citoyen ? À ces questions, les théoriciens du chaos, les partisans de la politique de la terre brûlée ou tout simplement les spectateurs de cet Ukraine-France seraient tentés de répondre « Oui, oui et non » . C’est en tout cas des sentiments mêlés qui ont pu traverser bon nombre d’entre eux quand ils en sont venus à regretter l’égalisation laborieuse d’Anthony Martial à la 51e minute de jeu. De toute façon, ce ne sont ni les Bleus ni le stade de Kiev, restés apathiques à cause de l’étrangeté de l’action et du K.-O. d’un défenseur ukrainien, qui auraient pu créer artificiellement une explosion de joie. Mais voilà, après le magnifique but de Shaparenko venant récompenser l’état d’esprit des Ukrainiens, cette équipe de France ne méritait peut-être pas de revenir au score. Pire, rester à quai ce samedi soir lui aurait été bénéfique.

« La situation n'est pas meilleure qu’avant, mais pas pire. » Didier Deschamps

Excuse my French


D'abord, parce que chaque point du nul est un sursis pour Deschamps et ses hommes. En devenant une équipe à réaction, encaissant pour la cinquième fois d'affilée l'ouverture du score avant de se ressaisir, il y a le risque d'oublier rapidement la suffisance dont ils avaient fait preuve face à la Suisse lors de l'Euro. Tout ou presque était à jeter dans cette première période à Kiev. Pas d'engagement, pas de vitesse, pas d'automatismes, pas d'âme. Les nombreuses absences (Mbappé, Kanté, Tolisso, Pavard, Hernandez pour citer les principaux) ou habituels titulaires laissés sur le banc (Varane, Benzema) peuvent être une explication. Il y a aussi la qualité d'un adversaire qui n'a pas fait que « proposer un schéma défensif très dense » , comme l'assurait Deschamps. Il y a surtout un mal plus profond que le patron de l'équipe de France ne veut pas s'avouer publiquement : ces Bleus ont perdu la recette qui a fait jusqu'ici leur succès.



Il suffit de tendre l'oreille aux déclarations d'après-match pour comprendre qu'en façade, le résultat n'est qu'un leurre. « C’était mieux en deuxième mi-temps, se rassurait le sélectionneur au micro de M6. En première, on peut ouvrir le score, mais on se retrouve menés. Ensuite, il y a la réaction, on met plus d’intensité... Les organismes sont sollicités avec l'enchaînement de matchs difficiles, même si je ne veux pas chercher d’excuses. La situation n'est pas meilleure qu’avant, mais pas pire. » Des éléments de langage répétés comme au catéchisme par Adrien Rabiot : « On ne peut pas se satisfaire d'un nul ici. L’objectif était de gagner après le match contre la Bosnie. On doit faire plus, créer plus face à un bloc solide, une équipe compacte. Ce ne sont pas des excuses, mais c’est un match de foot et on a tout donné. Après, ce n’est pas catastrophique : si on gagne mardi contre la Finlande, ça ira. » Vraiment ?

Malgré Tchouaméni


Même si les Bleus jurent être passés à autre chose, l'Euro a fait plus de dégâts que prévu. Parce que la déroute n'était pas que sportive, mais aussi humaine. Aujourd'hui, sur le terrain, les preuves de solidarité et l'esprit de corps sont difficiles à déceler, et il n'y a que le rookie Aurélien Tchouaméni, remarquable techniquement dans le don de soi (cf. son tacle qui l'a obligé à sortir blessé), et le franchise player Paul Pogba pour croire en de lendemains chantants. Ne jamais toucher le fond, c'est une chose, mais les Bleus ne pourront pas s'appuyer dessus afin d'avoir l'impulsion nécessaire pour regagner la surface. En 2013, Didier Deschamps et quelques survivants l'avaient atteint, le fond, battus 2-0 lors du barrage aller du Mondial 2014 dans le même stade de Kiev. Et c'est seulement au retour, grâce notamment au doublé de Mamadou Sakho, qu'ils avaient pu reprendre leur marche vers les sommets.

« C'est fini l'euphorie du Mondial 2018 où on sentait qu'à tout moment, on pouvait faire basculer le résultat en notre faveur. On était en réussite, c'est un peu cassé. » Hugo Lloris

Alors d'ici leur retour en France, loin des caméras, rien ne les empêche de tout mettre à plat, de considérer ce match nul comme une défaite et d'inverser enfin la vapeur au prochain match face à la Finlande. C'est peut-être ce qu'a commencé à faire le capitaine Lloris - lui habituellement si lisse - au micro de L'Équipe : « C'est fini l'euphorie du Mondial 2018 où on sentait qu'à tout moment, on pouvait faire basculer le résultat en notre faveur. On était en réussite, c'est un peu cassé. Il faut retrouver les choses positives à travers les performances et le résultat. Il faut le faire dès mardi contre la Finlande. [...] Il y a un constat, il faut rester lucide et je n'ai pas envie qu'on se fasse peur. » Le gardien de but a raison : pour le moment, le bilan comptable n'a rien de dramatique, mais pour s'épargner une fin d'année 2021 morose, la France a tout intérêt à changer de cap pour, cette fois, partir à l'abordage.



Par Mathieu Rollinger
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