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  1. // Ligue des champions – 8e de finale retour – Dortmund/Zénith

Où est passé le Zénith ?

En 2008, le Zénith Saint-Pétersbourg dézinguait le grand Bayern Munich en C3 pour s’offrir le premier trophée européen de son histoire. Depuis, malgré les énormes promesses d’alors et l’argent de Gazprom, l’équipe russe est retombée dans un certain anonymat, dont elle ne sort qu’en raison de récurrents débordements racistes, donnant l’impression générale d’un club sclérosé qui a manqué son ouverture au monde.

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1er mai 2008 : stade Petrovsky de Saint-Pétersbourg. En ce jour de fête du travail, les locaux du Zénith dérouillent une équipe du Bayern de Munich qui préfigure déjà celle qui rafle tout ces jours-ci. Dans le 11 des Allemands, on trouve certes encore de l’ancien, dont Oliver Kahn, qui dispute là le dernier match européen de son immense carrière, mais aussi Lahm, Schweinsteiger et Ribéry qui forment l’ossature du Bayern d’aujourd’hui. Arrivé l’été d’avant, Ti Franck n’est pas encore Kaiser Franck, mais il aide les Bavarois, durant cette saison 2007-2008, à conquérir un joli doublé national Coupe-championnat. Avant ce déplacement en Russie, ce doublé est même déjà acté et la bande à Ottmar Hitzfeld semble en route pour décrocher le triplé avec la Coupe UEFA, une compétition dont elle est grande favorite. Certes, le match aller à l’Allianz Arena s’est soldé par un résultat nul 1-1, mais on imagine mal le Zénith confirmer ce bon résultat à la maison. Contre toute attente, le public de Saint-Pétersbourg aura pourtant droit à une démonstration de ses favoris en ce fameux 1er mai, avec une éclatante victoire 4-0 : Pogrebnyak pour un doublé, Zyryanov et Fayzulin à la conclusion d’un match maîtrisé avec une grande aisance et beaucoup d’enthousiasme. Déjà aux tours précédents, les Russes avaient bien géré leur affaire en éliminant Villarreal, Marseille et le Bayer Leverkusen. En finale à Manchester deux semaines plus tard, ils domineront logiquement les Glasgow Rangers 2-0 pour enlever le premier titre continental de l’histoire du club.

Le premier et probablement pas le dernier, pense-t-on alors. Car cette équipe a tout du brillant newcomer parti pour marcher sur l’Europe. L’effectif en place, qui forme une bonne partie de la prometteuse sélection russe (Arshavin, Pogrebnyak, Zyryanov, Anyukov, Denisov, Malafeev…), paraît disposer d’une énorme marge de progression. Avec quelques éléments en plus, on la croit capable de s’incruster définitivement parmi les grands d’Occident. En plus, le Zénith dispose d’énormes ressources financière depuis qu’il a été pris en main par le géant Gazprom en 2005. Un nouveau stade est sur le point de sortir de terre, dit-on. Des stars vont affluer, annonce-t-on. Il est là, le futur du foot, c’est sûr.

Vidéo
Près de six ans après, force est de constater que quelque chose a merdé dans la progression linéaire qu’on pouvait attendre du Zénith (avec un patronyme pareil, en même temps on est en droit de les voir tout en haut). Attention, il n’est pas question de dire que tout s’est écroulé et que c’est devenu tout nul, mais on peut constater au mieux une stagnation dans les résultats, au pire une régression. Si, sur le plan national, ça reste encore pas trop mal (victoires en championnat en 2010 et 2012, deuxième place la saison dernière, deuxième place actuelle derrière le Lokomotiv), sur le plan continental, il n’y a aucune progression notable depuis 2008. Jamais plus les Russes n’ont passé le stade des 8es de finale d’une des deux compétitions et ça ne risque pas d’être le cas encore cette année après la défaite 2-4 concédée à la maison à l’aller face au Borussia Dortmund. Gazprom a pourtant bien mis les moyens pour enrôler des stars : des Portugais d’abord (Meira, Danny, Bruno Alves, Neto), des joueurs en provenance du Portugal surtout (Hulk, Witsel), ainsi qu’une filière italienne (Rosina, Criscito). D’Italie, les dirigeants ont aussi débauché un entraîneur ambitieux et de carrure internationale en la personne de Luciano Spalletti, arrivé fin 2009. Beaucoup de bons internationaux russes sont également restés et tout cet amalgame aurait dû logiquement payer déjà depuis longtemps. Or ça n’est pas le cas et ça semble même être de moins en moins près d'arriver. Spalletti est parti il y a quelques jours et vient d’être remplacé par André Villas-Boas, qui n’a plus tellement un profil de gros winner (si tant est qu’il l’ait eu un jour). Le grand stade de près de 70 000 places promis depuis des années n’a toujours pas été inauguré et ce ne sera pas le cas avant 2015 au mieux. Le jeu proposé cette année est moribond, les résultats sont décevants et le vestiaire paraît plus que jamais divisé.

«  Nous ne sommes pas racistes mais… »


Débarqué sur la scène européenne avec fraîcheur et insouciance il y a quelques années, le Zénith semble avoir perdu son chemin depuis. Sa réussite d’alors et ses moyens financiers auraient dû lui permettre de s’ouvrir au monde, mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Si le groupe pro s’est fortement internationalisé depuis quelques saisons (environ 50 % de l’effectif actuel), cette évolution ne s’est pas faite sans crispation, voire certaines aigreurs malsaines. Quand deux stars du calibre de Hulk et Witsel ont signé à Saint-Pétersbourg fin 2012, le principal groupe de supporters, Landskrona, ne les a pas accueillis à bras ouverts, c’est le moins que l’on puisse dire. Ses membres ont préféré communiquer aux médias un manifeste au registre malheureusement bien connu : « Nous ne sommes pas racistes, mais… » Mais on ne veut que des joueurs slaves, baltes ou scandinaves au Zénith. Mais on tient à notre côté hétéro orthodoxe, ce genre de discours… Idem pour Igor Denisov, l’un des leaders de vestiaire d’alors : « Je ne suis pas contre les joueurs étrangers, mais…  » Mais ça me fait ch… de gagner moins qu’eux. Mais quand même je suis un peu gêné, pour ne pas dire plus. Plutôt que d’être galvanisé par l’arrivée de ces transferts spectaculaires, le vestiaire a éclaté. Pas d’émulation, de communion ni d’harmonie, mais le sentiment d’un club sclérosé, englué dans une détestable vision xénophobe et raciale du football.

C’est triste ? Oui, c’est triste. C’est irrémédiablement foutu ? Non, quand même pas. Mais ce club, autrefois sympathique nouveau venu sur la scène européenne et qui fait aujourd’hui plus parler de lui pour de récurrentes affaires de dérapages racistes que pour ses résultats sportifs et son jeu collectif, aurait quand même intérêt à un moment ou à un autre à relever la tête, à s’ouvrir aux autres et à sourire un peu. Bon courage à toi, André Villas-Boas.

Par Régis Delanoë
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