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Oranje is the new black ?

Au sortir d'une Coupe du monde qui les aura vus terminer à une troisième place complètement inattendue, personne ne sait quelle est la véritable valeur des Pays-Bas. Peut-être parce que l'équipe a joué à contretemps de son histoire. Peut-être, aussi, parce que le football néerlandais est en train de réécrire son histoire. Avec plus de happy end et moins de romantisme.

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Le 13 mai dernier, lorsque Louis van Gaal annonce les 23 qui partent pour le Brésil, c'est la stupéfaction pour les Pays-Bas : pas de Stekelenburg, pas d'Emanuelson, pas d'Heitinga, pas de Van der Wiel voire d'Afellay. Pis, en cours de préparation, Strootman et Van der Vaart se blessent et reprennent l'avion direction Schiphol. Dès lors, « l'atmosphère générale, notamment via les médias, devient très critique voire cynique envers la possible prestation des Pays-Bas à la Coupe du monde. Moi le premier » , confirme David Endt, dirigeant de l'Ajax Amsterdam pendant près de 25 ans, accessoirement consultant au Het Parool et à Eurosport. Les 16 millions de fans de football que contient le pays en sont persuadés : la bande à Robben, Van Persie et Sneijder, inexpérimentée à ce niveau de compétition et à contre-emploi des fondamentaux du football néerlandais, va se faire marcher dessus dans le groupe de la mort. Sauf que non. Un mois plus tard, les Oranje balayent une Espagne mécanique. Une victoire que David Endt met sur le compte de la stratégie de Van Gaal plus que sur la qualité intrinsèque des joueurs, ce dernier avançant une défense à cinq qui permute en défense à trois lors des phases d'attaque : « Si on prend le premier match contre l'Espagne, tactiquement, ça n'était pas aussi impressionnant qu'on peut le croire. Les Pays-Bas ont beaucoup perdu la balle, par exemple. Van Gaal a fait en sorte de protéger les points les plus faibles de son équipe – soit le milieu – en s'appuyant sur la défense, assure Endt, qui connaît bien le bonhomme pour l'avoir pratiqué sur le banc ajacide dans les années 90. En faisant ça, il a apporté de la sécurité. Et plus on est en sécurité, plus on prend confiance. Si on regarde la manière dont De Vrij et Vlaar sont montés en puissance durant ce Mondial, c'est à se demander s'il s'agissait des mêmes joueurs un mois auparavant. En Coupe du monde, ce ne sont jamais les meilleurs joueurs du monde qui gagnent. On a déjà pu voir qu'une unité de groupe pouvait apporter plus que le talent brut d'un joueur. »

Une équipe d'artisans sans l'artiste Sneijder


Van Gaal l'a bien compris et, pour la première fois depuis bien longtemps, le groupe Oranje se voit coupé des égos surdimensionnés qui plombent habituellement l'atmosphère. Désormais, la génération dorée 1983-84 (Sneidjer, Van Persie, Huntelaar et consorts) jouera pour l'équipe. Même Robben. « Durant ce Mondial, les joueurs qui apparaissaient comme individualistes se sont en réalité révélés de grands leaders de groupe. Le tour de force de Van Gaal, ça a été de convaincre Robben qu'il pouvait être bien meilleur en leader de groupe qu'en soliste sur le terrain  » , lâche David Endt. Reste à savoir si le groupe néerlandais continuera à adapter les préceptes entrevus en Coupe du monde sous l'ère Hiddink. Kuyt le grognard au crépuscule de sa carrière internationale, « Van Persie va rester le leader du groupe pour la suite dans le vestiaire, et Robben sur le terrain » d'après Endt, tandis que Daley Blind et Kevin Strootman, âgés de seulement 24 ans, s'annoncent comme les futurs tauliers des Oranje pour l'Euro 2016 et la Coupe du monde en Russie. L'inconnue réside dans la capacité de Sneijder de ne « pas se reposer sur son talent pur » dans la campagne de qualifications à l'Euro 2016. D'autant que le petit Jordy Classie peut mettre en péril sa place de meneur de jeu.

À dire vrai, la véritable épreuve de Guus Hiddink sera de poursuivre le chantier à peine débuté par son prédécesseur : « Hiddink a assez d'expérience pour laisser sa marque et tu peux être sûr qu'il ne fera pas du Van Gaal. Il va faire jouer son empathie, sa confiance envers les joueurs, concède Endt. Contrairement à la Corée du Sud, l'Australie ou la Russie, tout le monde connaît Hiddink ici donc ça risque d'être difficile pour lui. Pas parce qu'il va essayer de faire jouer un groupe et non des individualités, ça c'est facile, mais plus parce qu'il va devoir faire mieux que le groupe de Van Gaal. Pour cela, il devra sans doute sauver cette ambiance créée pendant le Mondial. » Habitué à sublimer des équipes aux limites visibles en tirant le jus des joueurs au maximum, nul doute que le tacticien de Varsseveld sera comme en coq en pâte dans un groupe hollandais qui monte en puissance, en recherche de paternalisme. David Endt ne dit pas autre chose : « Le football néerlandais a beaucoup de potentiel avec un large groupe de joueurs sous la barre des 23, 24 ans. Ils ont juste besoin de se développer, ne plus être seulement joueurs mais artisans. Ne pas faire que jouer, mais apprendre un métier (en français). »

L'Ajax plus en odeur de sainteté


En réalité, la montée en puissance de la jeune génération néerlandaise n'a rien d'une coïncidence. Les jeunes Oranje commencent à peine à pousser avec de nombreux hot prospects qui garnissent les rangs des U21, U19 voire U17 dans l'attente d'évoluer chez les A. « Je vais te donner des noms : Van Ginkel qui joue à Chelsea, Boëtius du Feyenoord, Davy Klaassen de l'Ajax, Adam Maher du PSV, Marco Bizot, qui joue désormais à Genk mais qui était à Groningue l'année dernière. Tous ces joueurs auraient pu être à la Coupe du monde, énumère Endt. Mais il ne faut pas non plus oublier que les U17 ont terminé vice-champion de l'Euro à Malte en mai dernier. Parmi eux, il y avait Richairo Živković, l'avant-centre de Groningue qui vient de signer à l'Ajax. C'est le signe que nous avons un énorme réservoir de bons joueurs » . Merci qui ? Merci l'Ajax. Non pas que les « Enfants de Dieu » ont élevé le niveau de jeu dans les sections jeunes, leur continuelle mainmise sur la formation a simplement fait des émules. « Ici, on n'a pas de Clairefontaine comme chez vous. De la fin des années 80 jusqu'au milieu des années 2000, toute l'attention était concentrée sur l'Ajax. Le centre de formation était tellement excellent que le club s'est dit qu'il n'y avait plus rien à faire. Depuis trois ans, c'est le centre de formation du Feyenoord qui est considéré comme le meilleur des Pays-Bas. Ce n'est pas un hasard si sept des sélectionnés en équipe nationale pour le Mondial sortaient de ce centre » affirme Endt.

La sempiternelle arrogance ajacide aurait donc laissé place au travail des plus besogneux du Sud, principalement incarnés par le Feyenoord et le PSV ? Sans doute. Si l'on regarde la ligne de défense, grande satisfaction du Mondial et sans doute des futures années, cette dernière est majoritairement composée de joueurs formés sur les terrains du Kuip (Janmaat, Martins Indi, De Vrij) pour un seul Amstellodamois, Blind. Endt conclut : « Le Feyenoord n'est pas le seul à avoir avancé là-dessus : le PSV, le AZ, Utrecht et bien d'autres bossent dur à ce sujet. Désormais, les ressources viennent de partout et on commence à en récolter les fruits en équipe nationale. » Témoin de cette qualité, David Endt assure que Memphis Depay, révélation précoce des Oranje en Coupe du monde qui aura calé en fin d'exercice, ne souffrira pas du « syndrome Afellay  » et « se stabilisera d'ici deux ou trois ans pour devenir un grand joueur » . Tout vient à point à qui sait attendre comme dirait l'autre.

Ron Vlaar, le nouveau Jaap Stam


En matière de football, les Pays-Bas peuvent donc s'attendre à des lendemains qui chantent. Encore plus depuis que l'équipe nationale a remédié à un problème qui la pénalisait depuis plusieurs années : sa défense. Orphelins du grand Jaap Stam depuis dix ans, les Oranje avaient essayé de s'appuyer sur le vétéran Ooijer ainsi que sur Heitinga, Mathijsen voire le boucher Boulahrouz. Sans grande conviction. Mais ô hérésie batave, la dernière Coupe du monde fut celle des défenseurs : outre la jeune garde du Feyenoord évoquée plus haut, l'aventure brésilienne aura révélé Ron Vlaar, exemplaire durant toute la compétition et héros de la demi-finale face à l'Argentine. Il est loin le temps où le défenseur d'Aston Villa se faisait mettre la misère par Luca Toni pour sa première sélection en 2005. Depuis, Vlaar a pris le temps de bien grandir. « Merci à Van Gaal encore une fois qui a vu le supplément d'âme chez ce joueur. Parce que quand tu vois jouer Vlaar, tu te dis : "OK, c'est un bon défenseur, rien de particulier." Mais Van Gaal a vu quelque chose en plus, ponctue Endt. Qui prophétise : « En raison de son âge, il va prendre du galon assez rapidement. Je pense qu'il va devenir le leader de la défense pendant les quatre prochaines années. Dire qu'il est le nouveau Jaap Stam serait une bonne comparaison. »

D'autant que le futur trentenaire va se retrouver très rapidement associé à un joueur qui pourrait lui offrir la complémentarité rêvée : Joel Veltman. 22 ans au compteur, une vista de dingue et des montées rageuses qui rappellent aux nostalgiques le total voetbal de Rinus Michels. La fougue associée à l'expérience. Le feu et la glace. La belle et la bête. Pour autant, David Endt prévient : au diable l'orgueil footballistique hollandais, il ne faut rien espérer de l'Euro 2016 en France. « Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, être réaliste et ne pas se surestimer. Il ne faut pas oublier que cette équipe des Pays-Bas, personne ne l'a vue venir en Coupe du monde. Ce serait stupide de dire qu'on va gagner. Mais une chose est sûre : c'est un futur radieux qui s'annonce pour nous. » L'été des Oranje ne fait donc que commencer.

Par Matthieu Rostac
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