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On était au Roudourou pour la montée de Guingamp en Ligue 1

Neuf ans après avoir connu la tristesse d'une relégation en Ligue 2, puis en National, l'EAG est de retour parmi l'élite. La victoire contre Dijon (2-0) est anecdotique. Le principal était bien de faire la bringue. Avec ses quelque 8 000 habitants, Guingamp est une anomalie du football français. Et nous on aime ça. Plongée au cœur du folklore costarmoricain.

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Dans ce petit bled de 8000 habitants, c'est peu dire que le parking du Carrefour fait rarement le plein. Pourtant ce soir, ça se bouscule au portillon. Les bagnoles s'entassent les unes sur les autres, et les ronds-points font office de garage cinq étoiles. Ce soir, c'est jour de fête. L'En Avant remonte en Ligue 1. Neuf ans que tout le monde attend ça. La fiesta sera à la hauteur de l'évènement. De la boucherie du coin, en passant par la boulangerie et le Mac'Do, tous les commerces ont fait peau neuve et se sont vêtu de Rouge et Noir. L'excitation est palpable. Le bruit des canettes a envahi le bourg. « Ce soir, on s'la colle » , braille un minot qui n'a déjà plus de voix. « Et ils sont où les Brestois ? » , surenchérit un autre. La déception de ne pas se taper un putain de derby made in Breizhonneg contre les ennemis du Finistère est vite oubliée. « On se croisera dans l'ascenseur les gars !  » , entend-on dans tous les sens. L'ascension en Ligue 1 est bandante, certes, mais le fait de savoir que Brest descend en Ligue 2 rajoute du piment à une fête qui s'annonce déjà bien arrosée. Le Lapin Rouge, le bar des supporters, a prévu le coup. Les barnums sont de sortie et la tireuse de bière ne cesse de dégueuler des litrons. Au loin, les projos du Roudourou viennent de s'allumer. « On a le temps de boire un dernier ? » s'inquiète un mec déjà bien beurré. « Qu'est-ce que tu crois, c'est pas une pharmacie ici ! » , lui répond son collègue. Amoureux de la poésie, bonsoir.



Smerecki, mamie et pas d'intempéries


Dans le stade, l'ambiance est électrique. Les places se sont vendues comme des petits pains et on soupçonnerait presque les dirigeants d'avoir vendu plus de billets qu'il n'y a de sièges dans l'arène. C'est de bonne guerre. Une vieille dame a décidé de sortir les poings. « Putain mais asseyez vous, on ne voit rien! » . Pour le coup, elle n'a pas tort. Les mecs debout sur les marches lui cache la moitié du terrain. « Hé, on n'est pas à Chelsea Mamie ! La prochaine fois, tu iras en présidentielle. » Les stadiers finissent par donner gain de cause à cette brave septuagénaire. « Les mecs, soyez cool, c'est sûrement sa dernière montée... » , lâchent t-ils, un sourire en coin. Les derniers retardataires prennent place pendant que le bagad de Guingamp défile sur la pelouse. Dans le rond central le speaker essaye tant bien que mal de réclamer l'attention du public. Francis Smerecki et Guy Lacombe ont été conviés pour donner le coup d'envoi. L'histoire a du sens: ces deux entraîneurs sont les seuls à avoir réussi à faire monter Guingamp en première division. Une première div' qui à l'époque de Francis s'appelait encore la D1. Remember. Alors qu'il a fait un temps de merde toute la journée, le vent balaie les derniers nuages et laisse place à un soleil radieux. « On n'a peut-être pas les moyens de soudoyer Météo-France, mais le Dieu Gillot -Pétré est avec nous  » , se marre un supporter. Un signe du destin. Encore un.

Gourvennec joue la gagne

Huit heure et demi, ça y'est. Les héros font leur entrée sur la pelouse du Roudourou, accompagnés par une foule de joyeux, hurlant à tue tête un refrain des plus difficile à retenir : « On est en Ligue 1, on est en Ligue 1  » . Et oui, même sans jouer, l'En Avant de Guingamp a déjà validé son billet pour l'élite en battant le Gazélec d'Ajaccio la semaine passée à Geugnon. Ce soir, c'est tout bénef. Mais en tant que travailleur consciencieux, Jocelyn Gourvennec a prévenu ses ouailles: « Je veux une victoire contre Dijon les gars, prévient-il. Vous le devez au public » . Malgré une grève des encouragements lancée par le Kop Rouge pour se plaindre des horaires des matchs de Ligue 2 planifiés par BeIn Sport, le Roudourou a véritablement joué son rôle de 12ème homme cette année. Cette montée, elle est pour lui. Les joueurs le savent. Sir Gourvennec n'a même pas accordé aux joueurs une semaine de relâche comme cela a été le cas du côté de Nantes et Monaco, les deux autres équipes qui monteront en Ligue 1 la saison prochaine. Le président de Guingamp est de l'avis de Jocelyn: « Je veux qu'on termine deuxième » . Du coup, le match commence sur les chapeaux de roue. Les onze Bretons courent dans tous les sens. Ce soir, il n'y a pas moyen que les Dijonnais viennent casser l'ambiance. Fati Athik se charge de leur rappeler qu' « ici, c'est Guingamp » . Une frappe détournée par Reynet attérie dans ses pieds et, ni une ni deux, le vélomoteur des Côtes d'Armor décoche une frappe tendue qui termine au fond des filets. Les Guingampais mènent 1-0 et plus rien ne pourra les arrêter. A la pause, le public applaudit ses protégés. C'est l'heure de se désaltérer. « On va boire une mousse ? » demande un soulard. « T'es con ou quoi, y'a plus d'alcool dans les stades ! » , lui répond son pote. « Non ?!? On s'en bat, y'a Yohan qui a réussi à faire entrer son cubi !  » . La ligue a beau penser que ces mesures restrictives sont efficaces, les mecs se démerderont toujours pour filouter. Les malins !.


« Les paysans sont de retour »

La seconde période ne sera finalement qu'une longue attente. Tout le monde se sait déjà en Ligue 1 et le second but signé Christophe Mandanne (2-0) sert tout juste à faire exploser un public de plus en plus joyeux. Les gaziers du Kop Rouge chantent. Toujours. Il se permettent même de jouer les coach du dimanche: « Kirikou, Kirikou ! » , réclament-ils tous en cœur. Kirikou, c''est Ladislas Douniama. Ce petit attaquant de poche Valbuenesque est un habitué des entrées fracassantes en fin de match. Et ce que le Kop réclame, Gourvennec le lui donne. Un pour tous et tous pour un. François Bellugou laisse sa place, ovationné comme il se doit. Le public en profite pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Sur le terrain, l'équipe de Dijon joue le jeu et essaye de venir gâcher le fête. En vain. Toutes leurs tentatives sont repoussées par un Sammassa des grands soirs. Et quand ce n'est pas le gardien qui sort des parades, c'est le poteau qui est là pour lui sauver la mise. Dijon ne marquera pas, Guingamp gagnera. Le speaker tente d'inviter le public à ne pas envahir la pelouse sitôt le coup de sifflet final donné. « Attendez que Moustapha Yatabaré reçoive son trophée du meilleur but... » .

Trop tard. La foule a déjà envahi une pelouse qui s'apprête à recevoir la pointure 65 de Zlatan Ibrahimovic. L'allusion au PSG est inévitable. La saison prochaine, c'est un tapis de star qui viendra jouer à Roudourou. Les fumigènes craquent dans tous les sens et les drapeaux bretons règnent en maître. Cette fois c'est fait, l'EAG est en Ligue 1. « Les paysans sont de retour » s'égosille la tribune Patrick (Oui, oui, la tribune qui abrite le Kop s'appelle Patrick, comme le nom du sponsor !). Deux ans après avoir fêté la montée en Ligue 2, les pécores accèdent à l'élite. Le bourg voit alors débouler une foule d'excités, direction le centre-ville où une scène a été montée pour l'occasion. Émile et Image (!) sont là pour assurer le show avant de laisser la place aux héros du soir. Place à la communion entre un public qui attendait cela depuis neuf ans et un staff guingampais qui a encore du mal à réaliser ce qu'il vient de se passer. Le petit village d'Astérix est prêt à en découdre avec les cadors de première division. Tremble Ligue 1, tremble.

Par Aymeric Le Gall, à Guingamp.
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