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  2. // PSG-Soyaux (7-0)

On était à PSG-Soyaux pour la reprise de la D1


La première division féminine de football reprenait ce week-end en France. Pour l’occasion, le Paris Saint-Germain accueillait Soyaux, dimanche, sur la pelouse de Jean-Bouin (7-0). Deux mois après la grande réussite que fut la Coupe du monde, l’engouement semble quelque peu retombé. On y était pour vous.

Le soleil cogne fort sur les caboches de la capitale, ce dimanche après-midi. 14h à peine dépassé, les premiers supporters des féminines du PSG arrivent et se baladent autour de l’enceinte de Jean-Bouin, à quelques mètres, donc, de là où l’aventure des Bleues au Mondial s’était arrêtée. Une défaite 2-1 contre les États-Unis qui avait mis fin à l’idylle entre le grand public et les filles de Corinne Diacre. L’occasion, plusieurs semaines plus tard, de prendre le pouls de ce déséquilibré Paris-Soyaux. Histoire de jauger le fameux « effet Coupe du monde » et de voir si l’amourette peut survivre à la rentrée des classes.


« Il faut atteindre les 1000 personnes ! »


Pour le moment, les services de sécurité — présents en nombre — s’affairent davantage à sécuriser les alentours du Parc des Princes, qui se prépare à accueillir la troisième journée de Ligue 1 entre Paris et Toulouse, plutôt que de s’occuper de la rencontre de D1 qui se joue dans moins de trois quart d’heure. Yannis, jeune Parisien, déboule avec le tout dernier maillot orangé de son club, floqué du nom de Paulina Dudek, défenseuse centrale polonaise du club de la capitale. Mais le garçon est un habitué des lieux : « Je viens à tous les matchs à domicile, sans exception, depuis plusieurs saisons, lâche-t-il. Avec le Mondial, on s’attend à une hausse des spectateurs en tribunes. Généralement, on est environ 400. Là, faut atteindre les 1000 personnes ! Ça serait mérité. »


Aucunement, donc, un spectateur conquis par le mois de compétition du mois de juin et de juillet dernier. Et très rares sont ceux qui viennent pour la première fois, et pour cette raison. C’est pourtant le cas de Kevin, venu parce que la place était offerte pour les abonnés du Parc, qu’il faisait très beau et que Paris jouait juste après : « Autrement dit, un mercredi soir en hiver, je n’y mets pas les pieds (rires). Mais ce match va faire office de test pour moi. Si ça me plait, je reviendrai ! » , avoue-t-il. « J’ai quand même un peu peur de la différence de niveau entre la Coupe du monde et ce match. Je suis aussi venu parce que le Mondial m’a plu, mais si on se tape un match de niveau district en D1, ça sera compliqué pour moi... »


600 personnes pour une raclée


Un peu plus de 600 personnes se sont déplacées pour assister à la rencontre. Un chiffre somme toute classique, bien que légèrement dans la fourchette haute, pour un « petit » match du PSG. Elisabeth, pourtant, avait senti un gain d’intérêt concret. Pour cette aide-soignante, grande fan de foot féminin, la Coupe du monde a été le sujet de discussion de l’été : « La grande inconnue est de savoir s’il va y avoir plus de monde. Mais je côtoie beaucoup de monde dans mon métier, et j’entends à tout bout de champ des patients qui me disent être prêts à aller voir les filles jouer au foot, analyse-t-elle, maillot des filles du Paris Saint-Germain sur le dos. Un cap a été passé pour l’équipe de France : tous les stades seront plein. Il faut réussir la transition avec les équipes de clubs, pas forcément très connues pour le moment. »


Le coup d’envoi approche, et les 22 actrices déboulent sur la pelouse. L’arbitre a à peine porté le sifflet à sa bouche qu’au bout de 50 secondes de jeu, Marie-Antoinette Katoto est lancée dans le dos des Sojaldiciennes. L’attaquante, meilleure buteuse de la D1 la saison passée, se fait une joie d’ouvrir son compteur but. Une entame à sens unique, qui reflétera finalement et sans surprise la physionomie de toute une rencontre.


Les filles, l’alternative aux garçons du PSG


Beaucoup de jeunes familles, en revanche, garnissent la tribune principale — et seule ouverte pour l’occasion — du stade Jean-Bouin. Des petites filles, notamment, venues admirer les grandes. Accompagné de sa fille, Julien assiste pour la première fois à un match féminin. Mais plutôt par pragmatisme que par une passion découverte pendant la Coupe du monde. Ce supporter du PSG avait en fait le choix entre la rencontre au Parc contre le TFC, et le match féminin contre Soyaux. La décision a été rapide : « Je ne veux pas l’emmener au Parc, parce que c’est beaucoup plus brusque dans les tribunes, explique-t-il. Les filles, c’est devenu une vraie alternative. Moins cher que pour voir Mbappé et compagnie, plus familial, c’est franchement idéal »


Un constat que partage Stevan, venu avec le petit Matin et la petite Tatiana : « Depuis l’arrivée du Qatar, je ne vais plus voir les hommes. Bien trop cher. Donc j’emmène les enfants voir les féminines, et c’est super pour elle » , dit-il en désignant la timide Tatiana cachée sous son bob. « Elle est heureuse de voir des filles jouer, et même si elle ne veut pas faire du foot, elle voit que c’est possible » , détaille cet ancien abonné du Parc.


Un CUP en pleine forme


De la première à la dernière minute d’une rencontre uniquement animée par les sept buts parisiens, et pas par l’intensité d’un match complètement déséquilibré de reprise, le Collectif Ultra Paris (CUP) n'a jamais cessé de soutenir les siennes. Des écharpes, des chants, des danses… Le groupe Ultras se donne comme si Mbappé ou Verratti — mais plus Neymar — jouaient sous leurs yeux. Entre deux chants, l’ambiance retombe drastiquement, et chuchoter devient indispensable si vous ne voulez pas que les quinze rangs du dessous vous entendent.


À mille lieux, donc, des très belles ambiances qu’on a pu apercevoir par moment dans les tribunes françaises cet été. Quentin, et son père Gilles, étaient notamment présents au Parc des Princes pour le France-USA. Pour autant, ils sont persuadés qu’il faudra plus qu’une compétition d’un mois pour lancer une ferveur autour du foot féminin. « Le dernier match était il y a plus de deux mois désormais : le soufflé a eu le temps de retomber depuis. C’est logique. Mais même si ça retombe, l’intérêt sera toujours supérieur à ce qu’il était précédemment » , estime le fiston. Le père, lui, n’y croit pas : « Elles mériteraient, mais faut pas attendre quoi que ce soit » , lâche-t-il.

La fête n’est pas (forcément) finie


Pour l’ambiance justement, un club de supporters dédié à 100% aux féminines est en train de se lancer pour cet exercice 2019-2020. « Les Parisiennes » promettent une mobilisation à tous les matchs, des animations et les déplacements pour suivre les filles d’Olivier Echouafni à travers toute la France. Charles, dirigeant au PSG Féminin pendant dix ans, promeut d’ailleurs cette association. Et pense savoir comment fédérer le grand public autour des clubs féminins : « Il faut faire jouer beaucoup plus de joueuses françaises, notamment les plus jeunes. Le public s’identifie à elles. Faudrait instaurer un temps de jeu minimum, un système de prêt obligatoire si elles ne jouent pas, et des matchs en lever de rideaux des hommes en début de saison. Ça permettrait aussi à Corinne Diacre de trouver de nouvelles têtes, et d’arrêter de se concentrer uniquement sur la Coupe d’Europe. Dire que la fête est finie, comme j’ai pu le lire, c’est être trop défaitiste » , explique celui qui était aussi entraîneur dans les catégories jeunes.



Pendant ce temps sur la pelouse, les buts s’enchainent par Katoto à nouveau (34e), Glas (35e), Huitema (52e), Geyoro (61e), Nadim (66e) et Däbritz (72e) participent à la fête. Les célébrations des spectateurs deviennent de moins en moins démonstratives au fil des buts. Sauf, peut-être, pour Marie. Et pour cause, la supportrice est particulièrement impliquée puisqu’elle est la maman de Perle Morroni, titulaire avec les Parisiennes ce dimanche après-midi sur le côté gauche. Elle non plus ne constate pas plus de monde qu’à l’accoutumée. Elle préfère alors insister sur le jeu. « Ils ont changé le terrain en synthétique, et elles font beaucoup de déchets. Les passes sont trop longues, trop fortes... Soyaux fait pas mal de fautes, aussi, et la chaleur n’aide pas, il faut le dire. » , explique-t-elle malgré le score très, très large.


Mais le développement du foot féminin passe, aussi, peut-être par là : ne plus se contenter de victoires 7-0 qui, finalement, tendent davantage à discréditer le niveau de la D1 féminine qu’à promouvoir une ligue qui ne demande qu’à attirer les foules.

Par Arthur Stroebele Tous propos recueillis par AS
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