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On était à la réception en l'honneur de Kenny Lala

Auteur d’une grande saison sur le plan personnel — meilleur latéral de Ligue 1 — et collectif — victoire en Coupe de la Ligue avec Strasbourg —, Kenny Lala retrouvait le 18e arrondissement de Paris ce vendredi à l’occasion d’une réception pour célébrer le héros local. La fierté du passé mêlée aux ambitions d’avenir pour « Tiken » .

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Ils n’avaient d’yeux que pour lui. Quand Kenny Lala est apparu dans le majestueux salon de réception de la mairie du 18e arrondissement de Paris, quelques exclamations de joie ont échappé aux jeunes de l’ES Parisienne, tout premier club du latéral strasbourgeois à ses cinq ans. L’heure et demie de retard sur l’horaire initial (18h) n’aura donc pas découragé les 200 invités venus célébrer le retour de l’enfant du quartier, Kenny Lala. Proches, anciens éducateurs, anciens coéquipiers, voisins, connaissances... Tous ont côtoyé — de plus ou moins près — le latéral le plus efficace des championnats européens majeurs.


Une fois la salve d’applaudissements évaporée, le maire Eric Lejoindre prend la parole quand les plus dissipés retrouvent le calme. « Kenny est un enfant du 18e, et sa volonté de partager avec nous sa réussite en dit long sur sa mentalité si particulière et caractéristique de notre quartier » , se félicite-t-il. Un pupitre est dressé, à côté d’une table qui servira aux questions / réponses d’après discours. Pas de réplique en plastique, en revanche, de la Coupe de la Ligue, comme il est coutume de le faire pour les champions du monde qui reviennent sur leurs terres. Une médaille de mairie de quartier — « hautement symbolique, mais sans valeur légale » — est néanmoins remise à celui qui est accompagné de sa mère à la cérémonie, encore gardienne d’immeuble non loin de là.


«  Tu gagnes combien par mois ? »


Célébrer Lala après une telle saison semblait parfaitement naturel pour Lacina Dao, gestionnaire de patrimoine pour les sportifs de haut niveau et organisateur du jour. « Il a été très bankable sur l’année 2019, donc ça allait faire plaisir à tout le monde, à la commune comme aux jeunes, de le revoir. Il est chez lui ! » , détaille l’homme au costume bleu ciel, entre deux sollicitations amicales et tapes sur l’épaule. Parce que c’est aussi ça, le lot d’un événement local : tout le monde connaît tout le monde, et ne manque pas de se rappeler les bons souvenirs quand les parcours de chacun ont parfois emprunté des chemins différents.


Jusqu’ici plutôt calme, le parterre ne peut retenir son approbation quand Mamadou Doucara, ami du joueur, interpelle Didier Deschamps en lui demandant «  d’offrir une cape chez les Bleus à Lala  » . Le principal intéressé, lui, n’évoquera pas la question de la sélection, préférant centrer sa prise de parole sur le message d’espoir que son parcours peut délivrer aux jeunes. Et malgré une certaine gêne d’être « sur le devant de la scène » , il ne sera pas ménagé par la trentaine de gamins de l’ES Parisienne. Les questions fusent, toutes plus sincères — mais directes — les unes que les autres. Pour ouvrir le bal, Mathias se permet le fameux « Combien tu gagnes par mois ? » , auquel Kenny Lala ne répondra pas, mais la promesse de venir faire un foot avec l’ESP dans les mois qui viennent et la distribution de quelques maillots la saison prochaine contentent largement la jeune génération.


Et si Lala est venu pour conter aux jeunes les valeurs nécessaires à la réussite d’une carrière professionnelle, c’est aussi l’occasion pour lui de revoir des anciennes têtes côtoyées sur les terrains du 18e arrondissement. Aujourd’hui professionnel en deuxième division à Malte, Barkley Miguel Panzo a fait ses débuts dans le foot avec son « ami Kenny » , à l’ESP. Malgré les années et la distance, le lien entre les deux hommes ne s’est pas distendu : « On se parle tout le temps, par SMS, par snap. Je me souviens quand j’étais à Orléans, il avait joué contre nous (2016/2017) et il m’avait donné pas mal de conseils qui m’ont beaucoup servi, je le remercie pour ça » , avoue l’attaquant du Vittoriosa Stars.


Un transfert dans les tuyaux


Une fois la réception terminée, la star du jour est assaillie de demandes d’autographes, de photos et de stories Instagram des jeunes présents. « Doucement, doucement vous m’avez sali les chaussures tellement vous êtes près » , rigole le défenseur. « En plus, je reprends dès dimanche au RCSA, on commence plus tôt à cause du tour préliminaire de Ligue Europa » , explique Lala. Mais les sollicitations ne s’arrêtent pas pour autant : « Oh les gars, il est 20 heures là, je peux pas venir faire un foot avec vous ! On va manger et après y a les Espoirs qui jouent ! » , lâche celui qui suit attentivement ses deux coéquipiers de Strasbourg, Anthony Caci et Ibrahima Sissoko, chez les Bleuets. Coéquipiers, oui, mais jusqu’à quand ? « Je ne sais pas si je serai encore à Strasbourg pour ces rencontres européennes. J’ai parlé avec le président, j’attends une issue positive. Mon souhait ? Aller voir un cran au-dessus, j’ai clairement envie d’avancer. » Voilà une volonté bien assumée.



Par Arthur Stroebele Photos : Barnabé Devaux
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