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On était à la finale de papy-foot

Ce mercredi avait lieu à la résidence des Ternes à Paris la finale de l'édition 2017 du tournoi de papy-foot. Soit un tournoi réunissant autour d'une table des jeunes et des moins jeunes, pour plus de lien, plus de fun, plus de plaisir. On y était.

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Christine et Daniel ont eu du mal à entrer dans leur match, mais maintenant, ils reviennent. Tour à tour, ils enchaînent les buts. De 0-2 à 4-2 en quelques minutes, la paire du 17e s'octroie une occasion en or de repartir avec le trophée. Sauf qu'en face, le duo composé d'Idris et de monsieur Telez ne s'avoue pas vaincu. 4-4, le match va en prolongation. Il faut deux buts d'écart pour l'emporter. Aux forceps, Christine et Daniel font finalement le break, la résidence services Saint-Éloi est sacrée championne sous les hourras de ses supporters. La petite fille et le vieil homme se tombent dans les bras. Christine à neuf ans, Daniel en a 70. Cet après-midi, le temps d'un tournoi de papy-foot, ils ont fait équipe pour le meilleur, et surtout pour le plaisir.


Maisons de retraite et liens intergénérationnels


Trois heures plus tôt, c'est une agitation plus calme qui anime le réfectoire de la résidence des Ternes. Les 50 seniors et 70 enfants attendus ne vont pas tarder à arriver, les bénévoles de l'association Tatane déplacent les dernières tables rondes, disposent les chaises autour de l'aire de jeu. Au milieu trônent trois baby-foot. Pas des Bonzini de compétition officielle, non. Plutôt, des baby-foot en carton légers et ludiques, réalisés par Kartoni, dans le pur esprit de l'après-midi.


Parmi les bénévoles, il y a Julie, Mathieu, Léo, Gautier ou Faousi. Sans oublier Vikash Dhorasoo, qui enfile son T-shirt Tatane avant de remonter l'histoire du projet. Avec, au départ, une question simple : « En amont de l'Euro, on s'est demandé : "Où peut-on apporter du football, qui pourrait en avoir besoin ?" explique le fondateur de Tatane. Pierre Walfisz, l'un des cofondateurs, a émis l'idée d'aller dans les maisons de retraite. C'était une idée lancée sans trop savoir où ça nous mènerait. Comme toutes les autres, en fait. Et comme les autres, elle fonctionne plutôt pas mal ! » Vikash Dhorasoo peut avoir le sourire. Car le délire d'associer les gamins de centres aérés et des anciens de maisons de retraite fait mouche. Alors, après le succès de la première édition, la direction des services aux personnes âgées de la ville de Paris est revenue vers Tatane pour organiser la saison 2. Et maintenant, place au season finale.


Les Seigneurs


Après les pinces serrées et les quelques mots d'ouverture prononcés par Geoffroy Boulard, maire du 17e, c'est l'annonce des équipes. Ou comment faire monter l'ambiance d'une dizaine de décibels entre les partisans du Préfet-Chaleil, de Saint-Éloi, d'Oscar Roty, de Leprince, de Vaugelas et des Épinettes. Autant de résidences services qui se sont associées à des centres aérés pour organiser les tournois qualificatifs qui, pendant trois mois, ont permis de faire émerger leurs paires de champions pour cet après-midi. Des duos qui suivent toujours le même schéma intergénérationnel : un enfant et un senior. « On les appelle les seigneurs ! » précise Faousi.


Préposé au rôle de chauffeur de salle, l'animateur gère avec entrain une cohorte composée d'enfants agités et d'anciens secoués. La grappe s'agglutine autour du premier match, les pancartes et les tambourins sont de sortie. Certains vieux semblent un peu perdus, d'autres amusés, d'autres encore se concentrent sur le jeu. Aux manettes, la paire composée de Yanis et Lucien se fait sortir d'entrée, malgré l'incompréhension du second : « On a perdu ? Quoi, c'est déjà terminé ? » Oui, ici, à part la finale, les matchs se jouent en quatre buts. Aucun besoin de suivre les règles lorsque les catégories d'âge sont allègrement mélangées. Et les genres, évidemment : au match suivant, c'est le duo Jeanine – Mathis qui sort facilement vainqueur de son opposition : 4-1.



« On a gagné à deux ! »


Éliminée en demi-finale, Jeanine n'en perd pas son sourire pour autant. Casquette à l'envers, maillot coloré, short noir, bas noir, elle énumère fièrement ses activités sportives, du haut de ses 76 ans : « Je fais de la trottinette et de la marche depuis toujours. Avec le club des Épinettes, je fais aussi de la gym et du tai-chi. Et je vais me mettre à la pétanque ! La dernière fois, j'ai mis trois boules près du cochonnet, il faut que je continue ! » À quelques mètres, Sophie Gallais se satisfait de voir que Jeanine est un cas rare dans le papy-foot : « Souvent, les activités sont bien plus suives par les femmes que par les hommes, explique la chef de service vie à domicile pour la mairie de Paris. C'est vraiment bien de voir autant d'hommes impliqués. » La raison en est simple pour Dhorasoo : « Le baby-foot, ça évoque plein de choses aux hommes. Ils évoquent leurs souvenirs, ils parlent de leurs exploits... et ils draguent pas mal aussi ! » Un signe de bonne santé, assurément.

À mesure que l'après-midi avance, les courbes d'énergie s'inversent. Les enfants courent de plus en plus pendant que les seniors occupent les chaises. Le plaisir d'avoir remué un quotidien traditionnellement fait de loto et de bridge se lit sur les visages, les regards couvent les marmots galopants. Après s'être retrouvés autour d'un baby, certains centres poursuivent déjà les rencontres dans d'autres cadres pour développer ces ponts entre générations. Christine et Daniel, eux, se retrouveront à l'occasion de PSG-Bordeaux, le 30 septembre prochain : leur victoire finale leur a permis de repartir avec deux places chacun pour le Parc des Princes. Christine ira avec son père, ce sera une première. Et quand il lui demandera si c'est elle qui a marqué le but de la victoire, peut-être que la même réponse spontanée qu'au sortir du match jaillira de sa bouche d'enfant : « Ce n'est pas moi qui a marqué, on a gagné à deux ! »



Par Eric Carpentier
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