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On était à l'hôtel de ville pour la victoire des Bleus

Pour la première fois disposé à Paris, l'écran géant de la place de l'hôtel de ville a attiré une véritable marée humaine. Ils sont des milliers à être venus, à avoir stressé, prié, critiqué pour finalement s'embraser et fêter la victoire de l'équipe de France.

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Comme d'habitude, ça klaxonne rue de Rivoli. Cette fois, pourtant, il n'émane des véhicules à l'arrêt qu'un doux parfum de liberté, bien loin des relents frustrés et pour tout dire ordinaires de la vie parisienne. Le temps d'un instant, l'artère bourgeoise et guindée s'est transformée en piste de parade où l'on s'affiche fièrement, drapeau tricolore à la main, les fesses délicatement posées sur la fenêtre du véhicule. Traversée par les rivalités urbaines, divisée par l'incompatibilité et la multiplicité des destins, la ville qui sépare devient soudain l'espace unanime de la fête. Plongée dans un microcosme rutilant, où sons, couleurs et sensations communiquent en harmonie. Les piétons amusés répondent aux motorisés. Les policiers sourient aux badauds ambiancés. Les bouteilles plastique de whisky-coca trinquent à l'amitié avec les pintes de bière. Serein, Farid observe tout ça : «  Il n'y a pas à dire, voir le match tous ensemble, c'est mieux que de rester seul chez soi.  »

Liberté


Avant de communier dans la victoire, les patriotes s'étaient donné rendez-vous à l'écran géant de l'hôtel de ville, au-dessus duquel s'affiche gravement la devise de la République : Liberté, égalité, fraternité. Les cordons de CRS, largement mobilisés pour l'occasion, ont longtemps fait craindre pour la première option. Recalés à l'entrée, Marc et Arnaud patientent avec philosophie : «  Là, on boit une bière car il fait beau. » Appuyés sur un camion, les deux amis tendent l'oreille de loin, à l'affût de chaque occasion : le match a déjà débuté depuis dix minutes. « Le cordon de sécurité, c'était l'horreur. Je viens d'arriver il y a trente secondes, j'ai juste eu le temps de voir le but refusé pour le Nigeria » commente Pierrick, tout heureux d'être parvenu à s'extirper de la masse qui s'agglutine toujours à l'entrée. Dans cet univers très surveillé, contrôles et fouilles au corps sont d'une efficacité relative : William et Étienne s'allument déjà un joint au milieu de la foule. Les breuvages alcoolisés, parfois savamment cachés, passent de main en main. Ils seront plus tard rejoints par des fumigènes et autres pétards, preuve que rien n'arrête le progrès.

Égalité


Sur place, l'ambiance est tendue. Le match s'avère équilibré, à la grande surprise de Vivien : « Franchement, je pensais qu'on marquerait un but plus tôt, mais c'est très disputé. Je voyais les Nigérians fébriles, mais ils résistent. » Plus que l'égalité au tableau d'affichage, c'est surtout l'égalité de vision qui suscite la grogne dans les travées. Et autant le dire, tout le monde est mal servi. «  L'écran de TF1, c'est une blague, on dirait mon écran d'ordinateur » , peste Majid, sur la pointe des pieds. « Il en aurait fallu au moins un deuxième » , renchérit Alain, le maître de l'hyperbole, qui « ne voit rien et n'entend rien  » . Parfois perturbée par de maigres chants d'encouragement, la voix suave de Christian Jeanpierre rebondit comme un écho dans le lointain. Du moins, quand la diffusion n'est pas altérée : «  J'ai compté, il y déjà eu quatre bugs sur l'écran géant, et tous au moment fatidique !  » gémit Matthieu, dans une mauvaise foi accrue par la frustration du résultat. La mi-temps sifflée sur un score nul et vierge permettra à chacun de se replacer stratégiquement, et à l'équipe de France de se reprendre, comme l'espère Yves : « On a de belles actions qui démarrent, mais on n'arrive pas à se poser, la finition n'est pas là. J'espère qu'ils auront vaincu le stress du match couperet au retour des vestiaires. Les gens croient plus en eux qu'en 2010, ça doit peser sur leurs épaules.  »

«  Fraternité  »


À la déception de tous, la seconde période repart sur des bases similaires. Tout comme les commentaires d'une foule optimiste, mais apeurée : «  C'est quoi cet arrêt de bâtard » , « Évra est vraiment nul à chier » , « Ça sent pas bon, ça pue même » … Le tournant du match intervient finalement à l'heure de jeu, quand Giroud est remplacé par Griezmann sous les huées. Les occasions se succèdent et le public, auparavant si calme, se lâche enfin. Quand Paul Pogba surgit, les statues humaines, solitaires et anxieuses, fusionnent vers leurs voisins pour fonder une masse uniforme, ondulée par la vie et le bruit. Les derniers doutes s'évaporent comme la fumée agitée par les bras victorieux. « Les accolades avec les gens que tu ne connais pas, c'est ce qu'il y a de meilleur » , explique Thibaud, caché sous sa perruque. Alex, Nico, Julien et Paul sont du même avis : «  C'est génial de pouvoir stresser, chanter et encourager tous ensemble, en communion. L'équipe de France réussit à fédérer. Il suffit de voir la liesse pour imaginer encore plus de folie pour les quarts ou les demies. » Encore toute ébahie par le spectacle, agrémenté d'un nouveau but tardif, Sofia savoure : « Je suis heureuse, tout simplement. Pour une fois, ça fait du bien de voir des drapeaux français s'agiter sans que cela ne soit lié au FN.  » La place se vide, rendez-vous pour les quarts ?




Par Christophe Gleizes
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