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On était à Ajax Amsterdam-SC Cambuur

On nous avait prévenus avant le match : à chaque fois que l'Ajax bat le Feyenoord dans le Klassieker, le match suivant est une purge. Et l'Ajax sortait d'un 2-1 infligé aux rivaux de Rotterdam la semaine précédente. Pas grave, l'essentiel ne se déroulait pas sur le terrain, mais autour. Garanti 100% baston, junk-food et Johnny Hallyday batave.

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Dimanche, trois heures de l'après-midi. Alors que le match ne commence qu'une heure et demie plus tard, un parterre de supporters est venu profiter du soleil sur la place qui jouxte l'Amsterdam ArenA, située en face du Heineken Music Hall, le Zénith local. Maillots de l'Ajax sur le dos – domicile ou extérieur, officiel ou fake, peu importe – les mecs engloutissent goulûment kroket, dorum ou frites sauce orloog. Quand ils n'ont pas une pinte de Grolsch dans la main, bien entendu. Une partie de foot au milieu de la foule finit par dégénérer pour se transformer en concours de chandelles. Le vainqueur ? Celui qui décanillera parfaitement le badaud, sans rebond, dans les rires gras et sonores des fans gentiment bourrés de l'Ajax. Un mec, jogging complet aux couleurs ajacides, préfère viser l'enseigne «  One 45 » d'une des deux baraques à frite. Boum, la barre centrale du « E » tombe. Tonnerre d'applaudissements pour lui. Avant de se prendre un ballon dans la tronche, direction le Upper Ring de l'ArenA, porte G, entrée 405. En escalator, s'il vous plaît.

Du sang, de la sueur, des larmes et... des sushis

Sur le chemin, un supporter distribue un tract demandant le retrait du nouveau logo du club au profit de l'ancien. Il y est écrit « De onze traits – le nombre de traits qui garnissent le logo – à un chef-d'œuvre » . Une résistance qui dure depuis 1991 maintenant et qui reste stérile, ce qui n'empêche pas les ultras du club (le F-Side et le Vak 410) de déployer sur presque toute la tribune un impressionnant tifo représentant l'ancien logo du club.


En parlant de tifo, l'autre virage est, lui, orné d'un gros calembour intraduisible en français : l'habituel slogan ajacide «  Qui ne saute n'est pas juif !  » a été remplacé par un « Qui ne saute pas n'est pas Jan Joost !  » de circonstance, l'équivalent batave de Christian Jeanpierre ayant donné ses faveurs à l'Ajax en direct à la télévision quelque temps auparavant.


Sous les tribunes, le circuit junk-food/bière turbine à plein régime. Les cartes de consommation pré-payées s'échangent, les pintes coulent à flot dans une joyeuse odeur de graillon. Certains spectateurs, sans doute plus raffinés, osent même les sushis (?!) en avant-match. C'est l'heure du traditionnel Bloed, zweet en tranen (Du sang, de la sueur et des larmes en français), entonné à l'unisson par tout le stade. Un titre chanté à l'origine par l'artiste populaire André Hazes, sorte de mix entre Johnny Hallyday et Pierre Carré. Typiquement amstellodamois, le mec est un symbole de la capitale. À l'occasion de sa mort en 2004, 48 000 néerlandais avaient alors rempli l'Amsterdam ArenA pour lui rendre hommage. Respect.

« Super juifs » et bastons entre supporters

Ils sont un peu moins cet après-midi pour profiter du premier but de la partie, qui intervient au bout de deux minutes de jeu. Aux abords de la surface, à la suite d'une passe ratée du gardien Nenhuis, la défense de Cambuur s'emmêle les pinceaux et permet à Siem de Jong, autre coqueluche du public de l'ArenA, de planter d'une reprise de volée au point de pénalty. En conséquence, les ultras entament l'un de leurs chants favoris : «  Ajax : nous sommes les super juifs !  » De l'autre côté, aucun retour de la part des supporters du SC Cambuur. Normal, le parc visiteur est quasiment vide.


Pourquoi ? Parce que la majorité d'entre eux ont préféré rester se taper avec certains supporters de l'Ajax en centre-ville, juste avant la charge des flics. Quant à ceux qui sont arrivés près de l'Amsterdam ArenA, le cortège policier ne trouva rien de mieux que de les faire passer devant la maison des supporters ajacide. Quelques jets de canettes et de pierres plus tard, les Frisons arrivent au stade, mais se voient refuser l'entrée. Deuxième échauffourée avec les supporters de l'Ajax. Mi-temps. Sur le terrain, l'Ajax mène 1-0 dans un pénible match qui voit les deux équipes se neutraliser. En dehors, les fans de SC Cambuur, protégés par la police, évite les coups de boutoir des supporters de l'Ajax. En conséquence, les forces de l'ordre sortent... les armes à feu.


Fin de la bataille : sept personnes arrêtées, plusieurs autres condamnées à des amendes, trois blessés dont un grave à la tête du côté des Frisons. Tout cela parce que les règles de police considéraient les fans du SC Cambuur comme des supporters de catégorie A, soit les moins dangereux. Dangereux, les joueurs de l'Ajax ne le sont plus au retour des vestiaires et se font rejoindre au score par les Frisons, d'un coup de casque parfait de Martijn Barto un peu avant l'heure de jeu. Derrière, les joueurs de Cambuur joue la montre et la sécurité, copieusement sifflés par une grande partie de l'Amsterdam ArenA. L'autre partie, elle, a décidé d'aller prendre le métro un peu plus tôt, dès la 80e minute. Ils ne verront donc pas l'Ajax faire un vilain match nul contre le treizième du championnat. À la fin du match, dans la poubelle, entre les cadavres de bannettes et de gobelets, on retrouve même des lunettes de soleil. Pas étonnant, le soleil qui irradiait la terrasse d'avant-match a disparu depuis belle lurette.

À lire : Et le foot néerlandais, comment il va ?

Matthieu Rostac
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