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On a vu Anderlecht-PSG dans le bar marseillais de Bruxelles

Dans les Marolles, quartier populaire au cœur de la capitale belge, un petit bar provençal accueille les Français en mal du pays. Mais aussi les Belges et tous ceux qui veulent trinquer avec un pastis ou une bière spéciale. Le coin parfait pour parler foot et se taper des barres. On l'a testé pour mater Anderlecht-PSG.

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« Les Français, vous ne savez pas ce que c'est une ambiance. Le Parc, avant, c'était un frigo à deux portes : Boulogne et Auteuil. Depuis l'arrivée des Qataris, c'est un congélo. » À une heure du coup d'envoi du match entre Anderlecht et le Paris Saint-Germain, Yoan et Pierre, deux Frères Taloche anderlechtois, annoncent d'emblée la couleur devant une grande bière : le mauve. Yoan, qui a vibré avec son beau-père grâce aux exploits de Mister Georges et de Rai, temporise. « Je n'ai rien contre le PSG. Anderlecht, c'est le club de la capitale. Ils nous ressemblent par rapport à ça. On a le même statut. On vient de la capitale, on a le pognon. On est détestés car on est les meilleurs, on a 34 titres. Combien en a Paris ? » , demande-t-il quand même taquin.


Dans le bar marseillais de Bruxelles - sans doute parce qu'il s'appelle Le Marseillais -, ce mercredi soir, il n'y a évidemment pas grand monde pour supporter le club de la Ville Lumière. « Tu crois que je suis pour qui, hein ? Pourquoi tu me demandes ? » , s'agace un peu Simon, Anderlechtois jusqu'au bout des ongles. « Dans ma famille, on est supporters depuis la quatrième génération. Mon arrière-grand-père allait au stade en sabots. Je n'aime pas le PSG. Je n'aime pas Neymar, il pue l'arrogance. Il croit qu'il peut tout se permettre. » Luis, dix piges, Belge d'origine française, les yeux rivés sur son smartphone, ose pourtant affirmer son soutien sans faille pour le club parisien avant de se faire gentiment rabrouer par le patron de l'établissement. « T'as été élevé par des Marseillais et t'es pour Paris ? » , peste Cédric en se marrant.

Marseille-Bruxelles, la même


Ça fait huit ans que ce Marseillais a créé ce bar dans le cœur des Marolles, quartier populaire désormais gentrifié et connu pour son marché aux puces, ses antiquaires et pour les conneries de Quick et Flupke. Une grande fresque est d'ailleurs située à deux pas pour en témoigner. Cette atmosphère cosmopolite et sans prise de tête lui rappelle la cité phocéenne. « J'ai eu un coup de cœur pour ce quartier. J'ai vécu au Cours Julien à Marseille. Il y a beaucoup de points communs entre les deux quartiers, puis entre les deux villes. Bruxelles et Marseille, ce sont deux cités francophones avec une identité différente de nombreuses autres villes en France. C'est populaire, multiculturel, il y a de tout ici. »


Valentin, grand blond avec ses trois maillots mauves sur le dos et qui a parié 50 balles sur une défaite du PSG, confirme ses dires. « C'est un bar très bruxellois, probablement l'un des derniers du quartier. Ici, quand tu passes la porte, t'es quasiment sûr de parler avec des gars que tu ne connais pas. Des gens de 18 ans comme un ancien de 84 ans. Des "bruin" cafés comme on dit ici, brun pour la couleur du comptoir en bois, ça n'existe presque plus. À Bruxelles, il n'y a pratiquement plus que des bars aseptisés pour les bobos. »

« Si ce n'est pas 0-6, c'est déjà une victoire  »


Entre les écharpes marseillaises, le portrait de Raymond Goethals, la Une de L'Équipe du 13 juillet 1998 avec Zizou ( « Pour l'éternité » ), la carte des quatre-vingts pastis et le maillot du XV de France, les murs du bar ont quand même un bon côté franchouillard. De quoi combattre le mal du pays malgré la pluie. « Ce bar, c'est la maison pour beaucoup d'expatriés français. On passe évidemment les matchs des Bleus et de l'OM, mais, en général, c'est le premier arrivé qui choisit le match. J'ai des Toulousains qui viennent voir ceux du Téfécé, des Parisiens, le PSG. J'ai même un gars qui vient quasiment tous les dimanches à quatorze heures pour regarder les rencontres du Feyenoord » , assure-t-il en tirant sur sa clope alors que le PSG vient déjà de marquer par Mbappé. Pas de quoi décourager Julien, belge et fan des Merengues, qui préfère en rire. « Si on ne prend pas 0-6, c'est déjà une victoire. »


Après l'ouverture du score, les Anderlechtois font pourtant mieux que se défendre. Henri Onyekuru s'échappe sur son côté gauche, mais perd son duel face à Alphonse Areola. De quoi chauffer Valentin qui tente de s'improviser capo. Il décide dans un élan fou de lancer un chant en inventant des paroles. Mauvaise idée... «  T'as écrit des chansons pour Sandra Kim ou quoi, grand ? » , chambre Pierre, alias Pitou, mauvais sosie de Benoît Poelvoorde.


« Neymar, ta mère a fait des gaufres »


L'assemblée se met en revanche d'accord pour chambrer la bande à Unai à coups de classiques ( « Mais ils sont où les Parisiens ? » ), mais aussi de chants plus originaux ( « Neymar, rentre chez toi, ta mère a fait des gaufres » ). Quelques minutes plus tard, Łukasz Teodorczyk n'arrive pas à croiser sa tête. Paris est quelque peu dominé, et tant les supporters bruxellois que les expatriés français ont bien du mal à ne pas s'enflammer. « Je n'ai pas autant vibré depuis Jan Koller » , déconne Yoan en référence à l'exploit des Mauves contre Manchester United.



Ce dernier vit dans le passé, mais a une certaine faculté à prédire l'avenir. « Tu vois, quand on avait l'ambition de passer les poules et qu'on y était presque, je stressais. Et en général, quand je commençais à y croire, on prenait toujours un but dans les deux minutes. Là, j'ai une petite lueur d'espoir et je sens qu'on va en prendre un » , prophétise-t-il. Quinze secondes plus tard Cavani double la mise. Véridique... « Putain, c'est à cause de toi ça » , gueule, amusé, son acolyte avant de dégainer. « On a tué Zlatan l'an passé. On n'a pas peur de tuer des gens qui valent 150 millions nous... » , alors que Neymar vient de prendre un taquet.

« Détestés comme le PSG »


Sur la table près de la télé, au milieu des pastis, Alexis et Sam, qui bossent tout les deux dans le textile, s'énervent à chaque contestation parisienne. Pas si étonnant, le premier est de Marseille, l'autre de Lille, et donc tout près de la Belgique. « Je me sens proche de ce pays en tant que Nordiste. Je vis à Bruxelles, je suis pour Anderlecht. Si les Mauves gagnent, je prends un abonnement à l'OM » , assure Sam qui n'aura donc pas de sitôt sa carte au Vélodrome.


Neymar va tripler la mise, Di María enfoncer le clou, Onyekuru louper l'immanquable, les Bruxellois perdre quasiment toute chance de qualification, mais dans le bar, les locaux ne vont pas s'arrêter de chanter. Leur tube : l'hymne du Grand Jojo. Leur marque de fabrique : l'humour encore et toujours comme lorsque les stats quasi identiques s'affichent sur l'écran. « On n'a pas truqué les chiffres... 50/50 en possession, 12 tirs partout, 6 corners à 0. Si tu ne vois pas le score, tu peux avoir l'impression qu'on est devant. »



Histoire de digérer la correction infligée par Paris et avant de sonner la fin des hostilités, certains supporters commandent une dernière bière. « Allez, terminé, bonsoir » , siffle le dernier pilier avant de lâcher le comptoir.



Par Jacques Besnard, à Bruxelles
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