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« Pas question d’échanger le coq pour l’aigle »

Être un expatrié à Munich un soir de France-Allemagne à l'Allianz Arena est définitivement une parenthèse singulière. Alors pendant que 2500 supporters français encourageaient les Bleus au stade, 200 autres renouaient avec l'art de vivre à l'allemande sur une pelouse du centre-ville. Mais une question demeure, peut-on changer d'équipe nationale ?

Dans le monde du travail, quand on parle de « Konzept » en Allemagne, c’est ce truc « totalement cadré, étape par étape, très rigoureux » , expose Yannick, tout en gardant les yeux sur l'écran géant déployé sous un parasol Lavazza et les mains sur sa bratwurst. Alors quand le Français de 39 piges a vu Mats Hummels saborder la Mannschaft pour tromper Neuer ce mardi soir, il y a eu un bug dans la matrice. D’un coup, le salarié dans l’industrie ferroviaire a rebasculé dans le « Concept » à la française, avec un socle à la « one again a bistoufly, où ça part un peu dans tous les sens » . Derrière lui, 200 autres tricolores de Munich pouvaient déployer leurs cordes vocales et réveiller un peu plus les voisins du K6 Café, un établissement attenant à une école d'architecture non loin des fontaines de la Karlplatz. Parce que lorsque l’on vit dans la capitale bavaroise et que les Bleus viennent y défier la clique de Jogi Löw, ce ne peut être un soir comme un autre. « J’étais comme un dingue, reprend Yannick, expatrié depuis deux ans. Voir son pays natal et celui d’adoption s’affronter, c’est très particulier. » Mais attention, « pas question d’échanger le coq pour l’aigle » , image Christophe, employé dans une annexe munichoise d’une boîte française. « Franchement, on devait les bouffer, les Allemands, quand bien même on adore vivre ici. »



C’est que la communauté française, la troisième après celle d’ex-Yougoslavie et celle italienne, compte entre 15 000 et 20 000 ressortissants et s’est fondue dans le moule munichois. « C’est une ville à part, tente d’analyser William, Lyonnais d'origine, en poste chez Amazon depuis cinq ans. À Berlin, tu as vraiment l’impression d’être en Allemagne. Ici, c’est très cosmopolite, tu parles anglais presque partout et les Français sont appréciés. » Au point de voir Clément jurer se balader avec le drapeau breton sur les épaules quotidiennement ou presque. « J’essaye de parler de la Bretagne à un maximum de Munichois » , se marre le jeune homme. Avec ses potes, il estime que la Mannschaft est soutenue dans un degré moindre que dans l’Hexagone. « Les gens aiment le foot, c’est évident, et avant la pandémie, tu voyais les stades pleins partout dans le pays. Mais depuis quelques années, tu sens que l’équipe nationale a du mal et que les gens s’y retrouvent un peu moins. » « Il est temps que Löw parte, embraye Andreas, l’un des rares Allemands à s'être infiltrés dans ce rectangle de verdure. Depuis 2014, on ne voit plus grand-chose. Les générations se renouvellent, mais depuis que Klose est parti à la retraite, on n’a plus de vrai 9. » L’issue de mardi soir ne lui a pas donné tort.


« On a retrouvé le vrai Munich »


Pour les Français de Munich, l’occasion était surtout de renouer avec des souvenirs pas si lointains. « Lors de la Coupe du monde 2018, on avait fêté ça tous ensemble à Nockherberg, l’un des Biergarten (littéralement des jardins à bière, NDLR) de la ville, se remémore Elsa, une Parisienne qui ne regrette de la capitale française que les nuits. C'est un peu calme par ici passé minuit. » Au milieu des effluves de saucisses et de steaks cuisant sur le barbecue, Yannick a célébré comme il se doit son « premier match des Bleus comme expatrié » . « C’est ouf, là on retrouve ces émotions. Après les confinements, les fermetures, etc., là on a retrouvé le vrai Munich. C’est une ville qui vit d’abord en extérieur. L’hiver, il peut faire -10°C, tu vas voir des gars prendre leur café en terrasse. Et dès l’arrivée du printemps, ça part à la journée avec les gosses et les sandwichs. Ce genre de choses, tu ne les as pas vraiment dans la Ruhr. Alors revivre ces choses-là avec des Français et une victoire, quel pied » , savoure le Champenois. De son côté, William se trouve bien malin d’avoir parié avec son collègue allemand sur une victoire des Bleus. Pendant quinze jours, il devra porter un maillot des Bleus, c’est parfait. »



Prostré dans son transat, Robin ne sait pas trop ce qu'il fout là. Cet Allemand avait en tête de se poser dans un Biergarten avec ses compatriotes. « Il y avait deux cents mètres de queue, donc j'ai rebroussé chemin, souffle-t-il. Et en passant par ici à vélo, j'ai vu qu'il y avait de la place et une bonne ambiance. C'est seulement après que j'ai capté qu'il n'y a que des maillots bleus. Il y a l'étrange sensation de ne plus être chez soi, mais j'aime beaucoup ! » Au fil du match, Robin remontera progressivement la fermeture-éclair de son pull, couvrant son maillot de l'Allemagne à mesure que les affaires se gâtent sur le terrain. Avec ses amies, ils ne feront pas de vieux os une fois la défaite actée.

Meister de la télécommande


Mais tous ces Français qui bouffent de l'Allemagne nuit et jour n'auraient même pas un soupçon de passion pour leur pays germain ? Avec sa casquette vissée sur la tête et sa tchatche, Fred pose l'équation : « Si les Bleus se font rapidement éliminer, je tiendrai pour l’Allemagne. Mais pour l’instant, il fallait surtout les battre, et la soirée a été parfaite. » Tout aurait pu capoter à la demi-heure de jeu car le projecteur a eu un coup de pompe. L’instant de flottement aura duré quelques secondes, et ce n’est même pas un expatrié qui a réalisé le geste de la soirée. « J’étais en sueur quand s'est affiché le message indiquant que l'écran allait s’éteindre dans quelques secondes » , rejoue Clément, en visite chez des potes à Munich. La foule retient son souffle, et le Lyonnais remet la main sur la télécommande. « C’est un pote qui l’avait, il a appuyé sur OK et ça ne marchait pas. J’ai réussi à contourner le truc et c’est passé. Il fallait garder la tête froide. » Un véritable éclair de lucidité au milieu des pintes. « J’espère que Didier Deschamps va me contacter. Sans moi, les expatriés n’auraient pas pu voir la victoire » , lance le crâneur, avant de s’extasier avec les autres devant les caméras de BFM TV au coup de sifflet final. « De toute façon, Munich est désormais française pour plusieurs jours » , conclut Yannick en avalant une ultime gorgée de bière bavaroise. Le concept a fonctionné.



Par Florent Caffery avec Mathieu Rollinger, à Munich Tous propos recueillis par FC et MR
Photos : Manon Cruz.
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