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On a regardé Pologne-Sénégal au Paris Polska

La Pologne a manqué son entrée dans la compétition, en s'inclinant 2-1 face au Sénégal. Pour l'occasion, nous étions au Paris Polska, repère des Polonais de la capitale. Où, forcément, l'ambiance n'était pas au beau fixe sur les coups de 19 heures.

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Il est à peine 16h30 devant le restaurant Paris Polska, dans le 20e arrondissement, que la soirée s’annonce déjà mal. Un groupe de supporters aux maillots blanc et rouge attend déjà devant l’entrée, déprimés : le bar est fermé. Pourtant, ils avaient tous réservé leurs places. Heureusement, entre Polonais, à Paris, on se connaît tous, et le proprio est rapidement joint par téléphone : il arrive dans 5 à 10 minutes ! En attendant, première bière au café d’en face.


Finalement, c’est une dizaine de supporters qui fume et papote devant l’entrée du restaurant. Un couple qui vit aux États-Unis, une famille avec ses deux fils, des groupes d’amis polonais arrivés en France ensemble, il y a 20 ans, et quelques Français amateurs de la Pologne : en tout, une quarantaine de personnes se précipitent à l’intérieur lorsque la porte s’ouvre. Les commentateurs de TVP1, la première chaîne nationale polonaise, percent le brouhaha des gens qui commandent leur bière, les chaises et les tables sont déplacées pour que chacun ait la meilleure visibilité sur l’écran. Puis, silence.

« Mais quel con Cionek ! »


L’hymne national chanté à Moscou retentit dans la salle, si bien que les chœurs polonais se font entendre à deux rues de là. Les rasades Warka, Żywiec, Lech et Tyskie servies, le match commence et chacun y va de son commentaire. Monsieur Tadeusz, accompagné de son beau-fils, avertit dès les premières minutes que « le Sénégal attend qu’on fasse une erreur, pour mettre un but, regarde à quelle hauteur ils font leur pressing ! » Puis, il ajoute, en regardant son entourage : « On ne peut passer qu’en faisant une belle passe en profondeur. » Autour, le reste du bar s'échauffe, la Pologne reste trop dans sa moitié de terrain et le pressing sénégalais ne fléchit pas. On lance le chant de soutien Bialo-czerwony ( « le blanc et rouge » , pour la VF), puis Krychowiak fait une faute sur Niang. Carton jaune. De quoi faire redémarrer les débats au quart de tour : « Il n’y a pas faute ! » , « Mais si regarde, il fait exprès de le toucher après... » La tension monte. Au même moment, María, cinquantenaire franco-espagnole, raconte à sa voisine de table ne pas être polonaise, mais avoir beaucoup d’amis polonais et être venue pour eux. Finalement, elle s’en fiche qui va gagner.


Au même rythme que les fûts se vident, le Sénégal descend la Pologne. 38e minute, Cionek met un but contre son camp en essayant de dévier un tir. Sur l’écran, Szczęsny reste circonspect. Dans le restaurant, les supporters aussi. Un grand silence suit ce moment incompréhensible avant de reprendre les cris de plus belle : « Mais quel con Cionek ! C’est pas croyable, il devrait être remplaçant ! » Tout le monde se console en reprenant ce chant si populaire en Pologne, Polacy nic się nie stało ( « Polonais, ce n’est rien » ). Et les encouragements reprennent de plus belle jusqu’à la mi-temps.


Amère bière


À la reprise, les chants, les cris et les encouragements reprennent. Jusqu'à la 61e minute et une bourde de Krychowiak qui hantera longtemps les esprits. M’Baye Niang, seul face au but vide, double la marque pour les Lions de la Téranga. Un silence pesant envahit le restaurant, même les commentateurs perdent espoir. Seul Mariusz, accoudé au bar, annonce solennellement : « On va marquer. » Vingt minutes plus tard, le score reste figé à 2 à 0. Même la bière ne fait plus effet pour atténuer le désespoir. Heureusement, Grzegorz Krychowiak transforme de la tête le coup franc de Grosicki et redonne espoir aux Polonais. Sûrement trop tard, les coéquipiers de Lewandowski ne pouvant combler leur retard. Le match se termine, la télé est éteinte, la musique polonaise prend la relève des commentateurs de TVP1. La serveuse bouge l'assemblée : il faut dresser les tables pour les clients du soir pendant que les supporters se laissent tenter par une dernière bière, celle de l’oubli.



Dehors, Mariusz ne s'avoue pas vaincu : « Cette Coupe du monde est pleine de surprises (prononcé à l'anglaise avec un fort accent polonais, N.D.L.R.), aucun favori n’a réussi son match. Mais je ne suis pas inquiet, on sortira des poules, et on jouera les huitièmes. » Un autre homme est plus pessimiste : « On a mal joué ! Lewandowski avait dit qu’ils s’étaient préparés, et on voit bien que ce n’est pas le cas. » Lucien se joint à la discussion : « Je pensais que si la Pologne jouait en 3-6-1, comme d’habitude, ils se feraient exploser et que le 4-4-2 nous sauverait. Mais on voit que c’est le contraire, que Błaszczykowski est en fin de carrière, que Lewandowski ne touchait aucun ballon, que Milik était mauvais, ne s’est pas remis de sa blessure, et que Grosicki ne sert à rien ! » Les discussions s’éternisent. Mais, assis dans un coin du bar, seul, Krzysztof conclut, dépité : « Je suis très déçu, j’attendais plus de ce match. Globalement, je suis en colère. C’est tout ce qu’il y a à dire. » De quoi bien faire méditer l’équipe de Pologne avant son prochain match, dimanche, contre la Colombie.



Par Inès Roy-Lewanowicz
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