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Les grossophobes

Face à une équipe de Monaco en chantier, l'OM a l'occasion de mettre fin à un complexe qui le poursuit depuis plus de trois ans et l'empêche de concourir d'égal à égal avec l'Olympique lyonnais et l'AS Monaco : la peur des gros du championnat.

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« Je ne comprends pas pourquoi tout le monde considère que nous sommes plus faibles que Marseille. Nous restons sur cinq victoires à domicile sur eux. » Leonardo Jardim est taquin parce qu'il ne croit que ce qu'il voit. Et depuis son arrivée en Ligue 1, il n'a regardé la défaite dans les yeux qu'à une seule reprise face à l'OM. C'était en mai 2015, au bout, déjà, d'une course effrénée pour le podium entre le club phocéen et l'AS Monaco. C'était une époque où la grossophobie marseillaise n'était pas un sujet. Emmené par la folie méthodique de Marcelo Bielsa et la conviction que tout était possible, le Vélodrome avait longtemps cru à l'irréel pour finalement rater l'envisageable. Fanny, mais fier. Symbole du plaisir inutile, avec cette victoire contre l'ASM, arrachée comme une fille à son père face à une équipe froide et raisonnée, l'OM s'était offert un dernier espoir passionné. Et sa dernière victoire en Ligue 1 contre l'un des trois autres membres de ce qui s'apparente désormais à un « gros quatre » à la française.

Les yeux plus petits que le ventre


Depuis, le bilan de l'OM face à ses rivaux naturels a de quoi faire baisser les têtes. En 18 matchs de championnat contre le PSG, l'ASM et l'OL, Marseille en a perdu 11, accrochant le point du match nul à 7 reprises, pour 18 buts marqués et 45 encaissés. Logiquement à mille lieues du bilan du rival parisien honni, mais plus étrangement très éloigné aussi des bilans positifs et identiques du club rhodanien et de celui du Rocher (8 victoires, 4 nuls et 6 défaites). Ça n'a parfois pas tenu à grand-chose : un coup franc de Cavani, un hors jeu de Mitroglou, une bourde de Mandanda... Chez lui, l'Olympique de Marseille a d'ailleurs souvent tenu tête dans le jeu. Mais il a aussi à plusieurs reprises explosé en plein vol, en particulier au stade Louis-II, pelouse sur laquelle l'OM reste sur deux gifles humiliantes (4-0 en 2016, 6-1 en 2017).


Un cercle vicieux infernal, alimenté par une gestion réputée délicate des gros matchs de la part de Rudi Garcia et peut-être aussi amplifiée par l'absence d'un joueur clutch dans les rangs olympiens. L'OL a souvent arraché des victoires dans les derniers instants grâce à ses individualités. Fekir et Depay en sont les exemples les plus récents, ayant à eux deux fait basculer trois grandes affiches de Ligue 1 dans le temps additionnel la saison dernière. Monaco a su également se dépasser pour renverser Lyon à 10 contre 11, une semaine après un match nul au Vélodrome. Un enchaînement de confrontations directes salvateur alors que le club de la Principauté était tout proche de perdre pied dans la course au podium. Dans des situations plus confortables, où il pouvait presque tuer un adversaire direct, l'OM a, lui, failli.

Des épaules larges dans des rues étroites


Pourtant, il faut bien avouer qu'après quelques remous, le finaliste de la Ligue Europa est parvenu à ré-apprivoiser des habitudes de grand club. Là où l'autre Olympique n'en finit plus de laisser des points à sa portée sur le bas-côté notamment en ce début de saison, l'OM ne donne rien à manger aux plus faibles (si on passe sous silence la furia nîmoise). Par son parcours européen exemplaire, il a aussi semblé remplir à ras bord la jauge de ses possibilités quand d'autres ont gâché le parfum européen. Hors terrain, malgré l'échec inavoué sur le dossier du grand attaquant, la venue de Kevin Strootman insuffle également un sentiment de progression.



L'Olympique de Marseille travaille assez bien pour avoir dans le viseur ses concurrents. Ce n'était pas évident d'oser le penser il y a encore un an. Aujourd'hui – et c'est la preuve du chemin parcouru –, il n'est pas déraisonnable d'exiger qu'il touche enfin une de ses cibles. À deux cents kilomètres d'une Commanderie où peu de visages ont changé, le chantier de la Turbie est toujours aussi vaste. La logique voudrait que la stabilité sanctionne l'instabilité. Ce serait un petit pas vers une trêve sereine et un grand pas dans la guerre aux gros.



Par Chris Diamantaire
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