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Ola Toivonen, l’énigme suédoise

L’étonnante Suède a aujourd’hui l’opportunité d’accrocher l’Angleterre à son tableau de chasse et de filer en demi-finales du Mondial. Tout cela avec à sa pointe un Ola Toivonen à la rue avec Toulouse cette saison, mais toujours indiscutable en sélection depuis la retraite de Zlatan. Mais comment est-ce possible ?

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« Toivonen est sûrement le joueur le plus hautain que j’ai vu. Il a une estime de lui-même qui est inversement proportionnelle à son rendement. Je lui ai dit un jour devant tout le monde : "Si tu vas au Mondial, c’est grâce à tes perfs, à tes équipiers, mais surtout à moi." Ça faisait trois ans qu’il ne jouait plus au foot. J’ai insisté auprès de mes dirigeants contre vents et marées. Lui, il joue, il te dit bonjour. Il ne joue pas, il te serre la main en détournant le regard. » Pour les avoir côtoyés durant un an et demi à Toulouse, Pascal Dupraz sait sans doute de quoi il parle lorsqu'il évoque Ola Toivonen et son melon dans son ouvrage, Leçons de leadership. Ce que l’ancien coach du TFC oublie, en revanche, c’est de mentionner Hugo Lloris parmi les contributeurs de la présence du Suédois en Russie. Le 9 juin 2017, son dégagement foiré à la 93e s’était transformé en passe décisive pour le grand blond, pour un succès des Blågult face à la France (2-1) capital dans la course au Mondial. Un souvenir douloureux pour Lloris, sans doute auteur à Solna de sa plus grosse boulette en bleu, comme pour les supporters du Téf’ : depuis ce jour, ils n’ont eu l’occasion de scander le nom de leur numéro 11 que deux fois. Et encore, c’était en Coupe de la Ligue.


En Ligue 1, le natif de Degerfors est resté muet lors de chacune de ses 23 apparitions sous le maillot violet cette saison. Ce qui ne l’a ni empêché de conserver sa place dans le groupe suédois ni même dans le onze jaune et bleu. Car Toivonen au Mondial, c’est en fait surtout le choix d’un homme, Jan Andersson, qui en a fait un incontournable dans son immuable 4-4-2 et à qui l’ancien Rennais doit dire bonjour le matin, si l’on suit la logique de coach Dupraz. Faire du joueur révélé au PSV Eindhoven (entre 2008 et 2013) un titulaire n’était pourtant pas forcément le plan initial d’Andersson : quand il prend en 2016 les rênes d’une sélection passée à côté de son Euro (nul face à l’Irlande, défaites face à l’Italie et la Belgique) et délaissée par ses cadres (Ibrahimović, Isaksson, Källström et Wernbloom), le successeur d’Erik Hamrén sait qu’il va pouvoir s’appuyer sur une génération dorée, victorieuse du championnat d’Europe Espoirs 2015. Devant, la lourde succession du Z semble de fait promise au duo d’attaque qui a sévi lors de cette épopée : John Guidetti et Isaac Kiese Thelin, 24 ans chacun.


Une attaque d’espoirs déchus


À cet âge, Ibra avait déjà disputé un Mondial (2002), illuminé un Euro (2004), marché sur le championnat néerlandais, disputé la C1 avec l’Ajax et conquis la Serie A avec la Juve (en 2004-2005, titre retiré après coup dans le scandale du Calciopoli). Et c’est là tout le problème de Guidetti et Thelin : en 2016, les folles promesses de leur début de carrière commencent déjà à être loin. Au moment de l’intronisation de « Janne » Andersson, le premier sort bien d’une année encourageante au Celta de Vigo (13 buts toutes compétitions confondues), mais le second n’a inscrit qu’un but en dix-huit mois à Bordeaux. Surtout, ni l’un ni l’autre ne brille particulièrement durant la saison 2016-2017, celle où le nouveau sélectionneur bâtit un onze rigide, besogneux et collectif, tranchant avec l’Ibra-dépendance des années Hamrén.


Les deux ex-pépites tardant à s’imposer, l’ancien coach de l’IFK Norrköping, club auquel il a offert un an plus tôt son premier sacre national depuis 26 ans, fait des deux garçons ses jokers, filant les clés de son attaque à deux éléments plus confirmés, alors performants en club : Marcus Berg, qui flambe en Grèce avec le Pana, et donc Ola Toivonen, homme de base de Dupraz au Téfécé. Rendue impossible par le règne de Zlatan, cette association, systématique depuis le début du Mondial, n’est pas tout à fait nouvelle : Berg-Toivonen, c’est la paire qui, en 2009, avait porté les Espoirs jusqu’aux demi-finales de l’Euro de leur catégorie à domicile, inscrivant à elle seule 10 des 12 buts suédois (dont 7 pour Berg, record absolu dans la compétition).

Opportuniste


À l’époque, l’aventure s’était arrêtée aux pénos face à l’Angleterre, et le quart de cet après-midi aura quelque chose d’une revanche pour les deux larrons. En particulier pour Toivonen, dont le passage outre-Manche à Sunderland en 2016 fut un fiasco (aucun but en 12 matchs de Premier League), et dont les stats récentes dessinent franchement l’idée d’un déclin : il n’a plus passé la barre des 10 buts toutes compétitions confondues depuis la saison 2012-2013, sa dernière avec le PSV. Et si, ces dernières années, le mérite du gaillard avait simplement été de se montrer plus à son avantage que ses jeunes concurrents l’année où il le fallait, celle où la retraite de Zlatan a rebattu les cartes en attaque ? Dans cette équipe de Suède dont trois des cinq buts ont été inscrits par des défenseurs dans ce Mondial, on dirait bien que oui. Rendons tout de même à Ola ce qui lui appartient : il est le seul des quatre attaquants suédois à avoir fait ficelle dans la compétition. C’était face à l’Allemagne, d’une jolie pichenette au-dessus du mètre quatre-vingt-treize de Manuel Neuer. Et malgré la défaite des Blågult, c’était visiblement bien assez pour lui pour la ramener et aligner publiquement le Téfécé, coupable de ne pas lui avoir adressé de message de félicitations... Qu’Ibra se rassure, sa succession est bien assurée. Du moins face aux micros.





Par Simon Butel
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