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Officiel : la LFP est la marionnette de la FFF

En invalidant le passage à 22 clubs en Ligue 2 la saison prochaine, le Comex de la FFF a envoyé une nouvelle pichenette à la LFP, qui ne cesse de perdre en crédibilité depuis le début de la crise sanitaire. Les acteurs du foot français peuvent tirer les premiers enseignements : le vrai patron s'appelle Noël Le Graët, et une réforme de la gouvernance de la Ligue est nécessaire pour lui redonner un semblant de pouvoir.

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Dans une période où un semblant de cohésion ne ferait de mal à personne, les acteurs du football français ne cessent de se déchirer. Quand ce ne sont pas deux présidents qui s’accrochent en visioconférence, ce sont les instances qui se tirent dans les pattes. Dernier exemple en date ce mercredi : comme prévu, le comité exécutif de la FFF a désavoué la LFP en invalidant la décision, votée à la majorité (57%) par son assemblée générale la semaine dernière, d’un passage d’une Ligue 2 à 22 clubs pour l’édition 2020-2021. Directement touché par ce nouveau rebondissement, Philippe Boutron, le président d’Orléans, formule une interrogation légitime dans L’Équipe : « Je ne sais plus trop à quoi sert la LFP. Si les décisions ne sont plus validées, gagnons du temps. Que la FFF s’occupe de tout ! » La LFP serait-elle la simple marionnette d’une fédération incarnée à merveille par Noël Le Graët ? Tout porte en tout cas à croire qu’elle ne dispose pas d’autant de pouvoir qu’on voudrait bien lui en donner.


Au nom de « l'intérêt supérieur du football »


Il suffit de se pencher sur l’historique des décisions depuis le début de cette crise sanitaire inédite pour comprendre le rapport de force : la Ligue ne décide pas de grand-chose, la Fédé mène la danse. Le président Le Gräet ne s’était pas gêné pour couper la chique à la LFP au moment d’annoncer l’arrêt définitif des saisons de Ligue 1 et de Ligue 2, le 28 avril, deux jours avant que le conseil d’administration de l’instance voisine ne siffle officiellement la fin des championnats, en choisissant de retenir le classement au quotient, le mode de calcul... de la FFF. Ce mercredi, la LFP a donc encore perdu en crédibilité dans cette histoire de Ligue 2 à 22. « Il y a une vraie question de fond, pose Thierry Gomez, le boss du Mans, un club finalement condamné à la descente en National 1 à la différence de buts. Dans les statuts, il est clairement établi que la LFP a une autonomie en matière administrative et financière, mais aussi qu’elle organise, gère et coordonne les championnats professionnels. C’est quand même fort, non ? » Oui, mais les textes sont vicieux.


Alors, au nom de quoi la FFF avait-elle le droit de poser son veto à une Ligue 2 à 22 clubs ? Au nom du règlement, tout simplement. « Le Comex de la FFF peut se saisir dans deux cas, explique Thierry Gomez, qui connaît par cœur l’article 5 de la convention entre la LFP et la Fédé, donnant le droit à l’instance reine de retoquer une décision prise par la Ligue. Quand les règlements ne sont pas respectés, ce qui n’est pas le cas puisqu'on a parfaitement suivi les textes, ou quand le comité exécutif juge qu’une action est contraire à l’intérêt supérieur du football. »
« Vous savez qu’au même moment mercredi, les instances du basket se mettaient d’accord pour ne pas annoncer de descente cette saison, comme toutes les autres fédérations ? Le foot aurait dû envoyer un message positif. » Thierry Gomez, président du Mans
L’intérêt supérieur du football : une notion floue et très subjective, brandie par Le Graët – qui n’a pas participé au vote de mercredi, préférant rester en retrait – depuis le début de la crise et qui permet finalement à la 3F de reprendre la main sur quasiment chaque dossier initialement géré par la LFP. « Je pense que créer une crise des instances, refuser de sauver des clubs professionnels et amateurs, ce n’est pas vraiment dans l’intérêt supérieur du foot, déplore le président manceau. Vous savez qu’au même moment mercredi, les instances du basket se mettaient d’accord pour ne pas annoncer de descente cette saison, comme toutes les autres fédérations ? C’est symbolique. Le foot aurait dû envoyer un message positif. Résultat, on a préféré une crise de gouvernance et un manque de solidarité. » Bienvenue au cirque.

Il faut sauver le football français


Cette cacophonie générale aura au moins confirmé une chose : Noël Le Graët est bien le véritable patron du football français. « C’est une évidence, approuve Thierry Gomez. Mais au moins, il y a un pouvoir fort : une ligne de conduite, un comex derrière lui, et c’est ce qu’on souhaiterait avoir à la LFP. Au rugby, la Ligue a un pouvoir fort, c’est important. » L’autorité de la LFP n’a jamais été autant mise en doute, alors que l’instance ne cesse de se ridiculiser depuis plusieurs semaines. Un problème de gouvernance ? « C’est un secret de polichinelle qu’on a un vrai problème à ce niveau-là, enchaîne le président du Mans. C’est tout notre mode de fonctionnement qui prend un coup sur la tête, la gouvernance aussi.
« Frédéric Thiriez donnait l'impression d'avoir un pouvoir plus fort et beaucoup plus d'autonomie. » Thierry Gomez
Il faut arrêter ce commandement à deux têtes à la LFP. »
Dans le viseur, Nathalie Boy de la Tour – la seule membre du comex de la FFF à s’être abstenue ce mercredi au moment de voter le passage à 22 clubs en L2, tiens, tiens –, la présidente de la Ligue, et Didier Quillot, le directeur général. Depuis leur arrivée au sommet de l'instance en 2016 à quelques mois d'intervalle et la démission du moustachu le plus célèbre du foot français, la Ligue semble de plus en plus désincarnée. « Frédéric Thiriez donnait l'impression d'avoir un pouvoir plus fort et beaucoup plus d'autonomie, se souvient Thierry Gomez. Aujourd'hui, c'est la Fédé qui dirige. Pourtant, je le répète, lisez les textes : il y a une vraie délégation proposée à la LFP pour l'organisation des championnats. »


Une chose est sûre : la guerre des instances et les incohérences de la Ligue n'aident pas le football français, dont les acteurs vont devoir se résoudre à se serrer les coudes pour gérer plus intelligemment la sortie de crise et le futur. « On ne peut pas continuer à fonctionner comme ça, insiste Gómez. Il faut qu'on ait une vision, un projet pour savoir ce qu'on veut faire de notre foot demain. Si c'est pour faire des États généraux qui accouchent d'une souris, ça ne sert à rien. Il faut un programme commun. » Pas facile d'y croire sans une révolution à la tête de la Ligue, alors que le dossier de la réforme de la gouvernance de la LFP, qui devait rythmer 2020, dernière année de mandat du duo, a été retardé par la crise. « Un conseil d'administration, un bureau, deux syndicats de clubs, des collèges de L1 et de L2, des syndicats d'entraîneurs et de joueurs... C'est compliqué, même si la LFP est la maison de tout le monde, admettait avec lucidité Didier Quillot sur RTL début mai. On gagnerait à être plus compact. » Et le football français gagnerait, lui, à ce que tout le monde tire enfin dans le même sens.



Par Clément Gavard Propos de Thierry Gomez recueillis par CG
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