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Ochoa : Doublure lumière

L'homme sans qui le Mexique n'aurait sans doute pas tenu en échec le Brésil aurait pu assister au match depuis le banc, voire depuis son lieu de vacances. Cela peut sembler étrange aux assidus de la Ligue 1, mais Memo Ochoa a longtemps été considéré comme un outsider dans la course à la titularisation pour le Mondial. Explications.

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«  Memo a une façon particulière de jouer que je ne partage pas. » La déclaration date de février dernier, et son auteur se nomme Miguel « El Piojo » Herrera, sélectionneur du Mexique. En cause, entre autres, un jeu au pied du gardien funky jugé déficient, alors qu'Herrera insiste sur la nécessité de relancer proprement et avec audace pour animer son 5-3-2. Cette déclaration semblait alors sceller le sort de Memo Ochoa. Le portier d'Ajaccio non seulement ne garderait pas les buts d'El Tri lors du Mondial, mais l'éventualité de ne pas le voir figurer sur la liste des 23 était également évoquée. Et au Mexique, pays plutôt bien pourvu au poste de gardien, ils n'étaient pas nombreux à crier au scandale.

Depuis 2010, la lutte a été acharnée entre Jésus Corona, gardien de Cruz Azul et champion olympique 2012, et l'exilé Ochoa. Au moment où Memo semblait prendre le dessus, notamment après son match de mur humain face au PSG du mois d'août, l'Ajaccien a cependant commis ce qui ressemble à un pêché d'orgueil, en assurant qu'il voulait que son interminable voyage depuis la Corse lui garantisse une place de titulaire avec El Tri. Verdict : il ne sera pas retenu pour les deux matchs éliminatoires suivants. Miguel Herrera n'était pas encore sélectionneur, mais les tensions que pouvaient enfanter la mise sur le banc d'un homme qui s'estime titulaire légitime ne l'encourageaient pas à recourir au portier ajaccien. Finalement, après l'avoir rencontré en Corse, il l'appellera pour un amical face au Nigeria au mois de mars. L'ex-gardien de l'America avait intérêt à ne pas se rater. Il livrera un match de costaud.

« Que » le gardien d'Ajaccio

Au-delà des questions de comportement et d'attitude, il y a la réalité du terrain. Être le seul gardien mexicain à évoluer en Europe n'est pas anodin, mais cela suffit-il à écarter la concurrence ? L'ex-portier Antonio Carbajal, premier homme à avoir disputé cinq Coupes du monde (de 1950 à 1966), a son avis sur la question : « Je salue le courage d'Ochoa d'être parti en Europe, amorce la légende vivante, mais son équipe termine dernière de Ligue 1, alors que Corona joue dans une des meilleures équipes mexicaines. Oui, Ochoa peut faire vingt arrêts spectaculaires, mais dans le même temps, il se prend dix buts. » Avant Ajaccio, Ochoa était titulaire de l'América, club le plus supporté du pays en compagnie de son ennemi des Chivas. Adulé par les supporters azulcremas, Ochoa avait le stade Azteca comme jardin, et gagnait un salaire princier. Pourquoi partir alors ? L'homme qui a écœuré Neymar à Fortaleza a décidé de changer le cap de sa carrière après la dernière Coupe du monde, qu'il avait passé sur le banc. Titulaire lors des éliminatoires, il s'était fait passer devant en Afrique du Sud par Oscar Pérez, gardien de 37 ans. « Javier Aguirre avait misé sur l'expérience, analyse Carbajal, et l'expérience ça compte, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai joué cinq Coupes du monde. »

Appelé en sélection dès 2006, alors qu'il n'avait que 21 ans, le gardien à la touffe funky semblait destiné à jouer pendant de longues années un rôle de portier charismatique d'El Tri. Mais Ochoa n'a pas toujours été irréprochable en sélection, notamment sur ses sorties aériennes. « Dans ce domaine, Corona est vraiment supérieur, estime Carbajal. Les coups de pied arrêtés étant l'un des points faibles du Mexique, tu as vraiment besoin d'un gardien capable de sortir avec l'autorité requise. » Toujours fringant malgré ses 85 ans, Carbajal poursuit son comparatif : « Corona anticipe mieux dans ses sorties, mais aussi dans ses dégagements. Il dégage au pied de manière très intelligente… Enfin, Ochoa est aussi un très bon gardien, je ne le nie pas, notamment sur sa ligne. »

Une place arrachée au dernier moment


Antonio Carbajal a-t-il changé d'avis depuis mardi soir ? Son diagnostic était, en tout cas, partagé par une bonne partie du Mexique, qu'il s'agisse d'ex-pros ou de supporters lambda, même si Memo a aussi ses fervents partisans. À l'entame de la phase de préparation pour le Mondial, Miguel Herrera semblait d'ailleurs toujours pencher pour Jésus Corona. Pour le premier match amical d'El Tri face à Israël, le gardien de Cruz Azul se trouvait ainsi entre les poteaux. Enfin, lors de la répétition générale face au Portugal, le 6 juin, Corona jouait la première période, et Ochoa la seconde. Qu'El Piojo soit devenu indécis constituait toutefois déjà une première victoire pour Memo. La deuxième, il l'obtiendra officiellement à la veille de l'entrée en lice du Mexique face au Cameroun, quand Herrera annonce son onze de départ.

Depuis qu'El Piojo l'a rappelé en mars dernier pour un amical face au Nigeria, tous les matchs d'Ochoa ont ressemblé à des examens de passage. Tous passés avec succès. Peut-être que cette capacité à gérer la pression, domaine dans lequel il a progressé lors de ses trois années en France, a fini par convaincre Herrera. Ce, même si Corona n'a pas grand-chose à se reprocher, et fut l'un des grands acteurs de la victoire au Jeux olympiques d'El Tri en 2012. Un sacre obtenu en triomphant du Brésil de Neymar...

Par Thomas Goubin
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