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Obrigado, João

Alors qu'il semblait parti pour clore ses belles années à Monaco, João Moutinho vient de s'engager à Wolverhampton, satellite anglais de Jorge Mendes. Un transfert inattendu pour un joueur qui, bien que n'ayant jamais fait l'unanimité, demeurera comme l'un des grands bonhommes du nouveau Monaco.

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On se quitte comme on a vécu, parfois. Sans effusion, sans larmes, mais affectueusement, avec un peu d'incompréhension, un gros pincement au cœur et des regrets qui saturent les têtes. Entre le numéro 8 portugais et la Ligue 1, ça n'a jamais été la passion. Mais l'amour s'apprivoise, aussi. En quelques semaines, l'ASM de Rybolovlev a refermé cinq ans d'histoire en laissant ses deux milieux les plus emblématiques traverser la Manche. Les destinations ne sont pas les mêmes. Celle de l'ancien Lisboète manque d'un éclat qui aurait légitimé sans peine la séparation. L'attirance de Moutinho pour l'Angleterre ne date pas d'hier. Une saison avant de rejoindre le Rocher, il devait poser ses valises à Tottenham, mais, pris de vitesse par l'horloge le dernier jour du mercato, le contrat a terminé sa course dans la poubelle.


Depuis, chaque année, les rumeurs de départ le concernant revenaient, mais toujours avec un peu moins d'insistance. Car Moutinho se plaisait sur le Rocher, si bien qu'on avait fini par croire qu'il s'y accrocherait jusqu'au bout. Sans doute avait-il admis qu'il n'atteindrait pas le véritable gratin mondial et malgré tout pris conscience qu'il n'était jamais allé aussi haut que sous la Diagonale. Une demi-finale et un quart de finale de Ligue des champions, un titre de champion de France acquis au terme d'une lutte épique, et cet Euro arraché sur le sol français. Le fameux redimensionnement du projet lui allait bien. Il en a été l'un des piliers, de ceux grâce à qui le risque était sous contrôle, grâce à qui rien ne s'effondre. Oui, João Moutinho était un peu moins beau que promis, mais tellement plus qu'ils ne l'ont dit.


Malvoyants et malentendus


Arrivé du FC Porto avec James Rodríguez à l'été 2013, l'international portugais a longtemps souffert d'un malentendu bien français qui voulait voir en lui un joueur qu'il n'était pas. Condamné comme un 10 qui nous devait le spectacle, méprisé pour sa sobriété, on exigeait de lui de la magie, il répondait par sa science gestionnaire. Joueur très clivant, certains le jugeaient inutile, d'autres indispensable. Comme souvent, la vérité doit se terrer quelque part entre les deux lignes de front. Dans ces cas-là, il est préférable de laisser parler les choix de ceux qui se trompent parfois, mais en sauront toujours beaucoup plus que nous. Tel Leonardo Jardim, qui n'a jamais cessé d'en faire un exemple et a toujours loué son jeu « pas tape-à-l’œil » . Là est tout son mérite : ne pas avoir choisi le camp des illusionnistes, quand bien même sa technique lui en aurait conféré le droit. Maître du tempo lent, il était celui qui offrait le contrôle d'une rencontre à son équipe. À d'autres l'ambition de les enflammer. Forcément, son rendement dépendait parfois du reste de l'orchestre.




C'était ça João, un joueur qui récitait sa partition sans fausse note, mais à qui on quémandait sans cesse un dépassement de fonction, un sens du show et de l'esbroufe caméragénique. À vrai dire, il y a bien eu quelques moments de transe, lorsque l'histoire l'y autorisait. Ce fabuleux match à l'Emirates Stadium en février 2015, ce but magnifique et décisif dans la course au titre face à Bordeaux en mars 2017, celui contre le PSG qui a participé à faire naître l'impossible. L'autre face, c'était cet art du pressing qui incitait Jardim à l'installer près de son 9 dans les grands matchs, cet index tendu pour montrer le chemin à ses coéquipiers, ces récupérations qui devaient tout à son abnégation et à sa lecture du jeu. Ça n'a pas toujours été heureux offensivement, mais la solidité et l'intelligence tactique que dégageait notamment l'ASM en 2014-2015 reposaient grandement sur le petit Portugais.

Le titre, c'est aussi lui


Certains argueront que Monaco a été champion deux ans plus tard avec João sur le banc. C'est faux. La formidable doublette Bakayoko-Fabinho a imprégné les mémoires. Elle avait le panache, le talent et la force pour imprimer la dynamique d'une saison incroyable. Mais quand il a fallu assumer ce rôle de favori dans les derniers virages, jouer non plus comme des gamins insouciants, mais comme des hommes responsables qui gagnent par un but et un monde d'écart, Jardim s'est une nouvelle fois reposé sur le champion d'Europe. Oui, c'était ça, João, un homme de l'ombre que l'on voulait voir briller. Un homme à qui on avait promis le soleil et qui a chassé les nuages pour les autres. Jamais un mot de travers, jamais de blessures douteuses, toujours là, un peu en retrait. Comme beaucoup de ses passes, certes. Mais s'il nous fallait revenir en arrière nous aussi, sans doute qu'on ne changerait rien.

Par Christophe Depincé
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