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Nouri : « Même un match amical avec l’Algérie, je prends »

Né à Marseille, le milieu de terrain offensif de l’AC Ajaccio ne s’est aventuré qu’une seule fois loin du Sud, au Havre, et ça n’a pas marché. Franco-algérien, auteur de dix buts cette saison avec le club corse, Riad Nouri n’a découvert le monde professionnel qu’en 2009. Et il jouera peut-être en Ligue 1 pour la première fois de sa carrière à 33 ans. Si l’ACA va au bout...

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Est-il souvent question de l’accession en Ligue 1 dans le vestiaire de l’ACA ?
On en parle de temps en temps. C’est normal. Nous occupons la quatrième place à douze journées de la fin. Je pense que c’est la même chose dans les autres vestiaires... Comme je pense que Reims est quasiment en Ligue 1, il y a encore neuf équipes qui peuvent prétendre à la montée, surtout avec le nouveau système de barrages. Alors, oui, à Ajaccio, on en parle. On a envie d’aller au bout, mais on ne passe pas notre temps à évoquer le sujet.

L’ACA quatrième, après une saison 2016-2017 très moyenne, c’est un peu inespéré, non ?
Inespéré, je ne sais pas. Disons qu’on misait d’abord sur un maintien assuré assez tranquillement. C’est vrai que la saison dernière, on avait navigué entre la dixième et la dix-septième place, mais sans jamais être relégable. L’effectif a pas mal changé : le club a recruté des joueurs expérimentés, (Mathieu Coutadeur, Ghislain Gimbert, Moussa Maazou, Kevin Lejeune, Cédric Avinel), qui connaissent bien la Ligue 2 et ont même joué en L1. Il restait des joueurs de l’an dernier, dont quelques jeunes joueurs. Cela a vite bien fonctionné, les résultats sont rapidement arrivés. Et depuis le début de la saison, nous sommes réguliers. Donc, on se doit d’y croire. Il reste douze matchs à disputer. On va déjà s’occuper de celui de vendredi contre Sochaux. Et je pense que les Sochaliens n’ont pas digéré leur défaite à l’aller chez eux (1-6).

Être footballeur professionnel à Ajaccio, cela ne doit pas être désagréable tous les jours.
C’est vrai. Dans cette ville, il ne manque que la Ligue 1. L’ACA y a joué plusieurs saisons, le Gaz aussi. Ajaccio est une ville très agréable à vivre. Et l’ACA dispose de bonnes conditions de travail. Le club se structure petit à petit. Il y a aussi la rivalité avec le Gazélec. Mais on ne la ressent pas au quotidien. Avant les matchs, oui. Mais cela reste plutôt bon enfant. Les joueurs du GFC, j’en croise de temps en temps en ville, on se dit bonjour. Franchement, c’est un derby certes un peu chaud, ça se titille un peu les jours qui précèdent, mais ce n’est vraiment pas méchant.

« À Marignane, comme le président du club était aussi le patron du Leclerc de la ville, il m’avait trouvé du boulot dans son magasin. Puis j’avais passé le permis pour être chauffeur-livreur. »

Vous aurez 33 ans le 7 juin prochain. À cette date, l’ACA sera peut-être promu et vous vous apprêterez à découvrir la L1 tardivement...
En effet... C’est toujours mieux de découvrir la L1 avec son club. Car je sais qu’en France, quand vous avez 32 ou 33 ans, ce n’est pas facile de trouver un club de L1, surtout si vous n’y avez jamais évolué... Il y a trois ans, j’avais eu des contacts avec Troyes, Angers et le GFC Ajaccio, qui venaient de monter. Surtout avec Angers. À l’époque, j’étais à Nîmes. Finalement, cela ne s’est pas fait avec Angers, avec qui les contacts étaient les plus avancés. Je n’ai jamais su pourquoi, d’ailleurs.

Vous êtes né à Marseille, et vous avez longtemps joué dans des clubs géographiquement proches de la cité phocéenne. Vous êtes du genre à avoir le mal du pays, comme au Havre en 2012-2013 ?
(Rires.) Non, non. Si cela n’a pas marché au Havre, ce n’était pas à cause du climat, même si ça me changeait, moi qui avais toujours vécu dans le Sud. J’étais dans un bon club, il y avait de bons joueurs, mais ça n’avait pas fonctionné. Au bout de six mois, j’ai estimé que ce n’était pas la peine d’insister et je suis parti à Nîmes en prêt, avant d’y rester deux ans de plus. Je suis né dans le 14e arrondissement de Marseille. J’ai joué au SO Caillols, un club où sont passés des joueurs qui ont ensuite fait une belle carrière (Roger Jouve, Christophe Galtier, Jean Tigana, Peter Luccin, Éric Cantona, ndlr). J’ai ensuite rejoint Marignane. D’abord en CFA 2, puis en CFA, comme on disait à l’époque.


Avec l’objectif de devenir professionnel ?
Oui. C’est ce que je voulais. Même si, vers 17-18 ans, j’y ai un peu moins cru, c’est vrai. Je me disais que jouer au moins en National, ce ne serait pas si mal. D’ailleurs, je poursuivais mes études. J’ai obtenu mon bac ST1, et j’ai commencé un BTS maintenance industrielle. À Marignane, comme le président du club était aussi le patron du Leclerc de la ville, il m’avait trouvé du boulot dans son magasin. Puis j’avais passé le permis pour être chauffeur-livreur. Quand le club est monté en CFA, je gagnais un peu d’argent. Mais comme j’habitais encore chez mes parents, cela me suffisait.

« À Istres, je devais gagner 3000 euros brut par mois, plus les primes. Mais je m’en foutais. J’étais heureux : j’étais pro, dans un club sympa, familial, à l’époque bien géré, et c’était à cinquante kilomètres de Marseille. D’ailleurs, j’habitais toujours chez mes parents... »

En signant à Cassis-Carnoux (2008-2009), qui évoluait en National, une partie de votre objectif était atteint...
J’ai fait une bonne saison, pas extraordinaire, mais j’ai fait les matchs qu’il fallait. Le club, à l’époque, avait un petit budget. On se tapait parfois des voyages en minibus qui duraient dix-huit heures aller-retour... Un championnat difficile, le National. On apprend beaucoup, mais je ne voulais pas m’y éterniser. Autant dire que quand Istres m’a proposé mon premier contrat pro, en 2009, j’étais ravi.

Le salaire était si bon que ça ?
Non, ça devait être 3000 euros brut par mois, plus les primes. Mais je m’en foutais. Je gagnais plus qu’à Cassis-Carnoux, mais pas de quoi faire des folies. L’essentiel, c’était de jouer à un niveau plus élevé, d’être professionnel. J’étais heureux : j’étais pro, dans un club sympa, familial, à l’époque bien géré, et c’était à cinquante kilomètres de Marseille. D’ailleurs, j’habitais toujours chez mes parents...


C’est toujours meilleur chez maman...
(Rires.) Oui ! C’était bien pour moi de voir ma famille, mes amis. J’aime Marseille, c’est ma ville.

C’est vrai que le stade Parsemain, à Fos-sur-Mer, avec le mistral et les moustiques, ça ne fait pas rêver. D’autant plus qu’il n’y a jamais eu grand-monde...

Ce n’est pas faux. Mais cela ne me déplaisait pas. Le mistral, je connais. C’est vrai, qu’il n’y avait pas beaucoup de supporters pour nos matchs. Mais je venais de CFA, de National. Jouer devant 300 ou 400 personnes, c’était fréquent. À Fos, ils étaient un peu plus nombreux, mais ce n’était pas la grande foule.

« Aux Costières, il y a une vraie ferveur. Un vrai public, assez chaud, qui sait pousser l’équipe. Mais si Nîmes est une ville de foot, cela n’est pas pesant au quotidien. Il y a des supporters à l’entraînement, de vrais fidèles, mais en ville, on ne vous arrête pas toutes les deux minutes. »

À Istres, vous avez évolué sous les ordres de José Pasqualetti, que vous avez retrouvé plus tard à Nîmes. A-t-il compté pour vous ?
Beaucoup ! C’est quelqu’un de bien. Humainement d’abord. Et sportivement aussi. Il aimait faire jouer ses équipes, il voulait qu’on pratique du beau jeu. C’est dommage qu’il ait décidé d’arrêter, mais il avait sans doute d’autres envies. Il faut respecter son choix. Mais partout où je suis passé, j’ai connu de bons entraîneurs. Même ceux avec qui je n’ai pas toujours beaucoup joué, comme Henri Stambouli à Istres. Il avait des choix à faire, et je ne vais pas aller dire que c’est la faute du coach. Aujourd’hui, je travaille avec Olivier Pantaloni, qui est un historique de l’ACA. Il est exigeant, rigoureux, mais aussi proche des joueurs, chambreur quand il le faut. Tout en mettant la distance nécessaire.


Vous avez joué à Nîmes, une vraie ville de foot...
Aux Costières, il y a une vraie ferveur. Un vrai public, assez chaud, qui sait pousser l’équipe. Mais si Nîmes est une ville de foot, cela n’est pas pesant au quotidien. Il y a des supporters à l’entraînement, de vrais fidèles, mais en ville, on ne vous arrête pas toutes les deux minutes. Mais j’ai senti là-bas qu’il y a une vraie envie de retrouver la Ligue 1.

Cette saison, vous avez inscrit dix buts, soit un de moins qu’en 2016-2017. Votre record devrait finir par tomber...
J’espère. Deux buts en douze matchs, c’est un objectif que je peux atteindre. Mais j’ai attendu la huitième journée pour marquer. Un doublé, contre Valenciennes (3-0, le 19 septembre). Je n’étais pas inquiet, je savais que ça allait venir. J’avais moins d’occasions. Je ne faisais pas une fixation. Marquer zéro but et monter en Ligue 1, ça m’aurait également convenu.

Vous êtes d’origine algérienne. Vous n’avez jamais eu le moindre signe de l’Algérie ?
Jamais ! Je ne désespère pas, d’ailleurs. J’adorerais jouer pour l’Algérie. Mes parents sont tous les deux originaires de Bejaïa, en Kabylie. Je sais à quel point ils seraient heureux que je sois sélectionné. Et moi aussi. Même une fois. Même pour un match amical, je prends... On ne sait jamais. C’est un rêve. Je ne sais même pas si j’ai déjà été supervisé...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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