Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. // Amical
  2. // Angleterre-France

Notre foot féminin est-il sur le bon chemin ?

À deux ans du Mondial prévu dans l’Hexagone, les Françaises tentent de se trouver une place dans l’univers du foot national. Et s’il reste encore du boulot pour attirer les foules, la greffe commence à prendre.

Modififié
Ce mercredi soir, l’équipe de France féminine défie l’Angleterre. Samedi, elle passera au révélateur allemand. Et dans une semaine, la bande d’Olivier Echouafni tentera de faire tomber les États-Unis. Vous n’étiez pas au courant de cette petite tournée amicale programmée en Amérique du Nord ? Aussi peu informé là-dessus que sur le championnat d’Europe prévu aux Pays-Bas cet été ? Vous n’êtes pas seul. Mais vous êtes de moins en moins.

Car depuis quelque temps, le football féminin français essaye de s’imposer tant bien que mal dans l'empire du ballon rond. Et semble prendre la bonne direction. Selon les joueuses, ce football pousse. Évolue. Grandit. Avec un événement précis considéré comme le déclic pour Marie-Laure Delie : la Coupe du monde 2011, durant laquelle l’EDF a atteint les demi-finales. « J’ai connu l’avant-médiatisation, puis j’ai eu la chance de faire partie de l’équipe de France qui a boosté l’image du foot féminin sur le plan national, note l’attaquante internationale du Paris Saint-Germain. Et j’ai observé un véritable changement après le Mondial 2011. On peut dire que le pays a découvert le foot féminin à cette occasion. Auparavant, tout le monde pensait qu’on ne savait pas faire une passe, qu’on était toutes des garçons manqués... Les gens avaient une image du foot féminin complètement faussée, personne ne nous connaissait. »

Fini l'anonymat


Delie, Eugénie Le Sommer et les autres ont ainsi totalement changé de statut à leur retour. Terminée, la petite vie paisible et le shopping en toute tranquillité. Bonjour les premières signatures et selfies dans la rue. « C’est vrai que depuis 2011, on devient de plus en plus connues. On voit vraiment la différence. On nous reconnaît dans la rue. Maintenant, je me fais arrêter dès que je sors, continue celle qui a inscrit 64 buts en 111 capes sous le maillot bleu. Ce n’est pas chiant, les gens sont super gentils, on a que des retours très positifs... Ça fait même réellement plaisir, et je pense que c’est ce qu’il manquait au foot français. » Il faut dire que la section féminine du pays avait (et a encore) beaucoup de retard par rapport au voisin allemand (où l’engouement date de 1954) et aux États-Unis (où le soccer a longtemps constitué un sport essentiellement pratiqué par les femmes, qui représentent environ 50% des licenciés contre 5% en France). Soit les deux seules équipes à devancer la France au classement FIFA.

Nicollin, le pionnier


Pour gommer ce décalage, les clubs ont donc décidé de mettre la main à la poche pour créer des équipes dignes de ce nom et y consacrer un budget. « Louis Nicollin a été le premier à le faire à Montpellier. Ensuite, ce fut le tour de Jean-Michel Aulas avec l’Olympique lyonnais, puis Paris a suivi, comme bien d’autres clubs professionnels. Ce qui fait qu’actuellement, chaque club pro se doit d’avoir sa propre section » , apprécie Delie, première joueuse à avoir été transférée en échange d’une somme d’argent en 2013. Alors bien sûr, on est encore très, très loin du football masculin, dont la popularité est de toute façon un objectif impossible à atteindre, et donc une ambition à oublier pour le foot féminin. Mais la France est désormais capable de chiper les meilleures joueuses américaines à la barbe des États-Unis (comme Alex Morgan, recrue de l’OL en 2017), d’attirer quelque 4000 personnes pour un huitième de finale de Coupe de France opposant une équipe de division d’honneur (Tours) au PSG, et de séduire les plus jeunes (la barre des 100 000 licenciées a été franchie il y a tout juste un an).

Le niveau, toujours la même rengaine


Et le niveau, alors ? Sans tomber dans la comparaison stérile entre les deux sexes, y a-t-il toujours autant de différences entre les trois mastodontes français (Montpellier, Lyon et Paris) et le reste du pays, ou glisse-t-on vers une certaine homogénéité ? Delie opte pour la seconde option : « On voit que ça progresse partout et que ça prend une certaine ampleur. Le niveau se resserre, il n’existe plus de petits matchs.  » Mouais. Les raclées restent quand même monnaie courante cette saison, qu’elles soient infligées par Lyon (six buts encaissés en quinze parties ; une seule défaite et zéro nul ; onze victoires par plus de trois buts d’écart ou plus dont un 9-0, un 6-0, un 8-0, un 9-1, un 6-1 et un 5-0), Montpellier (sept victoires par trois buts ou plus dont un 7-0 et un 5-0, sans compter le 16-0 en Coupe de France) ou Paris (six buts encaissés en quinze parties, neuf victoires par trois buts d’écart ou plus dont deux 6-0, sans compter les 11 et 19-0 infligés en Coupe de France). Voilà donc une nouvelle piste de réflexion à creuser pour que le foot féminin français se développe encore plus et donne raison à la FIFA qui l’a choisi pour organiser le Mondial 2019.



Par Florian Cadu
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Hier à 19:30 L'ES Tunis corrigée par Al Ain en quarts du Mondial des clubs 3 Hier à 16:09 Kashima cuisine les Chivas 6
Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Olive & Tom