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Norwich, retour en grâce

Quatorzième de Championship l'an passé et miné par une attaque en berne, Norwich a validé un an plus tard son retour en Premier League. Comment ? Grâce à une équipe muée en machine de guerre, et à la réussite d'un modèle tenu par le technicien allemand Daniel Farke. Brillant.

C'était au bout de l'été, quelques minutes après s'être fait détrousser à la maison par Leeds (0-3). Mais Daniel Farke, 42 ans, en était convaincu : « Aujourd'hui, je suis très déçu du résultat, mais je regarde aussi la performance de l'équipe. Honnêtement, je ne pense pas que mes joueurs soient trop loin d'être dans le vrai. » Sur le moment, pas grand-monde n'avait voulu prendre au sérieux le coach à l'allure de berger d'un Norwich qui venait alors de commencer sa saison par un mois d'août terrible, marqué entre autres par deux défaites à domicile et un nul gratté miraculeusement sur la pelouse de Birmingham (2-2) lors de la première journée. Moins de trois mois plus tôt, Farke avait bouclé sa première saison anglaise à une anecdotique quatorzième place et par une branlée monumentale reçue à Sheffield (5-1). Qui aurait pu voir la chose arriver ?



Lui, justement. Ce qu'il expliquait il y a quelques semaines, dans les colonnes du Guardian : « À la fin de la saison dernière, nous n'étions ni excités ni inquiets. Nous étions même assez bien placés dans certains classements statistiques : on avait l'un des meilleurs taux de possession du championnat, un bon taux de passes réussies, on se créait de nombreuses occasions, mais, notre problème, c'était le réalisme. » Et comment : lors du dernier exercice, Norwich s'était contenté de planter 49 buts en 46 matchs. Soit trois de moins que Sunderland, relégué en League One en fin de saison. Puis, la bascule. Norwich est devenu une machine à exploser dans tous les sens, et affiche aujourd'hui la meilleure attaque de Championship (91 buts marqués, soit le meilleur total pour un potentiel champion depuis les 98 buts inscrits par Bournemouth lors de la saison 2014-2015). Potentiel champion ? Oui, Farke avait raison : ses gars étaient dans le vrai.

Leader créatif et modèle malin


Assez dans le vrai pour valider, avec une victoire sur Blackburn (2-1) samedi dernier, le retour des Canaries en Premier League trois ans après l'avoir quittée. Une surprise ? « Quelque chose d'extraordinaire » , s'est contenté de souffler un Daniel Farke ému le week-end dernier. Peut-être avant tout car l'Allemand, qui coachait encore dans l'anonymat le plus complet à Lippstadt il y a quatre ans, a réussi l'exploit de construire en quelques mois une équipe à son image : joueuse, discrète et bosseuse. Pourtant, au printemps dernier, certaines voix poussaient en interne pour voir le natif d'Ostwestflaen prendre la porte. Pas celle de Stuart Webber, le directeur sportif, arrivé d'Huddersfield Town en avril 2017 où il avait déjà bâti en silence une équipe qui aura passé deux saisons en Premier League et qui s'apprête à retrouver le Championship. À Norwich, Webber n'a pas changé de méthode, est retourné chercher un coach sur le banc de la réserve du Borussia Dortmund où avait déjà été débusqué David Wagner et où Farke bossait avant d'être débauché par les Canaries, et a décidé de lui filer une confiance absolue.


Absolue, mais dépendante de certains critères financiers. Daniel Farke savait où il mettait les pieds et a dû s'adapter à une situation délicate, Norwich devant apprendre à vivre sans les millions de livres engendrés par les droits télé en Premier League. Résultat, le club a réduit sa masse salariale de 25%, s'est séparé de certains joueurs et a même été contraint de vendre l'été dernier ses meilleurs éléments (Maddison, Murphy). Dans ce contexte, comment se renforcer ? En étant malin, ce qu'a été Webber en allant chercher pour des miettes le brillant Emi Buendía à Getafe, l'ailier cubain Onel Hernández en deuxième division allemande et surtout Teemu Pukki, qui s'était foiré à Séville et au Celtic, mais qui a empilé 28 pions en 42 matchs cette saison. Plus important : Norwich a surtout trouvé plus de variété dans son jeu, comparé à un dernier exercice où Maddison était l'axe principal des offensives des Canaries. Cette fois, le danger est venu de partout et tout le monde a ramassé. Ce qui a poussé Bielsa à saluer ce leader « créatif » après le match retour, perdu par Leeds à Elland Road en février (1-3).

« Il faut croire en votre modèle »


Un an après le titre décroché par un Wolverhampton où Jorge Mendes avait (déjà) largement dopé l'effectif, Norwich représente une certaine idée de la lutte, comme Sheffield United, l'autre promu, mais surtout de la réussite d'un nouveau modèle façon Moneyball. L'idée est, là aussi, de récupérer des joueurs oubliés – ce qui a notamment été le cas de Leitner ou de Marco Stiepermann – et de polir des jeunes pousses (Ben Godfrey, Max Aarons, Jamal Lewis) pour faire prospérer sportivement et financièrement le club.



Farke : « Si vous me demandez si je préférerais payer dix millions de livres pour un milieu ou vingt millions de livres pour un buteur, oui, ça me rendrait la vie plus facile, c'est sûr. Mais si votre club n'a pas ces moyens-là, il faut vous battre avec vos moyens, votre vision, et on croit en notre vision des choses. Il faut croire en ce que vous mettez en place, c'est notre cas. » Voilà Norwich avec une récompense entre les doigts, une montée méritée et un modèle à entretenir. Rafraîchissant.

Par Maxime Brigand
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