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No pain, no Higuaín

Ne cherchez plus la définition du bouc émissaire - ou du bouquet mystère pour les plus littéraires -, l'évocation de Gonzalo Higuaín suffit. Depuis un an, entre finale de Coupe du monde, finale de Copa América et penalties manqués, Pipita accumule les pépins. Mais Gonzalo est-il donc le seul fautif dans cette succession d'échecs ?

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Environ 450 grammes pour 70 centimètres de circonférence. Placé à très exactement onze mètres d'une cage de 2,44 mètres de haut sur 7,32 mètres de large. S'il est de vérité générale que les chiffres ne mentent pas, ces derniers ne révèlent pourtant pas tout. Envoyer le ballon au fond des filets depuis ce fameux point de penalty est ainsi bien plus difficile que le conçoivent les esprits les plus cartésiens. Allez donc demander à David Trezeguet ou Roberto Baggio ce qu'ils en pensent. Très certainement la même chose que Gonzalo Higuaín qui vient encore de manquer un penalty décisif. Son deuxième en un peu plus d'un mois. Des échecs meurtriers aussi bien pour l'Argentine que pour le Napoli. Indéniablement trop émotif, l'attaquant de l'Albiceleste et des Partenopei s'en retrouve logiquement convoqué au rang des accusés. A-t-il seulement les arguments pour se défendre ?

« Un grand joueur, mais pas un tireur de penalty  »


Beaucoup ont sourcillé lorsque Higuaín s'est emparé du ballon lors de cette séance de tirs au but entre le Chili et l'Argentine en finale de Copa América. Non pas car le natif de Brest s'était déjà manqué à la toute fin du temps réglementaire, sur une passe toutefois très moyenne de Lavezzi. Non, il faut plutôt remonter au 31 mai dernier et à un Napoli-Lazio, véritable finale pour la qualification au tour préliminaire de Champions League. Ce soir-là, Gonzalo a d'abord fait rugir le San Paolo avec un doublé pour égaliser et remettre les siens dans le coup. Puis il a eu la balle de match. Placée sur ce petit point blanc après une faute de Lulić sur Maggio. Le roi Higuaín n'avait alors plus qu'à monter sur son trône. Sauf qu'il a expédié la gonfle dans les nuages, en même temps que les espoirs napolitains.

On connaît la suite, un peu plus d'un mois plus tard : rebelote avec l'Argentine. Pour Beppe Savoldi, interrogé par le Corriere dello Sport, Gonzalo n'est tout simplement pas fait pour l'exercice : « Higuaín est un fuoriclasse, mais pas un tireur de penalty. Il ne s'y prend pas bien. Je dirais qu'il n'a pas la vocation à les tirer. » L'ancien buteur de Bologne ou encore du Napoli poursuit : « Il a l'instinct de tueur lorsque la balle est en mouvement, mais quand il se présente au point de penalty, il s'égare. Il ne gère pas bien sa course et ne regarde jamais le gardien. » Un paradoxe inexplicable ? Pas vraiment.

Confiance et pression


Pour Beppe Savoldi, l'explication de ces échecs est d'ordre psychologique : « Peut-être que c'est la pression. Entre le temps où le penalty est sifflé, le coup de sifflet (pour tirer), la course et le tir, trop de choses lui passent par la tête et finissent par l'induire en erreur. » Si pour tout attaquant, la confiance joue un rôle prépondérant, c'est doublement le cas avec Gonzalo Higuaín. Comme la difficulté de ne pas grignoter entre les repas pour une personne boulimique – cherchez la métaphore. Quand il se sent bien, Pipita est inarrêtable. Malheureusement, la machine a tendance à s'enrayer facilement, et son ratio sur penalty n'en est que confirmation.

Lors de la saison 2013/2014, Higuaín avait ainsi converti tous ses penalties avec le Napoli (5/5). Cette saison, Bardi a détourné sa première tentative dès la deuxième journée de Serie A. Suffisant pour faire naître le doute dans l'esprit d'Higuaín qui a raté derrière trois autres penalties (sur huit) avec le Napoli, en plus de celui avec l'Argentine. Plus largement, Pipita s'est forgé, lors de son passage au Real, la réputation de ne pas savoir gérer la pression, notamment lors des grands rendez-vous. Son énorme occasion ratée en finale de Coupe du monde ou ses deux matchs insipides en demi-finale de Ligue Europa, cette saison, sont depuis venus allonger la liste des accusations. Facile alors de tirer sur l'ambulance, mais c'est oublier le formidable attaquant qu'est l'Argentin.

Rebondir au Napoli ou ailleurs


Certes, son penalty raté face à la Lazio a condamné le Napoli. Mais qui avait permis aux Azzurri d'oser rêver ? D'espérer d'y croire ? Gonzalo Higuaín. Avec 29 buts cette saison, toutes compétitions confondues, et 54 depuis son arrivée à Naples en 2013 (soit plus de 25% des buts de l'équipe), Gonzalo peut garder la tête haute. Sans parler de sa dizaine de passes décisives par saison, de son influence dans le jeu, et des deux titres (une Coupe et une Supercoupe d'Italie) ramenés en Campanie. Sa prestation face à la Juve à Doha (un doublé puis un penalty… réussi) force aussi ses détracteurs à mettre un peu d'eau dans leur vin.

Quant à cette finale de Copa América, Banega n'a-t-il pas également raté son penalty ? Romero s'était lui déjà troué sur celui de Vidal. Tata Martino n'aurait-il pas été inspiré de conseiller à Higuaín de ne pas tirer, ou même de lui préférer un Tévez un cran au-dessus cette saison ? Chacun se fera son avis. Gonzalo tentera, lui, de retrouver la confiance – on n'aimerait pas être à la place de son psy – au Napoli ou ailleurs. Car si le président De Laurentiis et le nouveau directeur sportif Giuntoli ont fait part de leur volonté de le conserver, Higuaín aurait des envies d'ailleurs. Quant à Maurizio Sarri, il croit pouvoir en faire « le meilleur pur neuf d'Europe » . Et c'est tout ce qu'on lui souhaite.

Par Eric Marinelli
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