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Nicolas Senzemba : « Les Croates n’ont pas peur de la France »

Tout juste rejoint par Michel Espinosa au NK Istra 1961, Nicolas Senzemba était jusque cette semaine le seul joueur français à évoluer en D1 croate. Ce qui méritait bien de demander au défenseur son avis sur la finale du Mondial que joueront Benjamin Pavard et Lucas Hernández, deux garçons qu'il a croisés en sélection U19.

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Tu as joué dans les catégories de jeunes de l’équipe de France, avec Benjamin Pavard et Lucas Hernández. Ça fait quoi de les voir jouer une finale de Coupe du monde ?
On a fait l’Euro U19 ensemble, avec Kingsley Coman aussi. Je le vis un peu différemment parce que j’étais avec eux il n’y a pas si longtemps. Ça me fait plaisir de les voir et ça me donne envie de les rejoindre. Ils ont eu une progression fulgurante.

Tu es surpris par leur éclosion ?
Leur niveau ne m’étonne pas du tout. Les deux sont pleins de qualités. Benjamin n’était pas forcément dans les premières sélections de jeunes, il est arrivé en U19, mais il ne me surprend pas. Ils ne sortaient pas forcément du lot à l’époque, la star, c’était plutôt Kingsley. On était juste coéquipiers, pas forcément plus proches que ça. Les aléas d’une carrière nous ont éloignés, maintenant chacun a sa vie, sa bulle. Mais j’aimerais bien les revoir.

Toi aujourd'hui, tu es sous contrat avec le FC Sochaux, mais tu as été prêté au NK Istra en Croatie. Comment tu t'es retrouvé là ?
L’année dernière, je jouais seulement avec la réserve à Sochaux, et donc ça a été plus compliqué de se mettre en avant pour trouver un bon club. Les clubs sont réticents quand ils apprennent que je n’ai joué qu’en National 3. À côté de ça, un agent est venu me proposer cette destination en Croatie, et la fusion avec le Baskonia-Alavés, qui a racheté Sochaux et le NK Istra, tombait bien. C’est juste un prêt d’un an pour se relancer. J’ai préféré partir un an en D1 croate plutôt que de rester en réserve à Sochaux.


Comment se passe ton acclimatation ?
Je suis arrivé il y a deux semaines à peine, et pour l’instant tout va bien. Les gens ici sont très accueillants, et le seul problème c’est la langue. Au club, ça parle beaucoup espagnol et croate. De mon côté, j’apprends l’anglais pour m’intégrer. La ville de Pula est très touristique et très jolie : prendre son petit déjeuner avec vue sur la mer, ça oblige à commencer la journée de bonne humeur. Ce n’est ni la même ambiance ni le même climat qu’à Sochaux. La ville est très touristique, mais je n’ai croisé que peu de Français, donc c’est une fierté de représenter la France en Croatie. Même si en ce moment, je me fais pas mal chambrer.

« Quand la Croatie joue, il y a une ambiance incroyable, c’est assez impressionnant tout cet engouement. Le soir de la qualification en finale, c’est simple, je n’ai pas dormi. »
Comment le pays a vécu le Mondial jusqu’ici ?
Quand la Croatie joue, il y a une ambiance incroyable, c’est assez impressionnant tout cet engouement. Le soir de la qualification en finale, c’est simple, je n’ai pas dormi. La ville était folle. Surtout qu’avec les touristes, l’ambiance est déjà festive de base. Tout le monde en parle sans arrêt en ville. En plus, avec l'arrivée des deux joueurs français que nous sommes, ça rajoute du piment. Que ça soit moi ou Michel Espinosa (recruté par Alavés à Clermont et envoyé en prêt à Istra, N.D.L.R.), on est déjà reconnus dans la rue alors qu’on vient d’arriver.

De tes yeux de Français, tu les sens comment les Croates à l’approche de cette finale ?
Ils sont clairement optimistes et à fond derrière leur pays. En fait, ils n’ont pas peur de la France, ils sont même confiants. Ils connaissent bien nos joueurs, mais ce qu’on entend beaucoup, c’est que leurs joueurs aussi sont dans les plus grands clubs européens.

« Pour les Croates, cette finale n’est pas une revanche de 1998 : c’est un tout autre match à une toute autre époque. »
Comment sont perçus les Bleus ? On en dit quoi ?
Dans le vestiaire, mes coéquipiers sont tous d’accord pour dire qu’on a la meilleure équipe de ce Mondial. Ils ne parlent même pas trop de 1998, même si quelques photos circulent. Pour les Croates, cette finale n’est pas une revanche d'un match disputé il y a vingt ans : c’est un tout autre match à une toute autre époque. En tout cas d’après mes coéquipiers.

Quel joueur leur fait le plus peur ?
Évidemment, Kylian Mbappé revient souvent dans les conversations, mais ça parle beaucoup de N’Golo Kanté dans le vestiaire : il est vraiment vu comme la clef des Bleus.


Est-ce que ça complique ou facilite ton intégration avec les seize Croates de l'effectif ?
Bien sûr, ça donne des sujets de discussion. Grâce à ça, on apprend mutuellement à se connaître dans une bonne ambiance. Débarquer dans un club étranger pendant le Mondial, c’est très positif.


Est-ce que tes coéquipiers croates savent qu’ils évoluent dans un club qui portent le nom du camp de base français à Moscou ?
(Rires.) Je leur ai dit, mais ils n’ont pas trop réagi, ils s’en foutent et n’ont rien dit de spécial en vérité. Ça les a fait rire, mais pas longtemps, en tout cas ça ne les a pas inquiétés.

Le match, tu vas le regarder où ?
On part en stage en Slovénie, donc on va le regarder tous ensemble à l’hôtel, avec bien sûr un maillot de l’équipe de France sur le dos. Même si le staff est espagnol, on sera en grosse infériorité numérique. D’autant que les Espagnols soutiennent plus la Croatie. Mais même à deux Français, on va montrer qu’on est là.


Si l’on gagne, où pourrais-tu fêter ça ?
Alors là... Je ne sais pas comment je vais fêter ça. En tout cas, ce sera avec Michel Espinosa en stage. Peut-être qu’on devra essayer de se cacher un peu. Ce qui est sûr, c’est qu’on restera sobre... Pré-saison oblige. En 1998, j’avais à peine 2 ans... Cette fois, c’est notre tour et ça me fait rêver tout cet engouement en France. J’ai envie de rentrer fêter ça avec la famille !





Propos recueillis par Adrien Hémard
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