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Nicolas Marin : « La Nouvelle-Calédonie, ma plus belle expérience humaine »

Le légendaire attaquant Nicolas Marin (36 ans) a passé deux mois, de février à avril dernier, à l’AS Magenta, en Nouvelle-Calédonie. Le Marseillais, qui avait déjà connu douze clubs et plusieurs années d’exil (Angleterre, Suisse, Grèce, Émirats arabes unis) assure avoir vécu une expérience unique à 17 000 bornes de chez lui.

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L’année dernière, à la même époque, vous veniez de quitter Toulon, et on vous imaginait plutôt prendre votre retraite...
C’était l’idée du moment. À Toulon, cela ne s’était pas très bien passé, sportivement et humainement. Quand on vient du monde professionnel et qu’on arrive dans un club amateur, il y a beaucoup d’attentes autour de vous. Je restais sur une saison compliquée à Boulogne-sur-Mer, où j’avais été longtemps blessé. Ce sont des choses qui arrivent, c’est comme ça. Je pensais plus mettre un terme à ma carrière. Et puis, j’ai reçu un jour un appel du président de l’AS Magenta (Michel Messeaud, ndlr), le meilleur club de Nouvelle-Calédonie. Il a une maison pas très loin de Marseille. Je l’ai rencontré, et il m’avait proposé de venir début 2017. Il m’a laissé réfléchir et fin 2016, quand il m’a recontacté, j’ai accepté. Je suis arrivé à Nouméa mi-février.

On ne vous demande même pas si c’était pour l’argent...
(Rires) Je n’avais pas de salaire là-bas. J’avais à ma disposition un appartement, une voiture et on payait les repas. L’AS Magenta, c’est un club amateur. Ils ont très peu de moyens. Il y a des primes de match, mais tous les joueurs bossent à côté ou sont étudiants. Peut-être que certains touchent 200 euros par mois, et encore. Non, si j’ai accepté d’aller aussi loin, c’était pour l’aventure humaine, et la perspective de jouer la Ligue des champions de l’Océanie.

Racontez-nous un peu vos premiers jours à Nouméa. Pas trop difficile ?
Si. Le voyage est long. Et le pire, c’est le décalage horaire. Neuf ou dix heures, je ne me souviens plus. J’ai mis un certain temps à m’habituer. Au début, je me réveillais en pleine nuit. Et impossible de me rendormir. Du coup, je dormais le jour. J’étais fatigué, mais je n’allais pas me plaindre : le soir, quand j’arrivais à l’entraînement, j’étais avec des mecs qui avaient travaillé toute la journée, parfois sous le soleil. Car il fait très chaud à Nouméa. Mais j’ai pris petit à petit mes repères. J’en profitais pour découvrir un peu Nouméa. J’allais à la plage, l’après-midi, puisque les entraînements ont lieu le soir. Mais le plus difficile, c’était d’être éloigné de ma femme et de mes deux fils.

Tous les jours ?
Non, non. Lundi, mardi, mercredi et vendredi. Jeudi, c’était repos, et on jouait le week-end. L’AS Magenta, c’est le meilleur club de Nouvelle-Calédonie. Le président et l’entraîneur, mais aussi tous les gens du club, font un boulot énorme. C’est un championnat amateur. Les structures sont très modestes. Celles de Magenta le sont, alors j’imagine que pour les autres, ça doit être encore plus difficile. Je ne sais pas si le football calédonien manque vraiment de moyens. Il y a de bons joueurs ici, ça se voit. Mais on comprend tout de suite qu’ils ne sont pas passés par des centres de formation. Tactiquement, ils ont des lacunes.

Votre présence en Nouvelle-Calédonie était donc surtout motivée par la perspective de disputer la Ligue des champions océanienne...
J’ai fait deux matchs de championnat. À chaque fois à Nouméa. Donc je n’ai pas trop eu le temps de me faire une idée précise du championnat.
« Contre les Tahitiens de Central Sport, c’était assez chaud. On sent qu’il y a une vraie rivalité entre Nouvelle-Calédonie et Tahiti. On gagne 4-2 et je marque un doublé. »
La Ligue des champions, c’était vraiment le challenge. Une semaine après mon arrivée, on a joué nos trois matchs de phase de groupes à Nouméa. On voulait terminer premiers, pour aller en demi-finales. Nous avions trois adversaires que je ne connaissais pas en arrivant. On a d’abord battu une équipe des Samoa (Lupe o Le Soaga, 2-1), et c’est lors de ce match que j’ai marqué mon premier but. Contre les Tahitiens de Central Sport, c’était assez chaud. On sent qu’il y a une vraie rivalité entre Nouvelle-Calédonie et Tahiti. On gagne 4-2 et je marque un doublé. Et contre Modang (Papouasie-Nouvelle-Guinée), on s’impose facilement 5-0 et je marque, sur penalty. Bon, c’est par la suite que ça s’est compliqué. Contre les Néo-Zélandais de Team Wellington, on fait 2-2 chez nous à l’aller. J’ai marqué mon dernier but avec Magenta. Au retour, on a explosé (1-7). Au total, j’ai marqué cinq buts et délivré trois passes décisives.

Cette élimination a signifié la fin de votre aventure en Océanie...
Oui. Le président aurait voulu que je reste un peu, mais pour moi, il était temps de rentrer. Ma famille me manquait trop. J’ai un de mes fils qui est au centre de formation de l’OGC Nice. Je vais le voir jouer tous les week-ends. Nouméa, c’est à 17 000 kilomètres de Marseille. Vous ne revenez pas pour passer trois jours en famille. Le président a parfaitement compris mon choix.

Que retiendrez-vous de cette expérience ?
C’était extraordinaire. Je pense avoir vécu ma plus belle expérience humaine depuis que je joue au foot. Les gens du club ont été extraordinaires avec moi. Ils m’ont vraiment super bien accueilli. Quand ils voyaient que ma famille me manquait, mes coéquipiers me parlaient, ils m’invitaient chez eux. Sportivement, j’ai affronté des équipes que je ne pensais pas rencontrer un jour, évidemment.

Et aujourd’hui, quels sont vos projets ?
Je vais avoir 37 ans... Si un petit club me propose quelque chose de sympa, pourquoi pas. Mais pas trop loin de Marseille. Je pense surtout à ma reconversion. J’ai un projet pour devenir conseiller de jeunes joueurs, avec un ami qui est également dans le foot. On va voir ça très bientôt.

Propos recueillis par Alexis Billebault
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