Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. // Euro 2016
  2. // Demies
  3. // France-Allemagne

Nicola Rizzoli, le juste prix

« Elles sont cuitas, les bananas découpées en dos, les patatos » , chantait sans aucune logique son presque homophone (son nom se prononce bien « Ritsoli » et non « Risoli » ). Pour sa dernière grande compétition estivale, l'arbitre italien se contentera de finir sur le match le plus important de cet Euro et il devrait être à la hauteur.

Modififié
Il ne rejoindra donc pas le Suisse Gottfried Dienst, le seul capable de compléter le Grand Chelem en dirigeant une finale d’un Euro, d’une Coupe du monde, de Coupe d’Europe des clubs champions (deux même) et de Coupe des villes de foires (ancêtre de la Ligue Europa), c'était dans les années 60. Ne manquait qu’une finale de l’Euro au sifflet italien après celle du dernier Mondial, de la C1 2013 et de la C3 2010, mais selon son ancien collègue Tiziano Pieri, le grand chelem virtuel est conclu : « Ce France-Allemagne, c’est une finale avant l’heure, et ce n’est pas un hasard si Collina a nommé son préféré pour arbitrer cette rencontre, bien plus importante que le match de dimanche. Si ce choc se passe sans encombre, Collina est le grand gagnant de l’Euro. »

Chahuté en Italie, intraitable hors de ses terres


Pourtant, rien ne laissait présager que Rizzoli pouvait être encore dans les petits papiers de son patron, la faute à une dernière édition de Serie A qui l’a vu souvent au milieu des polémiques, notamment lors d’un vif échange verbal avec Leonardo Bonucci, défenseur de la Juve, et à deux doigts du contact physique : « Ça a été très instrumentalisé tout ça (les arrêts sur images soigneusement choisis, ndlr), même s’il n’aurait pas dû laisser le joueur s’approcher. D’ailleurs, j’ai déjà vu Nicola dire clairement à d'autres : "Ne me touche pas." Collina enseigne à tendre le bras avec la paume vers l'avant pour augmenter le volume du corps d’un mètre, ça permet d’éteindre de suite les protestations avant même qu’elles naissent » , analyse son ancien collègue. Une scène qui n'était pas sans rappeler le triple « Vaffanculo » de Totti à son encontre, puni seulement d'un jaune, les critiques qui s'ensuivirent le tentèrent même un instant de stopper sa carrière, comme il le confia dans son autobiographie intitulée Quel plaisir peut-on prendre en faisant arbitre ?


De fait, le quintuple meilleur « fischietto » de Serie A en titre est loin de faire l’unanimité dans son pays : « Il exerce toujours de la même façon que ce soit en Italie ou hors des frontières, c'est juste qu'il a été un peu en dessous de son niveau durant cette saison de championnat, mais je pense que c’est parce qu’il voulait arriver au top de sa forme psycho-physique durant l’Euro. Et puis ses caractéristiques émergent mieux à l’internationale où le rapport avec les joueurs est réduit au minimum. » Sa place était ainsi garantie malgré une sérieuse concurrence interne : « Il y a deux types d’arbitres, les instinctifs et les réfléchis, j’ai toujours eu un penchant pour les premiers qui ne tergiversent pas, au risque de faire de grosses erreurs, mais avec un pourcentage de bonnes décisions très élevé, comme Orsato ou Rocchi. C’est une question de goût, comme préférer un style de jeu offensif à celui plus attentiste. »

Pas très loin de Collina


À 45 ans, le natif de Mirandola devrait ainsi entamer la dernière saison d’une carrière rêvée, à tel point qu’une comparaison avec son illustre prédécesseur n’a rien de déplacé : « Il a peut-être même fait plus que lui, mais Collina est intouchable, et pas seulement pour ses caractéristiques techniques ou sa capacité à se perfectionner. Il a été le premier arbitre à 360 degrés et le premier à comprendre l’importance de la communication. Il a été doublement grand parce qu’avant lui, tout arbitre qui n’était pas dans la norme physique ne faisait pas carrière, il fallait qu’ils soient inattaquables de ce point de vue auprès des supporters pour éviter d'être insultés plus que de raison. Lui est arrivé avec son crâne chauve et s’en foutait. Mieux, c’est à cela qu’on l’identifiait. » Plutôt beau gosse, et avec sa petite coupe en brosse, Rizzoli n'a pas eu de questions à se poser : « L'école italienne est la meilleure, pour éviter des conflits d'intérêts. Collina n'en a amené qu'un et a préféré deux Anglais, mais il n'y a même pas de discussion possible entre Atkinson et Orsato. C'est aussi pour cela qu'il ne lui a pas attribué la finale, même si ça l'arrange bien comme j'ai dit précédemment. » Ce sera donc une demie et sans arrière-pensées, preuve en est le penalty concédé à l'Irlande, en tout début de match et contre le pays hôte : « Je comprends la tentation de certains discours, néanmoins, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il a sauté de joie quand l'Allemagne a sorti l'Italie, mais peu importe le résultat de ce match, il y trouvait son compte, que ce soit en tant qu'Italien ou en tant qu'arbitre professionnel. » Il fait d'ailleurs un sans-faute entre le Russie-Angleterre, le Portugal-Autriche et le France-Irlande, c'est donc serein qu'il fera faire un double salto à son sifflet au moment d'entrer dans l'arène du stade Vélodrome.



Par Valentin Pauluzzi
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Hier à 17:01 Tournois rétro vintage indoor 2019 5
Hier à 16:51 Le double raté d'un joueur du Lesotho 5

Le Kiosque SO PRESS

Hier à 14:35 Alessandro Nesta va prolonger l'aventure à Pérouse 20
Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 14:27 Un match de D4 argentine retardé à cause d'une grenade 1