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L'État doit-il davantage intervenir dans les tribunes ?

Parmi tous les reproches et les cris d'orfraie qui se succèdent depuis les incidents de Nice-Marseille, une petite musique commence à se faire entendre de plus en plus fortement : l’État et les pouvoirs publics n’en font pas assez pour lutter contre les débordements des supporters. Dans un contexte où le sécuritaire est devenu la pierre angulaire du débat politique, on se doute que cette accusation va sûrement appeler une réponse, et peut-être de la surenchère.

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Dans les suites des débordements qui ont provoqué l’arrêt du match entre Nice et Marseille, la dimension politique va-t-elle donc prendre le dessus ? En effet, Vincent Labrune, président d’une LFP qui voit débouler devant elle ce dossier brûlant, a bien senti l’opportunité de se dédouaner, ainsi que des directions jugées trop accommodantes avec leur kop ou virage, comme ils l’avaient si bien réussi avec Mediapro. Il a donc adressé ce mardi un courrier aux ministères de l’Intérieur, de la Justice, de l’Éducation nationale et des Sports exigeant des moyens supplémentaires afin d’assurer « la sécurisation des matchs de football » , en soulignant la difficulté de gérer « certains supporters particulièrement complexes » . L’occasion surtout de se laver les mains, en pointant que « les pouvoirs de la LFP sont assez limités pour régler ces problèmes de violence et d’ordre public » . Labrune a ainsi sollicité le une-deux : « Il est essentiel que les fauteurs de trouble soient sanctionnés significativement, et cela nécessite une action commune des clubs, des instances, des pouvoirs publics locaux et nationaux, mais aussi et surtout de la justice. »

Mais que fait la police ?


Sur les plateaux télé, comme celui de L’Équipe du soir, le même son de cloche a teinté à nos oreilles citoyennes : trop de laxisme, trop d’indulgence, mais que fait la police ? Le cas britannique a été naturellement mis en avant pour réclamer par exemple des exclusions à vie (au diable la proportionnalité des peines), comme cela vient de se produire pour des fans interdits à vie du stade des Rangers après des attaques racistes envers un joueur du Celtic - sur décision du club au passage. Quoi qu’il en soit, tous ces discours à la suite des jets de bouteilles, puis envahissement du terrain, et échauffourées entre joueurs, stadiers et supporters, semblent entretenir l’idée que la France pécherait par angélisme. Un laxisme hexagonal inciterait de la sorte « les pseudo-supporters » à se croire tout permis, enveloppés d’un sentiment d’impunité. Dès lors, tout discours contraire, ou nuancé, se retrouve assimilé à de la complaisance. Premier point, les envahissements de terrains et débordements ont déjà eu lieu. Lors de Bastia-Lyon en 2017, de Montpellier-Nîmes en 2018, voire à Lille la même année où les supporters s’en étaient pris à leurs propres joueurs. Sans parler des événements à La Commanderie dans un OM en crise fin 2020. À chaque fois, des personnes ont été interpellées, des poursuites ont été engagées et des condamnations prononcées, à la hauteur des délits et des responsabilités identifiées.

Maintien de l’ordre ou Père fouettard ?


Parmi les cibles aujourd’hui, l’action de la DNLH (Direction nationale de la lutte contre le hooliganisme), qui serait trop passive ou inefficace. Avec près de 300 IDS (interdictions de stade) en moyenne par an (et environ 800 interpellations), avant les restrictions sanitaires et les huis clos, nous sommes quand même loin d’une police qui oublierait la politique du chiffre. Est-il besoin en outre de rappeler à quel point les IDS administratives s’avèrent arbitraires et sont généralement cassées devant les tribunaux ? Toutefois, à cibler ceux qui craquent des fumigènes, portent des T-shirts de groupes dissous ou allument un joint en douce, on passe certainement à côté des véritables risques. Enfin, les interdictions de déplacements, à tous les niveaux de compétition, n’avaient cessé de se banaliser, pour atteindre le total de 125 pour la saison 2018-2019. La France s’est aussi dotée d’une législation extrêmement dure concernant les supporters (Loppsi 2, etc.), récemment renforcée par certains volets de la « loi pour une sécurité globale » . Par ailleurs, peu de populations sont à ce point soumises à une perpétuelle surveillance, notamment par caméras (en attendant la reconnaissance faciale), et désormais soumis au pass sanitaire pour pouvoir entrer au stade. Les entailles aux droits des personnes assises ou debout dans les gradins n’ont cessé de s’accroître.

De fait, la demande de Labrune et le débat actuel sur une inertie des services de l’État compilent des signes inquiétants de la mémoire immédiate avec une certaine mauvaise foi, et même de l’ingratitude au regard de ce que coûte le foot aux finances publiques (en maintien de l’ordre, en soutien lors de la crise sanitaire, etc.). Ce qui s’est produit à Nice relève d'abord pour le coup de la responsabilité des clubs, voire éventuellement de la ville, propriétaire de l’enceinte pour la question des filets. Ensuite plus largement, il se propage encore cette illusion que des sanctions, nécessaires évidemment autant pour celui qui a lancé une bouteille sur Dimitri Payet que pour le préparateur physique marseillais qui a envoyé à l’hôpital un supporter, puisse avoir un effet dissuasif. Comme si la gestion des tribunes et les débordements qui s’y manifestent - conséquence d’un foot devenu phénomène social total - pouvaient se régler avec une petite leçon de père fouettard. Un alourdissement des sanctions appliquées de manière générale et collective ne calmera personne. Rogner l’État de droit en réclamant plus d’État dans les stades n’a jamais fait reculer ni la violence ni la délinquance.

Par Nicolas Kssis-Martov
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