Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // PSG-Saint-Étienne

Neymar, la stature de la liberté

Si le Brésilien est parfaitement entré statistiquement dans sa deuxième saison française (quatre buts, une passe décisive), c'est aujourd'hui l'évolution de son rôle tactique au PSG qui attrape les regards. Tuchel y est pour beaucoup et voilà Neymar avec le sourire, enfin.

Modififié

C’est l’histoire d’un fils du jeu, qui a débarqué il y a quelques mois à la manière d’un écolier dans une pièce fermée, pour voir : voir l’avenir à travers les yeux de son nouvel entraîneur, Thomas Tuchel, voir comment il allait être regardé par un homme dont il ne connaissait que le nom, voir aussi, sur table, un nouveau foot, une nouvelle idée, une nouvelle philosophie. Lorsqu’il évoque cette dernière, Tuchel s’illumine : « J’aime prendre des risques, j’aime quand ça bouge. Ma philosophie est esthétique, et l’esthétique appliquée au football, c’est le contrôle du ballon, le rythme, l’attaque à chaque minute. Tout cela consiste à essayer d’inscrire le plus de buts possible. » C’est du football poétique, versifié pour reprendre l’expression du poète et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, celui qui ramène à l’enfant libre dans sa cour d’école, qui voit son sport comme une envolée plus que comme l’exécution stricte d’un plan d’action.


Le 13 mai dernier, Neymar a ainsi rencontré Thomas Tuchel au cours d’un rendez-vous où le Brésilien s’était pointé avec « une ardoise et un feutre » dans son sac. « Alors forcément, j’ai dessiné » , glissait le coach allemand de quarante-cinq ans, lors de sa toute première conférence de presse à Paris, au milieu du printemps dernier. Et Tuchel a activé le premier levier de sa méthode : la stimulation du bonheur chez l’individu – ici le joueur – pour le pousser ensuite à la prise de décision en action. « Mes joueurs savent que je peux leur trouver des espaces, mais après, c’est à eux de trouver les solutions » , explique-t-il. Neymar dans tout ça ? « On a parlé tactique un bon moment. J’ai vu un un sourire sur son visage, et c’est ça que je veux. (...) C’est un artiste, un joueur exceptionnel, l’un des meilleurs au monde. Tous ces grands joueurs n’ont pas besoin de traitement spécial. Si on crée une structure pour qu’il s’exprime, on aura un joueur-clé pour nos conquêtes. »

L'isolé éternel


Puis, l’été est passé, une Coupe du monde avec, et donc beaucoup d’histoires. Que retenir de la campagne russe de Neymar ? Ses larmes à l’issue du match contre le Costa Rica et la colère de Tite, venu hurler en conférence de presse que « mettre autant de pression sur un seul homme est inhumain » ? Ou plutôt le retour sportif d’un joueur touché à la cheville à la fin du mois de février et revenu à toute allure pour laver le souvenir de 2014 ? Tout ça raconte en réalité Neymar, prédestiné qui représente l’idée que l’on peut se faire du « joueur de sélection » et isolé éternel du circuit au moment où les lampions s’allument : sur un terrain, Neymar ne s’appartient plus, et ce, depuis le premier jour, ainsi va son destin.


Du Mondial, il reste alors cette réputation de pleurnichard, coincé entre la tricherie qu’on lui prête et un statut de victime naturelle, le dribbleur étant devenu – peut-être en Russie plus qu’ailleurs – une espèce à éteindre pour de bon. En 2018, on ne casse plus une organisation défensive par un éclair technique, mais plutôt par un triangle ou une contre-attaque rapide : c’est du football de « prose » (Pasolini), l’univers du collectif organisé dont le « seul moment de poésie est le contre-pied » . Ciblé, Neymar l’a été dès son retour aux affaires cet été : à Nîmes (2-4) début septembre, l’international brésilien (92 sélections) a été accueilli comme « la pleureuse de la Coupe du monde » (c’est le folklore) ; aux États-Unis le week-end dernier, DeAndre Yedlin, défenseur du Team USA, s’est permis de se le payer en public après un contact en demandant à l’arbitre d’un USA-Brésil (0-2) au suspense relatif s’il avait « vu la Coupe du monde » .


« Il peut être une inspiration pour prendre des risques »


En plein mois de juillet, Neymar a alors admis ne pas avoir voulu « voir un ballon » devant lui de l’été. À cet instant, Tuchel est intervenu et a serré sa relation avec le Brésilien, avant de lui filer les clés tactiques du camion parisien dans un 3-4-1-2 où le bonhomme passe les plats avec une liberté de mouvement plus importante qu’à gauche. Pourquoi ce choix ? « Neymar est notre leader quand il est heureux dans son jeu, dans la créativité, quand il peut être une inspiration pour prendre des risques » , répond l’entraîneur parisien. C’est le Neymar du début de saison dernière, celui qui touchait plus de 120 ballons par rencontre, celui qui ne s’était pas encore perdu dans un penaltygate avec Cavani et qui ne s’était pas encore enroulé dans une guerre cosmique avec ses partenaires. Au bout, il y a quand même eu les chiffres : dix-neuf buts, treize passes décisives, en vingt matchs de Ligue 1. Brillant. Derrière, il y a eu aussi Kylian Mbappé, qu’on a voulu opposer à Neymar en oubliant que ces deux étoiles pouvaient aussi s’allumer ensemble, pour le meilleur. Il suffit peut-être aussi parfois d’écouter le premier, venu expliquer dans France Football que leur « relation est basée sur le respect et l’admiration réciproques » là où le second a évoqué un « gamin à qui [il] tente de transmettre [son] expérience afin de l’aider à être encore meilleur » .


Alors, où est le problème ? Nulle part, pour le moment, Mbappé se mettant même en retrait après le succès de l’été à Guingamp (1-3) en évoquant son coéquipier comme « une superstar pour qui il faut travailler » . Et jusqu’ici, avec quatre victoires en quatre matchs de Ligue 1 et derrière les travaux du début de l’ère Tuchel, c’est ce qui saute aux yeux : le triangle offensif parisien avance bien, ensemble, et forme un tout, le schéma tactique de l’Allemand permettant notamment à Neymar de prendre le ballon plus haut que par le passé et d’évoluer librement, avec un rôle défensif plus réduit, même si son pressing offensif, notamment face à Angers, aura été essentiel. Un Neymar neuf est arrivé, pour ce que certains voient comme « l’une des saisons les plus importantes de sa carrière » (Marquinhos), avec au bout une Copa América à jouer à la maison, au Brésil, l’été prochain. On repense à cet instant à Unai Emery, qui décrivait il y a quelques mois son ancien joueur comme un homme « extrêmement intelligent dans l’usage qu’il fait de son génie » . C’est surtout désormais un joueur libre dans son expression, qui compte déjà quatre buts en quatre journées de championnat : reste à voir où s’arrêtera la conquête.



Par Maxime Brigand
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Partenaires
Podcast Football Recall Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
À lire ensuite
Khazri le facteur X