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Newcastle, la politique de la survie

Rachetés en juillet 2007 par le milliardaire Mike Ashley, les Magpies sont aujourd'hui au bord d'une seconde relégation en sept ans avec une petite victoire lors des quatre derniers matchs. Le tout autour d'une politique de transferts pointée du doigt, des échecs répétés et un entraîneur en panne de solutions. Le déplacement à Stoke sonne déjà comme un virage décisif.

Comme la sale impression de voir arriver une vague dont on ne peut contenir la force. Les images sont assez symptomatiques de la dérive d'un peuple. La scène date du 13 février dernier, et l'histoire n'aura duré que quelques minutes. Dix-sept au total, au cours desquelles le Chelsea malade de Guus Hiddink va dérouler sa machine et inscrire les trois premiers buts d'une victoire éclatante sur un Newcastle à la dérive (1-5). Au centre des naufragés, un homme s'avancera quelques minutes plus tard face à la presse. Ses boucles semblent aussi fatiguées que son talent, mais à 34 ans, il veut prendre le poids de la douleur sur ses épaules. « Nous tenons à nous excuser pour ce qu'il vient de se passer. C'est terrible pour nous, mais aussi pour l'ensemble des personnes qui nous suivent. Je sais que, pour les supporters, ça sera très dur d'oublier cette rencontre. L'heure n'est plus à se chercher des excuses, on doit prendre des points maintenant, et vite » , pose dans les couloirs de Stamford Bridge le capitaine des Magpies, Fabricio Coloccini. Newcastle vient de se faire gifler pour la quatorzième fois de la saison et de descendre, en silence, dans une zone rouge avec laquelle il ne cesse de danser depuis plusieurs années.

La rupture avec les supporters


De son côté, Alan Shearer, légende de St James' Park, est assis face à Gary Lineker sur le plateau de Match of the day. C'est la messe du samedi soir, le nouvel espace de jeu de Shearer, mais aussi le siège où il étale désormais son spleen. « Ce match a été embarrassant du début à la fin. Cette équipe a du potentiel, mais ça ne suffit pas. Au-delà du talent, vous devez avoir du caractère et une attitude qui montre que tu as envie de gagner. C'est sans espoir » , lâche le meilleur buteur de l'histoire de la Premier League. À Newcastle, son souvenir résonne comme un dernier souvenir. On passe devant son visage affiché sur la façade du Shearer's, on enfile son écharpe noir et blanc, et la réalité reprend doucement le dessus sur St James' Park. Un stade où Newcastle n'a remporté cette saison que quatre rencontres et où le plaisir est aussi rare que les sourires. Où est passé le St James' Park effrayant, celui qui faisait peur, où on ne prenait pas de points ? L'enceinte a changé de nature au fil du mandat de Mike Ashley, propriétaire du club depuis 2007, pour devenir un espace de révolte.


C'est simple, Newcastle a perdu l'essence qui faisait sa force, soit un rapport intime entre le club et ses supporters. Le sponsor Wonga, une société de crédit financier sur internet accrochée sur le maillot, fait même encore débat. Ashley, milliardaire propriétaire de la firme Sports Direct, est devenu progressivement l'homme à abattre, changeant la nature d'un club appelé historiquement à disputer une place pour l'Europe et qui se bat aujourd'hui pour survivre chaque saison en Premier League. L'éclaircie apportée par la cinquième place en 2011-12 n'aura finalement été qu'une anomalie, rien de plus. De quoi faire surgir depuis quelques mois, dans les travées, des cartons rouges dénonçant le manque d'ambition du propriétaire. La politique de recrutement est également pointée du doigt avec plus de 100 millions d'euros dépensés depuis l'été dernier pour des talents non confirmés et quelques échecs déjà actés à l'image de Florian Thauvin, déjà reparti à Marseille. Au fil des mois, l'expérience montée par Alan Pardew a été démontée au fur et à mesure des mercatos. Avec des figures ciblées désormais directement comme le trio Gouffran-Rivière-Obertan qui n'a disputé que 430 minutes cette saison.

Les talents temporaires


Alors oui, Newcastle a trouvé le talent de Georginio Wijnaldum, mais le gamin de Rotterdam ne peut pas porter tout un groupe sur ses épaules pendant 38 matchs. D'autant que les supporters des Magpies ont déjà acté son départ l'été prochain, Mike Ashley étant incapable de retenir ses talents. Voir Newcastle dans cet état est devenu un problème en soi, car l'Angleterre du foot ne peut accepter de voir un tel club ailleurs qu'en Premier League. Les arrivées hivernales de Townsend et Shelvey ont apaisé la colère pendant quelques semaines du fait de leur expérience, mais les résultats ne s'améliorant pas, le retour du boomerang n'a été que plus violent. Aujourd'hui, à l'heure de se déplacer à Stoke, Newcastle est dix-huitième à égalité avec Norwich et compte encore un match en retard face à Manchester City. Un monument est en péril. Reste à savoir s'il n'est pas déjà trop tard.


Par Maxime Brigand
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