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Near Live Clips et football en kit

Lors du dernier appel d'offre des droits TV de la Ligue 1, Free a, sans trop faire de bruit, mis la patte sur le lot des «  near live clips  » , qui permettra à ses abonnés de regarder les buts et les meilleures actions des matchs du championnat en quasi-direct. Prix de l'opération ? 50 millions d'euros. Soit pas grand-chose, pour une offre qui pourrait peut-être furieusement secouer le paysage audiovisuel footballistique français.

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C'est bien connu, il y a plusieurs façons de se jeter à l'eau. Il y a d'abord ceux qui ne s’embarrassent pas de la subtilité et foncent tête la première dans la mer agitée. Et puis il y a les sages, ceux qui craignent l'hydrocution ou les rochers planqués sous les vagues. Quand il a fallu plonger dans la tempétueuse aventure des droits TV, Free (plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires) a donc choisi l'option raisonnable, en dépensant seulement 50 millions d'euros pour acquérir auprès de la LFP les droits de diffusion du lot 6 . Ce dernier permet à l'opérateur de proposer « en quasi-direct » auprès de ses abonnés fixes et mobiles « les buts, les plus beaux arrêts et les meilleurs moments de chaque match de Ligue 1 » . Plus précisément : Free va pouvoir diffuser lesdits buts et actions dans des clips de 30 secondes, diffusés avec un différé d’au moins une minute par rapport au direct. Autre information importante : la firme de Xavier Niel pourra proposer jusqu’à 60 clips par match. Ce qui constitue dans l'absolu un temps effectif de 30 minutes par rencontre. Voilà qui fait beaucoup et qui incite à se demander si cette option, baptisée "near live clips", n'est pas appelée à cartonner auprès d'une certaine audience, pour qui passer 90 minutes devant un Brest-Dijon a des airs de purgatoire télévisuel.

Du foot en clip et en kit


Conceptuellement, la chose, à savoir transformer un match lambda en une rencontre regardable en pièces détachées, peut faire hurler. Elle n'est pourtant pas nouvelle en France : lors du précédent appel d'offres des droits TV de la Ligue 1 couvrant la période 2016-2020, ce fameux lot 6 des droits était déjà en vente et avait trouvé un acquéreur. À savoir, beIN Sports, qui était un diffuseur majeur de la Ligue 1. Ce qui n'est pas le cas de Free aujourd’hui. « Et c'est justement ça qui est intéressant, relève l'ancien directeur des programmes de Canal+ Belgique Pierre Maes, notamment auteur du Business des droits TV du foot. Free n'est pas le diffuseur des matchs en direct, alors que, généralement, le diffuseur de ces rencontres s'empare aussi des droits sur les "near live clips". » C'est notamment ce que fait Sky Sports en Angleterre : non content de payer près de deux milliards de livres pour les droits de diffusion du championnat anglais de 2019 à 2022, le groupe a aussi veillé à renouveler ses droits sur les clips mobiles de la Premier League, sur la même période. « Globalement, ces diffuseurs, comme beIN, exploitent ces droits, mais avec parcimonie, parce qu'ils ont peur que ça porte atteinte à l'audience du direct » , analyse Pierre Maes.

« La question, c'est de savoir si le "near live clips" peut mettre à mal le modèle du live »


Free, qui n'aura évidemment pas ce genre de problème, pourra au contraire s'en donner à cœur joie. Selon L'Équipe, l'opérateur proposera une application « téléchargeable et utilisable par l'ensemble des détenteurs de smartphone, tablette ou télévision connectée, à un prix logiquement très attractif. Particulièrement pour les abonnés Free, puisqu'elle sera gratuite dans certaines formules d'abonnement. » Reste encore à savoir si les spectateurs vont mordre à l’hameçon. Le public cible semble en tout cas relativement identifié : « Évidemment, quand on acquiert des droits qui sont très smartphones friendly, on regarde du côté des jeunes, poursuit Pierre Maes. Après, j'ai toujours pensé que le football en live pourrait engendrer une certaine lassitude un jour, auprès d'une certaine catégorie de spectateurs. Un match de 90 minutes, parfois, il ne se passe pas grand-chose, ça fait partie de la structure du foot. Rien à voir avec le basket, où des paniers sont marqués sans interruption... La question, c'est de savoir si le "near live clips" peut mettre à mal le modèle du live, qui monopolise de nos jours quasiment toute la valeur des droits TV. »

Du fric et des clips


Difficile de se projeter pour l'instant. « Moi, j'ai un sentiment très intuitif et personnel : si on regarde le montant total des droits TV en France, qui grimpent au-delà du milliard, 50 millions pour ces droits "near live clips", ce n'est vraiment pas cher, avance Pierre Maes. Après, il faut monétiser tout ça et là, ce n'est pas encore très facile. On a quelques exemples à l'étranger, notamment aux Pays-Bas, où certains opérateurs ont tenté de commercialiser ces droits via des abonnements, qui coûtaient autour de deux euros par mois. » Soit ce que Free pourrait peut-être proposer pour la Ligue 1. « Là, le défi pour eux, c'est que, pour ce genre d'abonnements à prix réduit, il faut faire beaucoup de volume, toucher beaucoup de monde, afin de rentabiliser les 50 millions investis, nuance Pierre Maes. Ceci dit, ça pourrait donner des idées à d'autres entreprises à l'international : si ça marche pour Free, ces droits vont devenir de plus en plus chers, c'est certain. » Le cas échéant, peut-on penser que les ligues pourraient arrêter de vendre au plus offrant ces "near live clips" susceptibles de cannibaliser l'audience et la valeur du direct ? « Personnellement, je ne commercialiserais pas ces droits, car je pense que ça porte en effet atteinte à la valeur des droits live, conclut Pierre Maes. Après, ne pas les commercialiser signifie aussi laisser le champ libre au piratage. Si on veut trouver ces buts et ces actions illégalement sur le web, c'est possible après tout. » Une chose est sûre : le pari de Free intrigue et pourrait bien changer quelques grandes lignes, au sein du paysage audiovisuel footballistique français.

Par Adrien Candau Tous propos recueillis par AC
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