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Nazionale recherche jeunes mecs mortels

Pour son retour dans une compétition officielle depuis le fiasco, la Nazionale défie la Pologne à Bologne ce vendredi dans un contexte loin d’être apaisé de l’autre côté des barrières. Au menu des préoccupations, le manque de jeunes joueurs italiens pouvant postuler en équipe A inquiète jusqu’au plus haut niveau de l’État. Avec une pointe de populisme sur les bords.

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Voilà un sentiment que pas mal d’Italiens ont oublié depuis près de dix mois. Celui de pouvoir un peu vibrer, frissonner, voire même de s’extasier devant un match de son équipe nationale. Une éternité qui pourrait presque paraître burlesque, tant l’Italie ne peut pas s’abaisser à sauter de joie à l’idée d’attaquer cette première Ligue des nations de l'histoire. Elle qui a tant gagné, tant lutté pour rester au sommet du football mondial et dont l’absence lors de la dernière Coupe du monde n’a échappé à personne. Presque un an après le désastre de San Siro, la Nazionale va affronter sur son sol la Pologne dans un match à enjeu, même s’il apparaît comme minime.


Pourtant, en conférence de presse pour annoncer sa liste des 31 le 3 septembre dernier, Roberto Mancini avait envie de ne faire passer qu’un seul message à son auditoire du jour. L’envie de ne parler que d’un manque qui semble l’obséder nuit et jour : « Il n'y a jamais eu aussi peu d'Italiens sur les terrains. Souvent, les Italiens qui sont sur le banc sont meilleurs que les titulaires de certains clubs. Il faut qu'ils jouent, surtout les jeunes. Il faut avoir plus de courage. (...) Nous essayons de lancer un message fort. Nous sommes convaincus que ceux qui sont forts chez les jeunes peuvent l'être aussi au niveau supérieur. Il ne nous reste qu'à attendre et espérer voir nos jeunes régulièrement sur les terrains et à haut niveau. » Sur le papier, la remarque semble en effet plus que pertinente : en juin et juillet, l’Italie a regardé le Mondial depuis son sofa pour la première fois depuis 60 ans, a ensuite dégringolé de façon inédite à la 21e place du classement FIFA en août et surtout affiché un retard évident sur les autres ogres européens et mondiaux. Même si la légitimité du témoignage de Mancini peut résolument poser question.

L'hôpital qui se fout (un peu) de la charité


Le premier à se réjouir des propos de Mancini, à clamer haut et fort à qui voulait l’entendre « qu’il l’avait dit » était évidemment Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur et secrétaire fédéral de la très à droite Ligue du Nord. Un homme qui, avant le match retour face à la Suède, n’avait pas caché « regretter l’époque des trois étrangers sur le terrain » et botter honteusement en touche lorsque les cas Jorginho et Eder lui arrivaient aux oreilles expliquant « que selon lui, seuls des joueurs italiens devraient jouer en équipe nationale » . Là où le constat de Mancini prête véritablement à sourire, c’est évidemment lorsque le doigt est mis sur les prémices de la diminution de joueurs italiens dans les clubs de Serie A. Comme repère chronologique, beaucoup évoquent le rebond post-2006 manqué, année du sacre en Allemagne, du Calciopoli ou des futures négligences au niveau des jeunes qui expliqueraient en partie pourquoi l’Italie en est arrivée là. Comme par enchantement, treize ans plus tôt et pour la première fois dans l'histoire du Calcio, une équipe italienne n’alignait aucun joueur italien au coup d’envoi d’une rencontre.



C’était le 23 novembre 2005, lorsque l’Inter entraînée par un certain... Roberto Mancini explosait le FC Artmedia Bratislava 4-0 en Ligue des champions. Même constat le 23 avril 2016 lors d’Inter-Udinese, où aucun joueur italien n’avait été aligné sur la pelouse. Le problème ne date pas d’hier, et n’a surtout pas empêché cette même année l’Italie d’aller jusqu’en quarts de finale de l’Euro 2016, tout en faisant une finale quatre ans auparavant en Suisse et en Autriche contre une Espagne intouchable. Dans l’histoire récente, ce type de discours est souvent ressorti lorsque les nations patinent sur la scène internationale, souffrant surtout d’un déficit générationnel. Il ne faut pas oublier qu’en France, en amont des éliminatoires 2012 et d’une calamiteuse Coupe du monde en Afrique du Sud deux ans plus tôt, Laurent Blanc avait proposé à Nenê d’intégrer le groupe Bleus, avant que le processus ne se remette en marche et que les Bleus ne remportent la Coupe du monde six ans plus tard avec seulement neuf des vingt-trois joueurs de l’EDF évoluant en Ligue 1. Chacun son tour.

Shutter Island


Là où l’appel de Mancini tape encore à côté, c’est lorsqu'on se penche sur la présence des joueurs « expatriés  » en Serie A, ces « champions ou demi-pipes » qui prendraient la place des jeunes Italiens selon Mancini ou le très averti Salvini. Les chiffres communiqués par le CIES (Centre international d'étude du sport, N.D.L.R.) au mois d’octobre 2017 infirmant quelque peu le constat : l’Italie a vu 55% du temps total de son championnat disputé par des joueurs expatriés. Plus qu’en France ou en Espagne (36-39%), mais autant voire moins qu’en Allemagne (51%), au Portugal (54%) et surtout l’Angleterre (61%). Dans le secteur des jeunes, les résultats de ses équipes sont loin d’être critiques avec notamment deux finales (certes perdues) cette année en U17 et U19 lors des championnats d’Europe.


Dans la Gazzetta dello Sport, le billet d’humeur d’Arrigo Sacchi pointe d’une certaine façon l’ensemble des acteurs du football italien pour expliquer le reste du chemin à parcourir : « Mancini demande aux clubs plus de joueurs italiens, si possible des jeunes. Il me semble pourtant que ce qui importe au quotidien aux dirigeants et aux supporters aujourd’hui, c’est que leur club de cœur gagne. Avec des Italiens ou non. » Comprendre plus globalement un manque d’investissement sur le secteur des jeunes joueurs, et un manque de temps qu’il leur est laissé pour s’affirmer totalement. L’exemple de Pietro Pellegri, 17 ans et quelques matchs en pro seulement déjà appelé par Mancini, en est la parfaite illustration. Sacchi ne dit pas autre chose : « Être vice-champion U17 et U19 n’est jamais quelque chose d’anodin. (...) Il faut une intervention de la Fédération, comme l’ont fait la France et l’Allemagne par le passé en obligeant les clubs à créer des académies où les jeunes s’entraînent 16-20 heures par semaine, en créant des centres d’excellence. La Fédération italienne vit un moment difficile et va devoir porter des réformes novatrices pour s’en sortir, en replaçant le ballon au cœur du projet.  » De l’extérieur pourtant, et notamment en Pologne, le président de la Fédération polonaise Zbigniew Boniek possède une tout autre analyse sur l’Italie de Mancini : « L’élimination a été une tragédie pour l’Italie, mais le gouffre est déjà comblé. Vous êtes repartis, l’Italie fait à nouveau partie des plus grands. » Intox peut-être, mais la question mérite d'être posée : et si tous ces problèmes n’étaient en réalité pas si insolubles que cela ?

Par Andrea Chazy
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