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Nathalie Boy de la Tour et la LFP, clap de fin

Nathalie Boy de la Tour a annoncé officiellement qu'elle ne briguerait pas, à 51 ans, un second mandat à la tête de la LFP. Une décision assez surprenante dans un univers où, par contre, les hommes cultivent plutôt l'habitude de s'accrocher à leur poste (Frédéric Thiriez était demeuré en place 14 ans). Elle n'a clairement pas à rougir de son bilan présidentiel et on a donc bien du mal à saisir ce qui a pu la décourager. À moins de lire entre les lignes.

Son arrivée aux commandes de la LFP avait constitué une demi-surprise. Impossible de se mentir, on imaginait mal le monde du ballon rond, ce « fief de la virilité » , même au sein de son élite sportive et économique, accorder une telle reconnaissance à une femme, la première à prendre les rênes d'une telle institution dans le sport français. Bien sûr, ses compétences lui avaient effectivement déjà valu de rentrer au Conseil d'Administration en 2013. Et par ailleurs, le poste de Président et ici de Présidente s'apparente davantage à une forme de régence déguisée, qui doit composer entre les barons de la Ligue 1 et le tiers état des petits clubs. Un rôle très singulier qui, pendant longtemps, se résuma à négocier les droits télés, le plus possible à la hausse, et se plaindre auprès de l'Elysée du vilain fisc qui empêche de gagner la Champions League, jusqu'à en irriter même Nicolas Sarkozy.

Au-delà du symbole


Nathalie Boy de la Tour, c'est avant tout un CV professionnel (responsable de la filière digitale de Bossard Gemini puis de l'agence de communication BBDO2 avant de lancer le salon parisien Galaxy Foot, etc..) qui sent bon l'évolution récente d'un foot où communication et médias sont devenus aussi importants que la passion dévorante de quelques notables (Jacques-Henri Eyraud à Marseille en représente une autre illustration). Si son élection représentait un symbole fort pour la cause des femmes, il serait erroné de ne regarder que cette facette du personnage. En seulement quatre ans, elle a ainsi largement contribué à transformer la ligue en une entreprise moderne, tournée vers le digital et l'international, et son héritage se révèle de ce point de vue non négligeable. En retour, elle répéta sans cesse sa volonté de réformer la «  gouvernance » de la Ligue, en dénonçant des statuts qui bloquaient tant les réformes nécessaires. D'où, aussi, ces rumeurs que les « gros » clubs l'avaient lâché, surtout depuis la crise de la COVID-19.


Ces derniers mois ont été en effet très éprouvants. Pendant la crise sanitaire, elle avait baissé, à l'instar des autres dirigeants, sa rémunération de 30% , histoire de donner l'exemple (et un beau communiqué de presse par la même occasion). Auparavant, elle avait multiplié les petits gestes à fort rendement médiatique, comme s'associer en 2019 à la Journée internationale des femmes, ou signer un partenariat avec la WWF France sur le registre biodiversité et écologie. Néanmoins, certains membres de la « grande famille  » du foot pro lui ont reproché de ne pas s'être assez engagée afin obtenir, auprès de l’État, la reprise des championnats comme à l'étranger. Elle s'en était ouvertement agacé dès la fin avril. « Nous avons pu trouver très fréquemment assez indécent la cacophonie ambiante, lorsqu'on parle de plus de 20 000 morts en France. Mais, vous le savez, on est dans un milieu où il y a beaucoup de testostérone, où il y a beaucoup d'idées, où il y a beaucoup de tensions sportives (...) Le football professionnel n'en ressort pas grandi. » Cette déception désabusée répond à sa volonté de repositionner l'image du foot, une des dimensions de son « plan stratégique  » pour 2020.


Le mur des c...


Rien qui ne changeait radicalement les choses en interne, et le storytelling se déclinait sans risque. Si, par exemple, elle n'avait pas reconduit l'attitude méprisante d'un Frédéric Thiriez envers les supporters et les ultras (jusqu'à parler maladroitement de «  folklore  » au sujet des insultes homophobes, certes au milieu d'un débat fort mal introduit par Roxana Maracineanu), elle s'avéra en revanche toujours aussi sourde aux vraies revendications des tribunes, dès qu'elles touchent au porte-monnaie, comme les matchs du vendredi ou du lundi pour la Ligue 2 ou le National. De la sorte, ce fut le ministère des sports qui initia un vrai dialogue et de timides avancées, par exemple sur les fumis.


La question reste toutefois entière : pourquoi jeter l'éponge, même si, depuis, Michel Denisot est sorti du bois, preuve que dans les coulisse se tramaient quelque chose pour sa succession. La première concernée ne se dévoile guère à ce propos. Cependant, dans L’Équipe, elle lâche, quelque peu fatiguée : « J'en suis fière et heureuse. J'espère avoir créé des vocations et le foot a besoin de se féminiser. Les attaques sexistes dont j'ai été l'objet sur les réseaux sociaux sont inacceptables. Diriez-vous d'un homme que le costume est trop grand pour lui ? Bien sûr que non. Les codes doivent changer. Le management autoritaire ou paternaliste, c'est fini. La bienveillance n'est pas une faiblesse. »

Par Nicolas Kssis Martov
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