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Nathaël Julan, mort d’un géant

L'avant-centre de 23 ans est mort ce vendredi 3 janvier 2020, au volant de son Audi Q5, sur les routes des Côtes-d’Armor. Son talent, sa complexité et son mètre 96 méritaient évidemment un autre sort. Le joueur de Guingamp, qui passait le plus clair de son temps au Havre, sa terre d’origine, est parti dans un dernier virage, sans assouvir son rêve ultime : la conquête de la Premier League.

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C’était une journée comme une autre dans la vie de Nathaël Julan. Après la séance d’entraînement de vendredi, l’attaquant guingampais avait pris place au volant de son Audi Q5, suivi par la voiture d’un coéquipier, en direction de Saint-Brieuc. Un virage plus tard, le véhicule, qui avait parcouru un bout de champ, était sur le toit, au milieu des peupliers, et venait de percuter un arbre. Malgré les soins prodigués par le médecin du SAMU arrivé sur les lieux de l’accident, le pire n’a pu être évité. Deux ans et demi plus tôt, la voiture du jeune homme avait déjà terminé sur le toit, mais il s’en était miraculeusement sorti avec de simples égratignures. Cette fois-ci, Nathaël Julan n’a pas eu la même chance et s’est éteint comme personne n’a envie de s’éteindre : à Pordic, sur la RD786, à 23 ans. On aurait pu lui imaginer un autre sort. Pour tout dire, tous ceux qui ont croisé un jour ses beaux yeux clairs en étaient persuadés : ce grand gaillard d’1,96m avait trop de filouterie, d’intelligence et d’humour pour ne pas hériter d’un joli destin. Lui-même avait l’air d’en être convaincu, même si sa désinvolture permanente racontait autant sa confiance en lui que ses doutes. Car jusqu’ici, Nathaël Julan avait déjà goûté aux côtés sucrés de la vie de footballeur professionnel (premier contrat pro dans son club formateur, le HAC, premiers buts, convoitise de clubs anglais, transfert dans un club de Ligue 1, Guingamp), mais aussi à ceux qui sont un peu plus amers (difficultés à s’imposer à l’EAG, prêt à Valenciennes, problèmes à s’épanouir loin du cocon havrais).


Havrais de vrai


À l’origine, il y a donc eu le talent. Né à Montivilliers, dans la banlieue havraise, le Normand suit l’itinéraire classique d’un gamin plus doué que la moyenne. « J’ai commencé le foot à l’âge de cinq ans. Mes parents ont même dû demander une dérogation, car normalement, on ne peut débuter qu’à six ans. C’est comme ça que j’ai débuté avec le club des Tréfileries, qui était situé juste à côté de chez moi, détaillait-il à Paris-Normandie, en 2014. Mon père était gardien de l'équipe première des Neiges. C’est un fou de foot lui aussi ! Dès huit ans, j’ai intégré l’école de foot du HAC. Puis, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin. » Julan n’a que 18 ans et n'a pas encore découvert le monde professionnel au moment de ce passage dans la presse régionale. Deux ans plus tard, son statut a changé. Le 6 novembre 2016, il inscrit son premier but en pro d’une sublime balle piquée sur une passe de Zinedine Ferhat lors d’une victoire à Laval (0-2). Avant de quitter le stade Francis-Le Basser, Julan, 20 ans, s’empresse d’appeler son père pour partager sa joie. Ce dernier lui confie qu’il n’a rien vu, les caméras de beIN SPORTS ayant rendu l’antenne juste au moment où le fiston a armé sa frappe. Heureusement, la radio fonctionnait très bien, et France Bleu lui a tout raconté.

Vidéo

Vie rapide, mec rapide


Sûrement trop gourmand trop tôt, Julan, qui n’a pas réussi à s’engager auprès de l’un des nombreux clubs anglais qui le convoitaient (Wolverhampton, Crystal Palace, Stoke City, Norwich, Middlesbrough...), tente de vite prendre son envol en Ligue 1 au mercato hivernal 2018. Après tout, il est plus attaché à sa ville (dans laquelle on le voyait toujours se balader, même quand il vivait à Guingamp ou à Valenciennes) qu’à son club, avec qui l’histoire s’était terminée de manière un peu triste, le joueur ne célébrant plus ses derniers buts. Ce qui ne l'empêche pas de publier sur les réseaux sociaux une photo teintée de nostalgie ciel et marine le jour de son départ.


Direction Guingamp, un club malade qu’il ne parviendra pas à empêcher de descendre en Ligue 2 et dans lequel il n’a jamais réussi à s’imposer. Pas pour rien que le club breton l’envoie six mois en prêt à Valenciennes à l’hiver 2019. Dans le Nord, Julan dispute 13 matchs et marque deux buts, dont celui du maintien, lors de l’avant-dernière journée de Ligue 2, contre... ses copains du HAC (1-0). Revenu à Guingamp cet été, le buteur n’a jamais vraiment eu sa chance, malgré un changement d’entraîneur.



Qu’importe, les fêtes de fin d’année semblaient lui avoir fait un bien fou. Le 29 décembre, "Natha" postait une vidéo où on le voyait travailler d’arrache-pied avec un préparateur physique au Havre. Le 31 décembre, il publiait une photo où l'on pouvait imaginer qu’il venait de faire rire sa mère. Au moment du tirage au sort des 32es de finale de Coupe de France, au début du mois dernier, il avait aussitôt averti qu’il se rendrait à Saint-Brieuc pour assister au match entre le Stade Briochin (N2) et Gonfreville l’Orcher (N3), commune située à deux pas d’où il est né et où il a grandi. Là-bas, David Bangala, l’un de ses nombreux copains du centre de formation du HAC, qui n’a pas eu la chance de passer pro, allait recevoir un soutien pas comme les autres. Nathaël Julan n’a jamais rallié Saint-Brieuc. Mais David Bangala sait à qui dédier l’historique qualification de Gonfreville pour les 16es de finale de la Coupe de France.



Par Matthieu Pécot
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