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Nasri, qui rira le dernier ?

Un sale gosse surcoté qui n’a rien à faire en Bleu. Un milieu de terrain important dont on est heureux qu’il puisse revenir seulement un mois après s’être fait sécher par Yanga-Mbiwa. Il y a deux Nasri, le Français et l’Anglais. Pas toujours au top outre-Manche, le Marseillais réalise une bonne saison avec Manchester City. L’occasion de fermer quelques bouches. Poliment, cette fois.

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From the Ritz to the Rubble. D’un palace aux décombres. En un titre, les Arctic Monkeys ont résumé le début de carrière de Samir Nasri, un mioche né avec de l’or dans les pieds et une tête de cochon mais qui, au lieu de scintiller, s’est longtemps contenté d’être un intermittent du spectacle. S’il n’a pas vraiment la ganache d’une rock star, le Marseillais a le chic pour ne pas laisser indifférent. D’ailleurs, généralement, ce n’est pas de l’indifférence, mais de la haine. Exemple le plus récent de ce genre de manifestation il y a un mois, quand cisaillé par Mapou Yanga-Mbiwa, Nasri était annoncé indisponible pour la Coupe du Monde. Champagne à la main et voitures prêtes à décoller, nombreux étaient ceux prêts à se réunir sur les Champs-Elysées. Pourquoi ? Parce que des cuisines du Ritz, Nasri a gardé quelques casseroles qu’il traîne péniblement, notamment sous le maillot de l’équipe de France. Cependant, l’heure est venue de ranger les coupes en cristal et de reboucher le Dom Pérignon puisque le Marseillais, de retour de blessure avant la date annoncée, a marqué pour son retour en Coupe face à Chelsea. Un petit but, histoire de relancer une saison qui était sans doute sa meilleure depuis son arrivée dans le Nord de l’Angleterre. Opposé à Barcelone ce mardi soir, avec le Mondial brésilien dans un petit coin de la tête, le milieu de terrain sait que 2013-2014 est une belle occasion de balayer la bave de certains crapauds. Car si Nasri n’a rien de la blanche colombe, il sait bien que les Arctic Monkeys ont eu raison d’appeler ce fabuleux premier album Whatever people say I am, that is what I am not.

Des Bleus à l’âme

Si l’histoire entre Samir Nasri et la France est aussi catastrophique que Tchernobyl, c’est en grande partie à cause de l’Ukraine. Ce « ferme ta gueule » balancé à Vincent Duluc après l’égalisation contre l’Angleterre à Donetsk lors de l’Euro 2012 n’était pas un modèle de finesse. Pas vraiment une bonne idée dans un pays en quête de modèles depuis Knysna, non plus, même si cette « insulte » n’est ni plus ni moins qu’un relent acide et mal venu de frustration. Et puisqu’il faut être mauvais partout afin que Nasri le joueur soit aussi détesté que Nasri l’homme, il y a aussi une histoire de terrain. Cette fois, c’est à Kiev, lors du barrage aller face à l’Ukraine. Titulaire surprise au poste de numéro 10 à la place d’un Valbuena indispensable tout au long de la qualification, Samir passe à travers, comme tout le reste de l’équipe. Sauf que ce face-à-face loupé contre Pyatov est la goutte d’eau qui fait déborder le vase déjà bien rempli de l’intéressé chez les Bleus. Sélectionné à 41 reprises en équipe nationale, le Mancunien n’a jamais vraiment convaincu. Trop frileux, trop lent, trop pistonné par Ribéry. Trop tout, en somme, sauf trop bon. Trop mal utilisé, aussi. En quelque sorte, il a parfois été le Jérémy Morel de l’équipe de France : quand quelque chose ne va pas, « c’est à cause de Samir » . Alors la foule a fini par l’emporter. Nasri s’est excusé publiquement pour le « ferme ta gueule » et, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas à s’excuser d’avoir été mauvais, comme d’autres. Ni par rapport au fait d’être des précoces qui atteignent vite leur meilleur niveau. Car s’il ne sera jamais un Ballon d’Or, ce que beaucoup lui reprochent également, c’est de ne plus progresser. De ne pas évoluer. L’histoire classique de l’élève qui ne chope que des 15/20 depuis la 6e et qui pâlit de la comparaison avec celui qui passe de 8/20 à 13/20 entre le premier et le dernier trimestre.

Avec Pellegrini, ça pétille


Quoi qu’il en soit, le changement de professeur du côté de Manchester City a fait du bien à Samir Nasri. Lui qui avait parfois l’air de cette démo de PlayStation plaisante mais qui se stoppe à tout moment sous Mancini, semble plus régulier et plus impliqué cette saison. Auteur de 4 buts et 3 passes décisives en Premier League, il affiche également un joli 91% de passes réussies et un non moins correct 60% de dribbles réussis (Stat Opta). Une mue due à une arrivée à maturité à 26 ans, mais pas étrangère au libéralisme tactique de Pellegrini ou aux qualités des joueurs qui l’entourent. Touré, Silva, Jovetic, Navas, Fernandinho, sont tous des joueurs capables d’évoluer en mouvement et qui apprécient le fait de pouvoir bouger un peu partout sur le terrain. La mobilité constante, le meilleur poste de Nasri, qui n’est ni un 10, ni un 8, et surtout pas un joueur de couloir. «  Il est heureux et il a l’impression d’être important. La manière dont joue l’équipe lui convient  » , balançait notamment Pellegrini en conférence de presse, en fin 2013. « Vous savez tous que c’est un grand joueur » , abondait-il. Tout sauf prophète en son pays, Nasri a, en cette saison 2013-2014, une occasion de prendre une très belle revanche. En brillant avec City, celui qui a été plus dauphin que Flipper (en Ligue 1, deux fois en Coupe de France, une fois en Premier League, une fois en League Cup, une fois en FA Cup) pourrait garnir son palmarès. Il pourra également postuler une place au Brésil, lui qui n’a jamais participé à une Coupe du Monde. En somme, loin de son modeste Sud natal et auprès de son tonton anglais Mr Pellegrini, Nasri découvre une nouvelle classe de football et devient un autre footballeur. Ou quand le Petit Prince de Marseille devient le Prince de Bel Air.

Par Swann Borsellino
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