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Naples, à la recherche du volcan perdu

Solide second de Serie A tout en étant distancé par la Juve qu’il accueille ce dimanche soir, le Napoli ne peut pas dresser le même constat en ce qui concerne son stade, le San Paolo. Hausse du prix des billets, stade vétuste ou encore conflit avec la mairie : l’enceinte napolitaine fait très rarement le plein, cette saison.

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Nous ne sommes qu’à la 26e journée, mais la Juventus peut d’ores et déjà plier quasi définitivement une Serie A qu’elle ne cesse de dévorer année après année. Dimanche soir, dans l’antre d’un San Paolo d’où elle repart souvent avec le sourire depuis quatre ans, elle peut reléguer son poursuivant napolitain à seize unités à douze journées de la fin. Qu’on se le dise, la Vieille Dame pourra commander les dizaines de bouteilles de Dom Pérignon si elle repart de Campanie avec les trois points du succès dans sa besace. Pour cela, il faut que la bande de Matuidi résiste à l’ambiance volcanique d’un San Paolo qui, une fois n’est pas coutume cette saison, va accueillir plus de 40 000 personnes pour ce choc de Serie A. Car oui, les affluences à Naples ne sont pas bonnes cette saison. Et ce n’est pas de la faute de Carlo Ancelotti.

Faire du neuf avec du vieux


Dès l’été, déjà, ça sentait le sapin. Pas celui que l’ancien coach milanais a l’habitude de planter lorsqu'il pose ses valises dans un nouveau club, mais un autre conifère qui n’annonçait rien de bon pour la saison à venir. Le 9 août dernier, le club informe ses tifosi par le biais d’un communiqué qu’il n’y aura pas de campagne d’abonnement pour la saison à venir. La raison ? Vu que la ville accueille la trentième édition de l’Universiade d’été (une compétition internationale universitaire multi-sports), le San Paolo doit être rénové par endroit. Sauf qu'aucun calendrier n’est transmis au club. Problématique. Dans le même temps, la bataille dure entre le président De Laurentiis et la municipalité napolitaine concernant la rénovation de l’enceinte dont la vétusté ne surprend plus personne.


Au point de pousser De Laurentiis à faire une déclaration choc face à la presse, à l’aube de commencer les joutes européennes dans une interview accordée au Corriere dello Sport : « Pour moi, c’est un cauchemar. (...) J’ai demandé à l’UEFA l’autorisation de jouer nos matchs de Ligue des champions à Bari. Je paierai mille bus de ma poche, et je permettrai aux Napolitains d’assister aux rencontres au San Nicola. Quand je suis entré la première fois dans ce stade, j’ai tout de suite compris que c’était un grand stade. Il a un peu été abandonné, mais comparé au San Paolo qui a été construit en 1959... Il a été conçu par un certain Renzo Piano, et il n’est pas comme le nôtre. Certains joueurs, quand ils ont vu le San Paolo pour la première fois, voulaient quitter Naples. » Dans le même temps, la baisse des affluences se fait déjà sentir : 20 000 spectateurs seulement face à la Fiorentina, une moyenne de 30 000 pour les rencontres suivantes lors de la première partie de saison reboostée en partie par le lancement de « mini-abonnements » allant d’octobre à janvier puis de février à mai. L’objectif est alors de limiter la casse, rien de plus.

Le pouvoir d'achat, aussi


Sauf que masquer les dysfonctionnements liés à l’ancienneté de l’enceinte n’est pas facile à faire. S’il est connu, et devenu habituel au fil du temps, de ne voir aucun tifoso napolitain siéger au niveau du premier anneau du fait d’une visibilité exécrable, ce défaut de fabrication n’explique pas seulement la baisse de fréquentation de 25% par rapport à la saison dernière alors que la moyenne des autres stades est en légère hausse.



L'augmentation du prix des billets, qui frôle les quarante euros pour les moins chers pour la rencontre face à la Juventus ce dimanche soir, fait grincer des dents au sein d’une des régions italiennes les plus touchées par le chômage. En janvier, les chocs du haut de tableau face à la Lazio et la Samp’ réunissent tous les deux moins de 20 000 spectateurs. Des fréquentations que le Napoli avaient connues... en Serie C. De Laurentiis est sous pression, et annonce finalement une première bonne nouvelle. Le 4 février, il signe enfin un accord avec le maire de Naples pour avoir un bail de dix ans sur le San Paolo. S’il n’y a pas de conséquence directe, près de 100 000 supporters en cumulé sont attendus face à la Juve puis face à Salzbourg jeudi prochain. Pour soutenir un Napoli qui doit gagner pour rester en vie en Italie comme en Europe, ainsi que pour garnir « leur » géant de fer qui a bien besoin d’un nouveau coup de peinture.

Par Andrea Chazy
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