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Najib Gandi, de la Ligue 1 au community management

Le changement est total. Milieu de terrain du FC Nantes il y a encore trois ans, Najib Gandi semble aujourd’hui bien loin des strass et des paillettes qu’il a connus en Ligue 1. Il y a peu, le Marseillais de 26 ans est en effet devenu community manager pour une marque de vêtements. Entretien avec un garçon nostalgique de son passé dans le monde professionnel, qu’il n’exclut pas de réintégrer.

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Salut Najib. On t’avait quitté joueur du FC Nantes, on te retrouve community manager dans la mode... Sacré changement !
C’est sûr. (Rires.) Quand j’ai commencé à jouer en Ligue 1, j’ai malheureusement connu les décès de mon père et de ma grand-mère, qui m’ont complètement chamboulé. Je n’arrivais plus à jouer, je me blessais, je tombais malade, je ne me réveillais pas à l’heure... C’était un désastre. Quand je suis rentré à Marseille, d’où je suis originaire, j’ai regardé ma mère et je me suis dit que je ne pouvais pas me séparer d’elle. Perdre mon père avait déjà été assez dur comme ça. À la fin de cette saison-là, j’ai décidé de tout arrêter, malgré des tests plutôt convaincants à Brest et Nancy. J’ai stoppé le foot pendant un an, avant de signer à l'AS Lyon Duchère en National l’année dernière, où ça ne s’est pas très bien passé. En plus, il y a eu le confinement. Je suis rentré chez moi, et j’ai eu cette opportunité il y a peu avec une marque qui s’appelle Égérie des Cités.


Comment tu en es arrivé là ?
Beaucoup de gens me voyaient bosser dans la mode. Ça m’intéressait, car j’aime beaucoup les habits, je regarde souvent les gens en kiffant leur style, mais je n’ai pas eu les couilles de me lancer tout seul. Je ne connaissais pas grand-chose de ce monde-là. Égérie des Cités a été créée par trois amis à moi, dont Elisha Owusu (La Gantoise). Ils savaient que j’aimais leur marque, et ils cherchaient à élargir le projet. Ils ont pensé à moi pour les rejoindre et j’ai foncé tête baissée.

Tu continues le foot malgré tout ?
Je joue à Aubagne, en National 2. Ça se passe super bien, on est premiers du championnat. Après un passage en centre de formation, je n’aurais jamais pensé pouvoir être aussi épanoui en N2. Et pourtant, je suis arrivé cramé, car après le confinement, je suis parti en vacances et j’ai stoppé le sport. (Rires.) Mais le rythme est revenu depuis.

« Tout s’est enchaîné, dans le mauvais sens du terme. Parfois, je venais à l’entraînement, et d’un seul coup je me mettais à pleurer, en plein milieu du jeu. Je n’arrivais pas à faire le deuil. »

À Nantes, on t’avait vu jouer quelques matchs sous Claudio Ranieri lors de la saison 2017-2018. Tu as progressivement disparu ensuite. Comment l’expliques-tu ?
C’est vrai que j’ai eu pas mal de minutes sur ce début de saison-là. Ce qui n’a pas joué en ma faveur, c’est une défaite à Tours 3-1 en Coupe de la Ligue. J’étais titulaire et on est complètement passés à côté. Ce match est arrivé pile au moment des deux décès dont je parlais un peu plus tôt. Tout s’est enchaîné, dans le mauvais sens du terme. Parfois, je venais à l’entraînement, et d’un seul coup je me mettais à pleurer, en plein milieu du jeu. Je n’arrivais pas à faire le deuil. Pourtant dans la détermination, j’étais là, je bossais à fond ! Ranieri le disait d’ailleurs au groupe : « Dans l’envie, il me faut des joueurs comme Najib. Il ne lâche jamais rien. »


À cette époque, tu disais être persuadé que tu allais percer en Ligue 1. C’était d’ailleurs une promesse que tu avais faite à ton papa.
J’ai joué quelques matchs, donc pour lui, je suis sûr que la promesse est tenue. Pour moi, c’est différent. « Percer » , selon moi, c’est pouvoir s’installer sur le long terme en Ligue 1. Désormais, j’ai 26 ans... Est-ce que j’y retournerai un jour et tiendrai définitivement cette promesse ? Je ne le saurai que quand j’arrêterai le football.

Tu en veux à certaines personnes, qui ne t’ont pas forcément fait confiance ?
Non. C’est vrai qu’avant Ranieri, c’était très compliqué avec Michel Der Zakarian. Il était là pendant mes trois premières années pros... Je ne critique pas tellement le coach, mais plutôt l’être humain. Je ne jouais pas et je n’avais aucune explication. Il ne me serrait même pas la main... J’aurais préféré qu’il me dise qu’il ne comptait pas sur moi directement. Mais au moins, il m’a beaucoup fait progresser mentalement, dans cette idée de ne jamais rien lâcher. Je ne lui en veux pas.

« À Lyon, quand je suis arrivé, il n’y avait pas de kiné, pas de salle de musculation. C’est Bayal Sall qui a dû gueuler un peu pour qu’on ait un kiné. On n’avait même pas d’eau chaude pour se doucher. »

Tu parlais plus haut de ta mauvaise expérience à l'AS Lyon Duchère, après Nantes. Quel était le problème ?
Je sortais d’un an sans jouer, donc il fallait reprendre le rythme. Je jouais peu, donc ce n’était pas évident. Et pourtant, j’avais une très bonne relation avec le coach Laurent Roussey. Le choix de ne pas me faire jouer venait peut-être d’un peu plus haut. Le président et le directeur sportif avaient une très grosse influence. C’était beaucoup de : « On veut ci, on veut ça. » On ne jouait pas libérés. Je venais du monde pro et j’avais plus de pression en National qu’en Ligue 1. Et puis, il y a eu beaucoup de promesses non tenues. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de kiné, pas de salle de musculation. C’est Bayal Sall qui a dû gueuler un peu pour qu’on ait un kiné. On n’avait même pas d’eau chaude pour se doucher. (Rires.) À la fin, c’est bête, mais tu n’as même plus envie de te battre.


Est-ce que la Covid a eu un impact sur ton changement de carrière ?

Complètement. Le premier confinement m’a permis de beaucoup réfléchir. Je savais que mon contrat se terminait, je me demandais ce que j’allais faire ensuite. Sans cette opportunité de devenir community manager, je me serais bien vu conseiller en image. Ça m’aurait plu de guider certaines personnes dans leurs choix vestimentaires.

Quel effet ça fait de passer du statut de joueur pro, de jouer dans des stades pleins, au quasi anonymat ?
Je me remémore des souvenirs, et je me dis : « Putain, j’étais dedans ! » D’un coup, tu n’as plus rien, tu retournes dans le monde amateur, et tu te demandes ce que tu as bien fait et mal fait. Sur certains trucs, tu te dis : « J’ai été con, en fait. » Honnêtement, sans ces deux décès qui m’ont affecté, je pense que je serais encore à Nantes. Mais je n’ai aucun regret, c’est comme ça.

« Je veux revenir dans le monde pro tout en étant community manager. Ça va être difficile, mais je souhaite vraiment concilier les deux. »

Tu n’as que 26 ans. Tu restes à l’écoute de challenges qui pourraient s’offrir à toi, ou tu considères que ta carrière de joueur pro fait définitivement partie du passé ?
Le foot reste une énorme priorité. Demain, je peux être community manager, mannequin, ou PDG d’Air France, ça restera la même chose. (Rires.) Tant que je peux jouer et que je peux encore courir, je ne lâcherai pas l’affaire. Mais attention : je veux revenir dans le monde pro tout en étant community manager. Ça va être difficile, mais je souhaite vraiment concilier les deux.

Tu as eu des offres récemment ?
J’aurais pu signer en Suisse cet été. J’avais une offre en D1 à Sion et une en D2 à Xamax, mais là encore, il y a eu un concours de circonstances. J’ai dit oui à Sion au moment où j’avais la Covid, donc le club a finalement refusé que je vienne. Résultat, je me suis tourné vers Xamax. Mais ils m’ont dit que je les avais fait trop attendre, et qu’ils avaient signé deux milieux entre-temps. Je me suis retrouvé sans rien.

Aujourd’hui, tu te considères plus joueur de foot ou community manager ?
(Rires.) Je reste un joueur de foot quand même. Surtout que je suis novice dans le community management. Mais la mode est une belle option pour l’avenir.

Propos recueillis par Félix Barbé
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