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Najdovski : « Jouer au foot l'été, en fin de journée, quand la chaleur retombe... »

La conquête de la mairie de Paris ne se résume pas qu’à une affaire entre NKM et Hidalgo. Bien que siégeant dans l’actuelle majorité, les écolos partent aussi à la conquête de la Ville Lumière. C’est sur les épaules de Christophe Najdovski, adjoint à la petite enfance, que repose le dur labeur de faire exister la petite musique EELV durant la campagne. Une tâche ingrate qui ne doit finalement pas rebuter ce défenseur central du CO Vincennes. Un peu de foot d’en bas, à l’ombre du PSG ?

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Franchement, les écolos ne sont pas le courant politique français qui entretient les relations plus intimes avec le foot ?
Chez les Verts, tu rencontreras évidemment des gens qui sont totalement hermétiques à la question du foot. Mais dans les jeunes générations, je pense qu’il y a des personnes plus sensibles à ce sport. Toutefois, il est vrai que ce n’était pas vraiment une conversation que j’abordais naturellement avec les militants ou les militantes. Pour eux, le foot renvoyait souvent à un milieu bourrin, les types à regarder le match en mangeant de la pizza. Cela dit, mes soirées foot chez moi ressemblaient un peu à cette description. En ce qui me concerne, il n’existe pas de soucis à faire cohabiter ces deux mondes assez éloignés. J’ai baigné dans le foot depuis tout petit. Mon père était ouvrier chez Renault Boulogne-Billancourt, il jouait en corpo FSGT. Il m’emmenait avec lui. Logiquement, à l’âge de dix ans, je me suis inscrit au club de Vincennes où je suis toujours licencié. Moi, je suis d’abord un pratiquant à la base, défenseur central ou stoppeur, quelqu’un qui doit prendre le ballon de la tête ou tacler avec ses grandes jambes. Quand j’étais plus jeune, vers 20-21 ans et que je trimais en DHR, j’ai dû croiser la route de Lilian Thuram, qui évoluait chez les « Portugais de Fontainebleau » , ou Claude Makélélé, qui était à Melun.

Et vous souteniez quelle équipe ?
Quand j’étais gamin, j’étais fan du FC Nantes, du jeu à la nantaise, la grande époque de Coco Suaudeau, Vahid, José Touré, l’époque Henri Michel et Maxime Bossis, les années 80. Puis ensuite la seconde vague, autour de 1995, avec Loko, N’Doram...

À l’époque, les enfants de Paris n’étaient pas vraiment supporters du PSG
Paris n’était pas forcément un grand club à nos yeux, rien de comparable aux clubs mythiques tels que Saint-étienne ou Nantes. La perception a commencé à changer progressivement. J’ai commencé à suivre le PSG au début des années 90, quand ils ont éliminé le Real. J’allais un peu au Parc, de temps en temps. Cependant, je trouvais que les places étaient chères et la violence me dérangeait. J’ai emmené un cousin voir PSG-Caen en 1994, le match où ils ont tapé sur les CRS, avec de la lacrymo partout…

Justement, comment concevez-vous la relation entre la ville de Paris et le PSG ?
Il contribue indiscutablement à l’image de Paris. Et le Parc des princes appartient au patrimoine des Parisiens. Je ne trouve donc pas acceptable l’idée avancée par NKM et Anne Hidalgo de pouvoir le brader à une société privée. Je ne suis pas pour le sport business et tout ce fric qui s’y déverse. Cela devient même indécent. Après, je sais également que les gens s’identifient au club, aux réussites des joueurs. Par exemple, quelqu’un comme Mamadou Sakho qui vient du XXe arrondissement et qui a galéré dans sa jeunesse d’hôtel en hôtel. Il ne faut pas totalement lâcher prise, même si la bataille semble perdue face à l’argent dans le sport. Je préfère que la ville garde son stade municipal, qu’elle exige du club locataire un certain nombre d’engagements sur les valeurs. Si on vend le stade au propriétaire, le lien entre Paris et le PSG va encore davantage se distendre. Néanmoins, d’autres clubs existent. J’ai été voir récemment un match du Paris FC à Porte de Montreuil contre le Poiré-sur-Vie Vendée. Après, leur stade n’est malheureusement pas dans un très bon état.

Comment expliquez-vous ce manque d’identité du foot parisien ?
Évidemment, nous avons le PSG, mais il rayonne de fait sur toute l’Île-de-France aujourd’hui et désormais même à l’international. Déjà, nous n’avons pas de district en FFF. Je ne sais pas dans quelle mesure ce fut déterminant dans la difficulté à voir émerger un second club à Paris… Moi, je joue dans le district du Val-de-Marne et nous rencontrons le Paris FC, le CA 14, le FC Gobelin… De fait, il n’y a pas de match entre un club du XVIIIe arrondissement et du XIIIe arrondissement, car ils ne sont pas rattachés au même district.

Justement que pensez-vous des propositions de vos adversaires en matière de foot amateur ?

Il existe beaucoup d’équipes sur Paris. Et je crois beaucoup aux valeurs éducatives du sport. Cela vient peut-être du fait que je suis originaire d’un pays de l’ex-Yougoslavie, la Macédoine. Comme je m’y rendais tous les étés, j’ai pu voir les efforts en faveur du « sport pour tous » . Et quand je vois comment tout a été bradé aujourd'hui... Des valeurs de solidarité et de fraternité que j’ai envie de promouvoir. Un accès au sport pour tous, quel que soit son niveau, et bien sûr la défense des valeurs éducatives. De ce point de vue, j’apprécie particulièrement un joueur comme Blaise Matuidi, sa discrétion, son efficacité, son sens du collectif, et en plus il a été formé dans mon club à Vincennes. Je lui en ai parlé quand je l'ai croisé. J’ai une photo avec lui.

Vous avez des souvenirs spécifiques de vos voyages en Macédoine ? Vous suiviez un peu le foot yougoslave ?
Oui. Il y avait quand même quelques joueurs qui évoluaient dans le championnat français. D’abord Skoblar à Marseille, puis Vahid à Nantes ou Safet au PSG. Je me rappelle aussi de l’épopée de l’Étoile rouge de Belgrade quand ils ont gagné la Coupe des clubs champions européens contre Marseille en 1991. En plus, celui qui inscrit le dernier péno, c’est un Macédonien, Darko Pančev. C’était peu de temps avant que tout s’embrase. Une espèce de collision entre le summum du foot yougoslave et la fin terrible du pays. Après tout, les nationalismes, notamment serbe et croate, se sont beaucoup exprimés dans les stades, notamment lors des rencontres entre L’Étoile rouge et l’Hajduk Split. Moi, les souvenirs que j’en garde restent des vacances d’été chez ma grand-mère. Une très grande liberté, à jouer au foot en fin de journée, quand la chaleur retombe, sur les terrains de hand des lycées laissés en libre accès. Une forme de sport collectif auto-organisée au niveau des quartiers par des gamins qui se prennent en main, mettent en place par exemple leur tournoi de basket à deux contre deux. Il y avait aussi une très grosse culture basket, et toujours, là-bas.

Et comment fait-on dans une ville comme Paris qui est complètement saturée en terme immobilier pour créer des nouveaux terrains ou espace des jeux ?
On peut quand même augmenter encore l’offre d’installations sportives, comme du côté de l’héliport près du stade Suzanne Lenglen. Après, il faut peut-être réfléchir en terme de partage de l’espace public. Pour les week-ends, on peut imaginer que des rues pas très passantes soient fermées à la circulation, et abandonnées aux jeux des gamins. Il s’impose de trouver des solutions originales.


Propos recueillis par Nicolas Kssis-Martov
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