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Nadal : « Si une équipe en Espagne peut le faire, c’est le Barça »

Tour de contrôle du FC Barcelone dans les années 90, Miguel Angél Nadal donne ses impressions sur le huitième de finale de C1 entre son Barça et le PSG, avant d’entamer la deuxième opposition au Nou Camp. Un match loin d’être gagné d’avance pour Paris.

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Salut Miguel Angél. Pour commencer, qu’as-tu pensé du match aller ?
Bon, il est évident de dire que Paris nous était clairement supérieur. Non seulement au niveau du score, mais aussi dans le jeu, le physique, la technique, la tactique... Barcelone n’a pas trouvé de solution. Quand Paris contrôle la possession de balle, conquiert la majeure partie du terrain, les voir se procurer un maximum d’occasions de but devient logique, car le Barça peine à défendre. L’opposition faite ce soir-là était bien trop faible... C’était un Barça trop brouillon.

Le mérite en revient à Emery ou la faute est plus à mettre sur Luis Enrique ?
Du point de vue de l’organisation, celle du Paris Saint-Germain était bien plus autoritaire. Mais pour être franc, je pense que le Barça venait surtout de jouer ses rencontres précédentes à un niveau de jeu inférieur au prérequis. Quand tu joues le PSG ensuite, les erreurs se paient cash et les carences se voient vite. Le Barça voulait garder la balle, les transmissions étaient beaucoup trop lentes... Paris ne laissait pas circuler le ballon, et quand des joueurs incisifs cherchent à te prendre en contre, tu finis par subir. Les joueurs semblaient stressés aussi. C’était peut-être le plus mauvais moment pour jouer Paris...


Quels joueurs du Barça n’étaient pas au niveau ?
Sans viser quelqu’un, je pense que la défaillance est avant tout collective. Après le match, chaque joueur devait accepter cette déroute. D’après moi, les joueurs ont digéré cela, car leur jeu se synchronise sur les derniers matchs. Le Barça semble déjà mieux, et l’effectif joue un rôle là-dedans. Prenons l’exemple de Busquets, un joueur très important. On sait que cette année, il n’est pas aussi souverain. Pourquoi ? Parce que le milieu de terrain est en plein chantier : entre Gomes, Iniesta, Denis, Rafinha, Rakitić... Quel est le milieu de terrain type du Barça ? Il n’est pas défini. Et quand tu joues contre une équipe forte, avoir un milieu de terrain sans automatisme ne peut pas suffire.

André Gomes rate la seule occasion déterminante à l’aller, où le Barça peut égaliser à 1-1... Comment est-ce que tu trouves son adaptation ?
Un joueur de cette catégorie, il doit donner un plus au collectif. André Gomes, sa première année ici, on peut déjà dire qu’elle n’est pas bonne. Parce que ce joueur était attendu par le Barça, et jusqu’à présent, il ne répond pas aux attentes placées en lui. Au départ, cela se voyait qu’il était déjà dans le dur, on ne le laissait pas trop s’exprimer... Ensuite, il jouait plus, mais cela est resté problématique. Le Barça parvenait à faire des bons matchs, mais lui, il restait à un niveau inférieur, sans se distinguer. En clair, c’est un joueur de bon niveau, mais s’il veut continuer au Barça et y devenir important, il va falloir beaucoup mieux faire.

« Pour les joueurs, ce doit être une vraie source de motivation supplémentaire. Ils peuvent profiter de cette situation pour donner le meilleur d’eux-mêmes, sans se focaliser sur l’avenir de leur coach. »

Le Barça a parfaitement préparé son match contre Vigo, avec un 3-4-3 efficace. Quelle serait la formation idéale pour jouer contre le PSG ?
Avant la formation, le Barça doit déjà avoir une chose : la possession du ballon. Après, il ne faut pas se ruer à l’attaque selon moi. L’approche psychologique de cette rencontre va être très importante pour les deux équipes. Le Barça va devoir jouer avancé sur le terrain, et cela devrait amener à des contres. Mais s’il y a des contres à Paris, c’est aussi qu’il y a des risques de pris du côté du Barça. Ces risques vont engendrer des occasions de but. Je crois qu’il va falloir effacer cette défaillance perçue au milieu du terrain à l’aller. Le match sera compliqué pour le Barça, mais je crois qu’il sera différent. Tactiquement, je pense qu’il faudra laisser des espaces sur les ailes, et créer des trous d’air pour que Messi puisse prendre de la vitesse. Jouer à trois derrière est une solution pour densifier le milieu de terrain, et ce serait loin d’être idiot. Le Barça sait aussi jouer avec deux uniques défenseurs, des latéraux en faux ailiers et Messi en électron libre. C’est un schéma que l’on pourrait voir si l’équipe doit maintenir la pression haute.

Un 2-6-2 ?
Avec Suárez en pointe et Neymar sur une aile, oui. Messi se retrouve sur le terrain et, sans qu’il crée trop de désordre, il faut le laisser libre pour qu’il exprime sa créativité pendant le match. Si Busquets s’installe devant la défense, la phase offensive doit passer par Messi, quel que soit l’endroit où il se trouve sur le terrain. Messi offre une circulation de balle plus fluide, plus rapide.


Comment Luis Enrique va aborder ce rendez-vous d’après toi ?
C’est un entraîneur caractériel, un homme qui vient d’en bas pour aller là-haut. Il affronte aujourd’hui cette situation et aime les défis. Ce match retour, il l’aborde toujours comme un défi, j’en suis certain. Il sait que marquer quatre buts sera une chose très compliquée. Son objectif, ce sera d’abord de mener à la pause, sans que Paris ne soit parvenu à marquer. 1-0, voire 2-0 dans l’idéal. Dans ce cas, la deuxième période peut être complètement folle.

Entre l’aller et le retour, Lucho a annoncé son départ du club en fin de saison. Pourquoi avoir décidé de parler maintenant d’après toi ?
Cette annonce, c’est surtout une façon de lui enlever une pression sur les épaules. Quand vous le voyez maintenant, il est plus relâché, plus tranquille. Quand les résultats sont défavorables, la pression arrive très vite à Barcelone. Je crois que son choix est respectable, car ses années au club sont excellentes. Pour les joueurs, ce doit être une vraie source de motivation supplémentaire. Ils peuvent profiter de cette situation pour donner le meilleur d’eux-mêmes, sans se focaliser sur l’avenir de leur coach.

La presse espagnole dit qu’une remontada est possible. Et toi ?
Si une équipe en Espagne peut renverser une situation aussi critique, c’est le Barça.

N’importe quel club européen qui perd 4-0 au match aller serait déjà condamné à l’élimination avant le match retour... Pourquoi faire du Barça une exception ?
Le Barça détient trois joueurs capables de marquer un but à n’importe quel moment. Ça, c’est déjà exceptionnel. Ensuite, la philosophie de ce club fait qu'il sait comment engendrer des occasions de but à la pelle. En l’occurrence, il va falloir convertir une bonne partie des occasions qui s’offriront à nous. Bien sûr, ce sera compliqué. Mais si pendant les quinze premières minutes, le Barça met le pied sur le ballon, la suite sera intéressante à voir.

À chaque match joué au Nou Camp, Unai Emery a toujours perdu. Ce sont les dimensions du terrain qui le perturbent autant ?
Quand tu joues au Nou Camp, tu ne pars pas favori à cause des dimensions, mais plutôt à cause de l’équipe que tu as en face. Naturellement, la préoccupation d’Unai pour ce match retour sera de trouver l’équipe qui ne souffre pas. Il va devoir réfléchir, mais il détient une marge d’erreur, parce qu’il sait que même s’il venait à perdre ce match 2-0 ou 3-0, ce sera un résultat positif (rires) ! Le plus normal quand tu viens jouer le Barça, c’est la défaite.

« Les deux clubs possèdent chacun un coach de grand standing pour diriger le navire. Paris est un club de premier plan et s’ils passent le Barça, je les vois aller très loin dans la compétition. »

Quelles explications tu donnes à propos de la grande progression européenne d'Unai Emery au PSG ?
La progression de Paris vient de l’expérience de son entraîneur : il a fait renaître Valence, il a fait renaître Séville. Le contexte parisien est différent à cause du changement de style de jeu dans le championnat français... Mais Unai connaît très bien Barcelone et le foot espagnol en général. C’est un homme très carré dans le travail, en défense comme dans le système de jeu. Si tu lui mets une équipe à fort potentiel dans les mains, il est capable d’en faire une vraie machine. Ces dernières années, le PSG est devenu ce club capable de recruter des stars. Mais ce qui lui manquait, c’était une solidité collective, une vraie équipe. Je vois Paris dans la même dynamique que Manchester City aujourd’hui. Les deux clubs possèdent chacun un coach de grand standing pour diriger le navire. Paris est un club de premier plan et s’ils passent le Barça, je les vois aller très loin dans la compétition.


Quels seront les joueurs clés de cette rencontre, à Paris comme au Barça ?
Verratti me paraît le plus dangereux. J’ai également beaucoup apprécié le travail de ce grand milieu en phase défensive...

Adrien Rabiot...
Qu’est-ce qu’il a récupéré comme ballons ! Pour le côté offensif, j’ai vu en Julian Draxler un danger permanent. Mais en réalité, Paris détient un jeu très complet : des joueurs qui créent, d’autres qui temporisent, d’autres qui mettent de l’impact dans les duels, d’autres qui accélèrent... Pour le Barça, la mission devient compliquée et ce qu’il faut avant tout, c’est que Paris ne se sente pas à l’aise sur le terrain, les priver de ballons. En cela, avoir un Messi fantastique ou un Busquets retrouvé ne suffira pas. Les onze joueurs doivent briller sur le terrain. Le contrôle du jeu d’Iniesta, les percussions et feintes de corps de Neymar, les déplacements dans les espaces libres de Suárez... Tous les joueurs auront leurs tâches à respecter de façon parfaite. Une seule erreur, et c’est terminé. Il ne faut pas se méprendre : si le Barça réalise un gros match, c’est parce que le collectif sera fort.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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