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Sangaré : « Je pensais taffer dans mon asso toute ma vie »

Il y a trois ans, Mustapha Sangaré jouait en D4 district. Il y a deux mois, il cassait la baraque en National 3 avec le Racing Club de France et kiffait sa vie au sein de l'association de son quartier. Depuis, l'attaquant d'1,92m a découvert le monde professionnel en signant à Amiens début novembre à l'âge de 21 ans, puis en fêtant sa première entrée en Ligue 2 juste avant Noël face à Ajaccio (0-0). De quoi savourer, forcément, mais aussi mesurer le chemin parcouru.

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C’était comment, cette première en Ligue 2 ?
Au moment où je suis entré, je n'ai pas ressenti de stress et j'étais focus sur les dix minutes que je devais faire. En y repensant, c'est quand même une première entrée chez les pros. Mais sur le coup, je n'y ai pas pensé. Sur ma première occasion, je ne l'ai pas mise. Je l'ai mal prise, surtout. Dommage, ça aurait pu être un beau moment. Je me suis dit que c'était une occasion ratée, mais je suis rapidement passé à autre chose. Si j'avais marqué ce but... Ça aurait été incroyable.

Tu as mis un mois à apparaître dans le groupe, ton pépin au mollet s’est déclaré après ton arrivée ?
C'est une déchirure au mollet de neuf centimètres que je traînais depuis pas mal de temps, elle s'est réveillée. Le staff m'a remis sur pied rapidement, j'ai bien récupéré. En deux semaines et demie, je n'avais plus rien. Je ne m'attendais pas à reprendre aussi rapidement.

Quelles ont été tes impressions, lors de tes premiers entraînements collectifs ?
Sportivement, le rythme d'entraînement, l'environnement, les joueurs qui t'entourent, ça change. On m'a bien accueilli, et il y a beaucoup de jeunes de mon âge, ce qui a facilité l'intégration. J'ai bien pris le « mood » lors de ma première semaine qui a été très concluante, le staff et le coach m'ont bien mis dedans. Je me suis adapté assez rapidement, je ne me suis pas caché.

Tu travaillais jusqu’ici au sein de l’association culturelle la Camilienne, à Paris. Que faisais-tu, là-bas ?
C'est dans le douzième, mon quartier. C'est dans cette asso que j'ai commencé le foot, c'est une grosse asso sportive, artistique et culturelle. Ils m'ont fait passer mes diplômes, un BPJEPS activité physique et un BPJEPS sports collectifs. J'ai travaillé en tant que salarié là-bas pendant deux ans, on avait une section féminine et j'étais le responsable. Je gérais l'école de foot, la préformation... J'étais aussi prof de gym, je donnais des cours. Je faisais également du cirque et de l'éveil, avec des plus petits.

« Je trouvais que ça ne valait pas la peine de lâcher mon taf que j'aime énormément. Quand Amiens est arrivé, mêmes les parents et les enfants m'ont dit "Fonce." »

Tu te voyais faire ça toute ta vie ?
Oui, clairement. Je me voyais passer encore d'autres diplômes dans le sport, et continuer. L'année dernière, j'aurais pu partir dans d'autres clubs en National. Je ne l'ai pas fait, parce que je trouvais que ça ne valait pas la peine de lâcher mon taf que j'aime énormément. En début d'année, j'ai encore hésité, car j'avais quelques sollicitations. Je n'ai jamais fait les démarches pour me rapprocher de clubs de National, je préférais rester en Île-de-France. Et j'étais persuadé que si je faisais de bonnes performances avec le Racing, d'autres clubs me solliciteraient. Quand Amiens est arrivé, mêmes les parents et les enfants m'ont dit : « Fonce. »

Tu as dû recevoir beaucoup de messages, ces derniers temps...
Exactement, j'ai même reçu des vidéos d'enfants qui commentaient mon entrée. C'était assez touchant, ça m'a fait énormément plaisir.



Tu as aussi été livreur, avant de passer pro dans le foot.
C'était il y a deux ou trois ans, pendant mon année du bac et quand je sortais du lycée. J'ai fait ça pendant quelques vacances et j'ai coaché aussi un peu les jeunes, histoire de gagner des sous. Jusqu'à ce qu'on me propose de passer mon BPJEPS.

Comment Amiens est venu te chercher ?
Je n'avais jamais eu de contact avec le monde pro, avant de signer au Racing. En N3, au bout de sept matchs, j'avais une vingtaine de sollicitations, dont beaucoup de clubs professionnels. L'un s'est manifesté directement : Monaco. J'y suis allé directement, j'ai passé une semaine là-bas. C'était un essai concluant avec la réserve, mais ils me proposaient un contrat professionnel. En fin de semaine, il y a Amiens qui m'a appelé alors que j'étais encore à Monaco. J'ai décidé de partir à Amiens parce que c'est proche de Paris, et parce que l'environnement est assez cool pour que je progresse le plus rapidement possible.

Tu as notamment raconté que tu avais assisté en direct au but de la montée d’Emmanuel Bourgaud face à Reims, en 2017. C’est quelque chose qui t’a marqué ?
Oui. Je suis beaucoup sur Twitter et je vois encore passer cette vidéo, avec les commentateurs de beIN Sports. À chaque fois, ça me donne des frissons. C'était incroyable, à l'extérieur en plus.

Tu n’as signé ta première licence qu’à seize ans. Si tes potes ne t’avaient pas convaincu de prendre une licence, tu n’en aurais jamais pris ?
À seize ans, tous mes potes faisaient du foot. Je n'allais pas rester tout seul dans mon coin, donc j'ai pris une licence. Avant ça ? Le foot, c'était seulement au parc avec des amis et surtout quand j'étais petit. S'ils n'avaient pas été là et que la Camilienne n'avait pas existé, je n'aurais peut-être pris une licence qu'en senior. C'est clair qu'ils m'ont motivé. Auparavant, j'ai fait du tennis pendant trois ou quatre ans avec un pote. J'avais un bon niveau, même si je n'avais pas d'avenir professionnel, je n'ai pas poussé le truc.

« En National 3, on me disait que la marche allait être un peu haute pour moi. »

Quand tu évoluais en D4, tu sentais que tu pouvais aller plus haut ?

En D4, on me le disait souvent. C'est moi qui ne voulais pas partir. J'étais avec mes potes, je jouais le week-end (il évoluait avec la réserve, en douzième division) et j'allais au travail le lendemain. Franchement, ça me suffisait et c'était mon objectif principal. On m'a vraiment forcé la main pour aller faire un essai, je suis parti à Vincennes à partir de ce moment-là, et ça a tout changé. Au début, à la Camilienne, j'étais dans la facilité.

Il y a eu Vincennes (R1), donc, puis le Racing (N3). À chaque étape, tu sentais que tu pouvais encore monter ?
Quand je suis arrivé à Vincennes, on m'a dit que c'était mort pour l'équipe une. Mais le coach de la réserve me disait de montrer mes qualités, et qu'il y aurait moyen. Finalement, c'est passé et j'ai gravi les échelons. Pareil en National 3 : on me disait que la marche allait être un peu haute pour moi, mais j'ai quand même décidé d'y aller et ça a payé.

C'était important, pour toi, de ne pas trop t'éloigner de ta région d'origine ?
Je viens d'en bas, donc c'est toujours bien de garder ses proches à côté de soi au niveau mental. C'est clair que c'est important. Je commence à m'y faire, mais savoir que c'est à une heure de Paris me motive encore plus et me donne le moral.

Tu as connu la D4 départementale, et tu goûtes désormais au foot pro. Tu mesures le chemin parcouru ?
D4 à Ligue 2, c'est sûr que c'est impressionnant. Mais en D4, je n'avais pas le niveau D4. Je suis conscient de mes qualités et mes défauts.

Le numéro 9 amiénois de la saison dernière, Serhou Guirassy, a joué la Ligue des champions cette saison. Ça fait rêver ?
C'est clair, c'est un attaquant que je regarde beaucoup, j'essaie de m'inspirer de lui et de son parcours.

Tu évoluais sur le côté la saison dernière avant d’être repositionné dans l’axe, tu te définis comme quel type de joueur ?
Mon poste de prédilection, c'est l'axe : on m'a remis là cette année, j'ai été performant et j'ai mis huit buts en six matchs. Je suis un attaquant assez puissant, qui prend beaucoup la profondeur et garde bien les ballons, qui bouge beaucoup les défenseurs.

Propos recueillis par Jérémie Baron
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