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Plus le temps de rêver

Si le PSG se présente mardi soir à Manchester avec plusieurs absents (Neymar, Cavani, Meunier), Thomas Tuchel a été clair : son argumentaire tactique ne changera pas à Old Trafford et Paris n'a pas peur de ce Manchester United qui danse entre les victoires depuis l'arrivée d'Ole Gunnar Solskjær. Allumez les projecteurs, ça va saigner.

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Il y a des soirs pour en prendre plein la tronche. Des nuits pour souffrir, pour partir en mission, pour s’autoriser à débouler quelque part avec le sentiment d’invincibilité que peut ressentir un gosse lorsqu'il se pointe sur un terrain en béton à l’heure de la récré. Un gosse, c’est aussi à ça que ressemble parfois Ole Gunnar Solskjær, quarante-cinq ans et onze matchs passés sur le banc de Manchester United accrochés à la ceinture. Onze matchs pour dix victoires, un nul, vingt-huit buts marqués et seulement sept encaissés. Costaud, donc. Mais un gosse car, lorsqu'il parle de son club, le Norvégien, qui avait marqué contre le PSG avec Molde lors d'un match de C2 en 1995, a les yeux qui pétillent et les souvenirs qui s'embrassent. Face à la presse, lundi, c’est ce qu’on a vu et ce qu’il est venu déballer au monde, à la veille de la réception du PSG. C’est aussi ce qu’il a raconté au site officiel de l’UEFA : « Les soirées les plus importantes de ma carrière ont été celles vécues en Ligue des champions. Quand vous arrivez à ce stade de la compétition, avec les projecteurs allumés, ce sont des matchs que vous attendez avec impatience. (...) Et, quand nous sommes en musique, je ne pense pas que beaucoup d’équipes profitent de leurs soirées à Old Trafford. » Voilà pour le décor.


« Je ne peux pas penser à autant de plans en avance »


Les hommes qui s’y insèrent, maintenant : un entraîneur de football est un fabricant de spectacle, un type dont le rôle est d’orchestrer les mouvements d’un groupe, d’une équipe, et entraîner est une aventure stylistique. Dans ce tableau s’invite mardi soir Thomas Tuchel, coach placé sur le banc d’un club qui ne cherche rien moins
« Quand nous sommes en musique, je ne pense pas que beaucoup d’équipes profitent de leurs soirées à Old Trafford. » Ole Gunnar Solskjær
que le toit du monde, mais qui a conscience qu’une Ligue des champions ne tombera pas du ciel. Entraîner, c’est aussi enclencher un processus et gagner en est le résultat : ce huitième de finale est pour le PSG de Tuchel un point de passage, mais aussi un retour en Angleterre, là où les Parisiens avaient été secoués, à Anfield, mi-septembre. Longtemps, cette défaite aura été la seule de la saison du PSG. C’était avant deux autres glissades, contre Guingamp en Coupe de la Ligue (1-2) et à Lyon en Ligue 1 (2-1). Liverpool reste pourtant l’indicateur parfait pour juger de la progression parisienne. L’aller avait vu le PSG couler entre les vagues, notamment dans l’approche psychologique de la rencontre, ce qu’Alves a expliqué cette semaine en évoquant une équipe qui n’avait pas « vraiment compris qui elle affrontait » . Sur le côté, l’Allemand avait alors pris acte, avant de poursuivre la couture de l'identité d'une équipe qui a répondu ensuite en faisant monter l'exigence au pressing et en se transformant tactiquement.


Une nécessité tant la défaite à Anfield aura permis de mettre en lumière quelques limites stratégiques (des couloirs exposés par le manque de repli défensif de Mbappé et Neymar, un milieu à trois têtes incapable de couvrir toute la largeur du terrain...). Ce match a servi de socle à Tuchel. Dès lors, Neymar a été replacé au cœur du jeu, ce qui n’a pas réglé tout de suite le déséquilibre créé par le manque d’investissement défensif de Kylian Mbappé : l’ajustement est arrivé à la mi-temps du match contre Naples au Parc, où Thomas Tuchel a installé une défense à trois, un milieu à quatre têtes et a resserré sa triplette offensive (Neymar, Mbappé, Cavani) vers l’axe du terrain. Depuis, le PSG alterne entre un 3-4-3 et un 3-5-2, défend en avançant, Cavani et Mbappé travaillent main dans la main, Neymar prend le contrôle du jeu... Et tout s’écroule, soudain. Avec les forfaits de Neymar et Cavani, ce huitième de finale aller prend l’allure d’un plongeon dans l’inconnu. Depuis la victoire contre Bordeaux samedi (1-0), Tuchel est ainsi obligé de repartir d’une feuille quasi blanche, ce qu’il qualifie de « plan D » : « Je ne peux pas penser à autant de plans en avance. On doit rester confiants et calmes. Si deux ou trois joueurs clés ne sont pas là, c’est notre responsabilité de trouver des solutions. Si on joue avec notre meilleure équipe, c'est déjà un grand défi, alors avec une équipe moins forte, c'est un défi encore plus grand. Mais on sera prêts. »


Conserver son identité


Comment le PSG va-t-il se présenter mardi soir face à ce United devenu imbattable depuis l’arrivée de Solskjær, que personne n’imaginait à ce niveau au moment du tirage au sort, mi-décembre et qui va se pointer sur scène blindé de certitudes ? Tuchel pourrait reconduire une défense à trois (qui serait ici Kehrer, Silva, Kimpembe) dans un système où Marquinhos devrait une nouvelle fois alterner entre deux rôles, où Verratti aurait un rôle très exigeant et où Di María viendrait accompagner Mbappé devant. Autre option : un 4-2-3-1, avec Marquinhos au milieu aux côtés de Verratti, Draxler à la baguette du système et Alves dans un rôle d’ailier intérieur pour soutenir un Mbappé en pointe de système. Lors de l’apéritif médiatique, le technicien
« Je veux que mes joueurs soient prêts à jouer avec courage, qu’ils soient prêts à souffrir, à combattre. Nous sommes ici pour marquer, c’est clair. » Thomas Tuchel
allemand n’a pas non plus fermé la porte à une titularisation de Leandro Paredes tout en confirmant que, malgré les absences, il ne bousculerait pas son argumentaire : « C’est impossible de remplacer Neymar, c’est comme si Manchester United devait faire sans Paul Pogba ou Rashford. Mais nous sommes Paris, nous avons notre identité et je ne pense pas que ce soit le bon moment pour en changer. Attaquer est dans notre ADN. (...) Aujourd’hui, je ne pense pas au résultat parce que je ne peux pas le contrôler, c’est impossible. Ce que j’essaie de contrôler, c’est notre performance et je veux que mes joueurs soient prêts à jouer avec courage, qu’ils soient prêts à souffrir, à combattre. Nous sommes ici pour marquer, c’est clair. » Ce n’est, de toute façon, pas une heure pour calculer : Tuchel le sait et a balancé au loin son boulier. Old Trafford est prêt, allumez les projecteurs.



Par Maxime Brigand, à Manchester
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