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Mpenza : « La Belgique a une force collective »

Emile Mpenza (quarante ans) n’envisage pas une autre issue qu’une qualification de la Belgique pour la finale. L’ancien attaquant des Diables rouges (57 sélections entre 1997 et 2009, 19 buts) explique pourquoi il croit l’équipe de Roberto Martínez capable d’aller décrocher le titre suprême, dimanche prochain à Moscou. Mais d’abord, il faudra éliminer la France mardi...

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À quel type de match vous attendez-vous entre les Français et les Belges ?
Cela devrait ressembler à Belgique-Brésil. Il faut s’attendre à un match ouvert. Je pense que la France aura davantage le ballon que nous.
« La France a de grosses individualités, un vrai collectif. Elle monte en puissance. »
C’est ce qu’ont fait les Bleus contre l’Uruguay en quarts de finale. Cette équipe ne cesse de s’améliorer. Elle est efficace. Vendredi dernier, elle n’a pas beaucoup d’occasions, mais elle marque deux fois. Contre l’Argentine (4-3), elle a également fait preuve de réalisme. Je sais qu’en France, il y a eu de nombreuses critiques lors du premier tour.

Oui, car la France pratiquait un jeu très moyen...
(Rires.) C’est bien les Français ! C’est vrai qu’elle ne jouait pas très bien. Mais aujourd’hui, elle est en demi-finales, elle va peut-être devenir championne du monde... C’est ce qui compte, non ? Le premier tour, c’est une chose. Ensuite, les matchs sont différents. La France a de grosses individualités, un vrai collectif. Elle monte en puissance. C’est pour cela que j’ai tendance à croire que c’est elle qui aura la possession.


Cela avait été le cas lors de Belgique-Brésil (2-1), et les Diables rouges s’étaient parfaitement accommodés de la situation, en défendant avec beaucoup d’intelligence. N'est-ce pas ?
Oui. L’équipe avait défendu à huit et se projetait très rapidement devant pour faire très mal aux Brésiliens. C’était vraiment la meilleure stratégie à adopter face à une équipe comme le Brésil.
« Chacun se met au service du collectif, pense à l’autre. »
Lors des matchs du premier tour, puis face au Japon en huitièmes de finale, c’était différent puisque c’est la Belgique qui faisait le plus souvent le jeu. C’est là où j’estime que Roberto Martínez a beaucoup fait progresser la sélection depuis l’Euro 2016 en France.

Qu’a-t-il vraiment changé ?
Il a fait de cette équipe une force collective. Prenez la liste de 2016 et celle d’aujourd’hui : on retrouve presque les mêmes. Mais il y a deux ans, on parlait surtout des individualités. Cette année, c’est différent. Les individualités sont toujours là. Mais avant, chacun jouait un peu trop pour lui. Ce n’est plus le cas. Chacun se met au service du collectif, pense à l’autre. C’est en cela que cette équipe a franchi un cap avec Martínez. De Bruyne n’a pas tout à fait le même rôle en sélection qu’à Manchester City. Même chose pour Hazard. Mertens a été mis sur le banc face au Brésil et il l’a parfaitement accepté alors que c’est un titulaire. Les internationaux belges évoluent dans de grands clubs européens, ils ont de l’ego. Mais ce qui compte pour eux, c’est la sélection. Le travail de Martínez porte ses fruits.

Vous êtes d’accord si on dit que la Belgique est l’équipe la plus intéressante à voir jouer, que c’est celle qui propose le football le plus enthousiasmant de cette Coupe du monde ?
En toute objectivité, oui. Je pense que les gens prennent plaisir à regarder les matchs de cette équipe belge. On a la chance d’avoir une génération exceptionnelle. Je ne sais pas si cela se reproduira un jour d’ailleurs, car nous sommes un petit pays. C’est assez extraordinaire pour nous d’avoir des joueurs de cette qualité. C’est peut-être aussi la dernière chance pour cette génération de devenir championne du monde.
« Thibaut Courtois est en train de devenir l’un des meilleurs gardiens de but du monde. Il peut aller au Real Madrid, son objectif. »
Il faut rappeler que la Belgique, traditionnellement, n’a jamais vraiment une équipe capable de faire le jeu. Nous n’avons pas toujours eu les arguments pour le faire. Avec l’effectif dont nous disposons, nous avons deux options : avoir la maîtrise ou faire ce qui a été fait contre le Brésil.

Quels sont les vrais points forts de cette équipe ?
Sa cohésion. Son mental. On l’a vu contre le Japon : revenir de 0-2 à 3-2, ce n’est pas rien. Ou contre le Brésil : quand les Sud-Américains reviennent à 2-1, on a compris que la fin de match serait difficile, et les Diables rouges ont tenu. Ses arguments techniques, aussi. Et puis, il y a cette colonne vertébrale. Thibaut Courtois est en train de devenir l’un des meilleurs gardiens de but du monde. Il peut aller au Real Madrid, son objectif. Il a été décisif face aux Brésiliens. Il y a Vincent Kompany, un leader sur le terrain, mais aussi en dehors. Il a connu une saison difficile à cause de ses blessures, mais Martínez l’a sélectionné pour la Coupe du monde et il a eu raison. De Bruyne, qui met le ballon là où il le veut. Hazard, qui va se surpasser face à la France, un pays qui lui a tant apporté. Et Lukaku, qui a passé un cap. Il est altruiste, il marque. Et quelle puissance...



Et ses points faibles ?

Je dirais les phases arrêtées. Sur les coups francs, les corners, on peut faire mieux. On manque de concentration, de communication. Face à la France, qui a marqué plusieurs fois sur coups de pied arrêtés, cela pourrait coûter cher.
« Pourquoi changer une équipe qui gagne ? »
Les Bleus ont des arguments dans le domaine aérien avec Varane, Pogba, Giroud... De toute manière, cette demi-finale se jouera sur des détails. La moindre erreur se paiera cash.

Mardi soir, Thomas Meunier, suspendu, ne sera pas là...
C’est embêtant, mais pas insurmontable. On a ce qu’il faut pour le remplacer. Je pense que Martínez va reconduire la même équipe que face au Brésil, hormis Meunier. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Un pronostic ?
2-1 pour la Belgique.





Propos recueillis par Alexis Billebault
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