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« Celui qui remontera le Sporting en Ligue 1 pourra mourir en paix »

Mourad Boudjellal est un homme de parole. Près de six mois après avoir cédé le Rugby club toulonnais à Bernard Lemaître, l'ancien éditeur de bandes dessinées s'est mis en tête de reprendre le club de football de la ville : le Sporting Club de Toulon. S'il souhaite ramener le club de National 2 en Ligue 1, il ne dément pas la possibilité d'investir dans un autre club du sud de la France en cas d'échec sur le dossier du Sporting.

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Depuis plusieurs mois, vous semblez avancer sur la reprise du SC Toulon. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
J’avance lentement. Un audit a été commandé. On va commencer à se pencher dessus cette semaine.

Le propriétaire Claude Joye souhaiterait travailler avec vous, mais sans vous céder ses parts d’actionnaire majoritaire, c’est bien le cas ?
Pour l’instant, c’est encore le cas. Mais l’audit va nous permettre de voir où en est aujourd’hui le Sporting, et la direction qu’il doit prendre pour être demain dans le monde professionnel. Si tout le monde a envie de prendre le même chemin, il faudra que certains fassent des concessions.

« Beaucoup de gens pensent que je ne fais que de la communication. Claude Joye n’est pas le premier, je ne lui en veux pas. Mais quand tous ces gens se retournent, ils n’ont pas mon palmarès. »
Il disait en février dernier que votre projet, c’était « simplement de la communication » . Les choses semblent quand même avoir bien évolué depuis.
Beaucoup de gens pensent que je ne fais que de la communication. Claude Joye n’est pas le premier, je ne lui en veux pas. Mais quand tous ces gens se retournent, ils n’ont pas mon palmarès. L’ambition me motive et me stimule. J’aime me mettre des obligations de par mes déclarations. C’est un jeu. Cela me met une forme de pression. Ça me fait penser à la BD Joe Bar Team : « Si tu freines, t’es un lâche ! » C’est une compétition avec moi-même. Il m’arrive même parfois de me dire : « Mais pourquoi j’ai dit ça ? »


Vous disiez le week-end dernier vous heurter à un mur. Quel était le problème ?
J’ai eu l’impression qu’on voyait en moi un directeur commercial, et qu’on ne retenait que ma capacité à attirer des partenaires. C’était un peu vexant. Certes, j’ai cette capacité, mais j’ai d’autres compétences. J’ai déjà su construire un club à Toulon. Les gens oublient que quand j’ai repris le RCT, il n’y avait rien, à part deux salariés et deux bénévoles. Il n’y avait même pas de bureaux. J’ai créé des boutiques, des équipes de vente, un bureau administratif, une équipe médicale, une équipe de communication. J’ai créé un club, qui est passé de 5,5 millions d’euros de budget à 35 millions d’euros en quinze ans. Un supporter a bien résumé mon passage, en disant « Avant Mourad, Toulon était détesté en France. Depuis Mourad, Toulon est détesté dans le monde. »



Les supporters, parlons-en. Vous avez demandé leur soutien sur les réseaux sociaux. Que peuvent-ils faire ?
Attention, je ne leur ai pas demandé d’aller tout casser au Sporting. Il y a une chose que Claude Joye n’a pas comprise, et qu’il est en train de comprendre : un club de sport n’est pas une entreprise comme une autre. Vous vivez des recettes des gens qui sont dans la ville, c’est-à-dire vos supporters et vos partenaires. Un club appartient à cet ensemble de personnes. Je veux rappeler au propriétaire que ceux qui auront le dernier mot, ce sont les supporters ! Ils créent la passion et la valeur ajoutée du club. À travers son attitude, il est en train de se couper d’eux.

C’est-à-dire ?
Je ne veux pas en parler en mal, car ce n’est pas mon but, mais quand je l’ai rencontré la première fois, il m’a donné l’impression d’un roi de France. Il m’a dit : « Vous ne vous rendez pas compte de l’image que vous avez en ville, vous êtes détesté. » Je me suis dit qu’il avait deux ou trois types autour de lui qui lui cachaient la vérité. Il vit à Lyon et est coupé du monde réel. Quand vous êtes coupé de la base, vous n’avez pas les bonnes analyses. J’ai réussi à gagner quelque chose de difficile, à savoir le cœur des Toulonnais. Il n’a pas cette image-là.

Ce soutien populaire, vous l’avez reçu ?
Ah ça oui ! Je reçois beaucoup de messages. Mais il ne faut pas que ça prenne des proportions démesurées. J’ai vu des tags. On m’a aussi dit qu’un membre de la famille de Claude Joye aurait été un peu chahuté. Je ne cautionne pas ça. Il a sauvé le club à une époque et a mis de l’argent de sa poche. Ça se respecte.

« Je suis toulonnais avant d’être français. Mais j’ai bientôt 60 ans. J’ai décidé de relever un dernier défi dans le foot, et je vais le faire ! Si ce n’est pas à Toulon, ce sera ailleurs. Des propositions j’en ai, des plus simples, et peut-être même des plus belles. »
Vous avez dit vouloir quitter Toulon si cette reprise n’aboutissait pas. Vous pourriez vraiment le faire ?
Oui. Je n’ai jamais quitté la ville. Quand j’étais éditeur, ma direction commerciale et ma boîte de diffusion étaient à Paris, mais mon siège social était à Toulon. Pendant 25 ans, j’ai préféré monter trois, quatre ou cinq fois par mois à Paris plutôt que de déménager. Je suis toulonnais avant d’être français. Mais j’ai bientôt 60 ans. J’ai décidé de relever un dernier défi dans le foot, et je vais le faire ! Si ce n’est pas à Toulon, ce sera ailleurs. Des propositions j’en ai, des plus simples, et peut-être même des plus belles.

Vous seriez donc prêt à investir ailleurs ?
Totalement. Ça me ferait quelque chose, mais je suis prêt.


Revenons au point de départ. D’où est partie l’idée un peu folle de reprendre le Sporting ?
Je suivais ce club quand j’étais gamin. Je me suis rappelé de plein de souvenirs qui font partie de mon histoire, comme un déplacement à Marseille, ou l’entrée en jeu de Platini lorsqu'il jouait encore à Nancy. Quand le Sporting est remonté en National (à la fin de la saison 2018-2019, N.D.L.R.), je me suis souvenu que cette équipe existait, alors que tout le monde l’avait oubliée. Je les avais tués avec le rugby, j’avais tout pris, j’étais Attila. Je me suis pris au jeu de faire remonter ce club en Ligue 1, d’autant que sa saison actuelle est plus que difficile. Il y a aussi le challenge de réussir dans deux sports différents dans la même ville.

Le fait que le club descende en National 2 ne vous effraie pas ?
Cela va me donner du temps pour apprendre. Ce sera sûrement plus simple en N2 qu’en National. Il s’agira d’une année de transition, où nous viserons humblement la montée.

Quel est le projet sportif à long terme ?
C’est une autre histoire. Pour l’instant, je ne suis pas propriétaire. J’estime simplement que celui qui remontera le Sporting en Ligue 1 pourra mourir en paix. Dans le pire des cas, j’aurais permis à ce club de retrouver la lumière. Mais si je ne viens pas, il faudra qu’il mette la barre très haut l’année prochaine, car il va avoir la pression.

« Pascal Dupraz est un coach qui a du caractère. C’est ce qu’il faut à Toulon. La principale erreur qu’a commise Claude Joye avec les coachs, c’est qu’il n’en a jamais pris un seul qui lui tienne tête. »
Qu’en est-il des rumeurs sur le futur effectif ? Le nom de Bafétimbi Gomis revient notamment.
Tout est infondé. Je n’ai pas contacté de joueurs pour l’instant. Si on peut faire un coup, on le fera. Il faut une équipe armée pour le National 2, qui soit un peu au-dessus, mais pas trop. J’imagine par exemple que Mbappé ne jouerait pas un seul match en N2, car il serait tout le temps blessé. Il faut s’adapter au championnat. J’ai fait une erreur dans le rugby, quand j’avais fait venir le meilleur talonneur du monde, Anton Oliver (59 sélections avec les All Blacks, N.D.L.R.), en Pro D2. Il a pris peur, il voulait partir. Il me disait : « Ce n’est pas du rugby. » Je ne referai pas cette erreur dans le foot.

On parle aussi d’un accord avec Pascal Dupraz pour diriger l’équipe. Vous le laissez même entendre sur Twitter.
Je ne peux pas parler d’accord, car je n’ai pas de titre pour discuter aujourd’hui avec lui. Mais c’est un coach qui a du caractère. C’est ce qu’il faut à Toulon.


La principale erreur qu’a commise Claude Joye avec les coachs, c’est qu’il n’en a jamais pris un seul qui lui tienne tête. Tous avaient beaucoup de talent, mais manquaient de caractère. De mon côté, ça ne me dérange pas que l’entraîneur s’oppose à moi, comme le faisait Bernard Laporte dans le rugby. On a parfois eu des débats d’une violence extrême. Mais on voulait arriver au même endroit.




Vous avez un fort rapport avec le rugby, mais on connaît finalement peu votre lien avec le foot...
Il a démarré en suivant l’OM puis Saint-Étienne, et s’est renforcé grâce à une équipe : l’Ajax Amsterdam. J’étais ultra fan de l’Ajax. Pour moi, Johan Cruyff était le 5e Beatles. Cette équipe nous a montré que le football était un sport intellectuel et rock ’n’ roll. C’est ma référence absolue. L’Ajax et les Pays-Bas ont inventé le football moderne.

« Des équipes comme le Bayern ne m’intéressent pas. Le football allemand est chiant : on joue pareil que l’on mène 1-0 ou qu’on soit mené 5-0. »
Vous avez donc une grosse culture foot ?
Pas n’importe laquelle. Je me suis souvent intéressé à des clubs atypiques, comme l’OM de Tapie ou le RC Lens, champion de France en 1998. J’ai aussi adoré le Cameroun de Roger Milla, qui symbolisait l’émergence de l’Afrique dans le football. En revanche, des équipes comme le Bayern ne m’intéressent pas. Le football allemand est chiant : on joue pareil que l’on mène 1-0 ou qu’on soit mené 5-0.


Avec le RCT, vous disiez ne pas gagner d’argent, mais que le rugby vous permettait de vivre des émotions. L’objectif sera le même avec le Sporting ?
J’y vais pour réussir un challenge. Les deux dernières années au RCT ne se sont pas très bien passées et je reste sur un goût amer. Je veux m’enlever ce goût. J’ai des choses à prouver, à moi et à tout le monde. Et je vais les prouver.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que vous n’êtes pas légitime pour reprendre un club de football ?
C’est propre à la France, un pays où on vous catalogue. Quand j’ai repris le RCT, quelqu’un avait dit : « Gérer un club de rugby, c’est autre chose que de mettre trois BD sur deux étagères. » Tout le monde me dit que le foot, ce n’est pas le rugby. Certainement. Mais on va s’adapter. Aujourd’hui, je ne connais rien de l’intérieur du Sporting. Je vais donc découvrir, puis discuter avec Claude Joye. Si on s’entend, très bien. Si on ne s’entend pas, j’irai ailleurs et je souhaiterai bonne chance au club.

Les touches que vous avez ailleurs sont pertinentes ?
Complètement. Il y en a même une qui est plus qu’excitante...

À Marseille ?
(Silence) Plus qu’excitante...

Restez-vous confiant pour une reprise du Sporting dans un futur plus ou moins proche ?
La confiance, c’est l’arme des faibles. Quand on est confiant, c’est là que les emmerdes arrivent. Il ne faut jamais baisser la garde.

Propos recueillis par Félix Barbé
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