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Moravčík : « À Saint-Étienne, j’ai fini par péter les plombs »

Ancien ailier de la Tchécoslovaquie lors du mondial 1990, Ľubomír Moravčík est connu en France pour avoir fait le bonheur de l’AS Saint-Étienne et du Sporting Club de Bastia. Entretien avec un esthète qui mélangeait folie créatrice et sang chaud.

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Salut Lubo ! Aux dernières nouvelles, tu es entraîneur à Zvolen, en Slovaquie. Comment se passe ta vie là-bas ?
D'abord, j’ai passé deux ans à Bastia pendant lesquels j’étais en vacances, puis je suis rentré en 2004 en Slovaquie. Au départ, j’étais directeur sportif et je suis devenu entraîneur grâce à la Fédération slovaque, chez les U17. Ensuite, je suis devenu coach en D1 locale, au FC Vion Zlate Moravce, mais cela ne s’est pas très bien passé. Après, je suis passé par le métier d’agent qui m’a déplu. Dans ma carrière, mes potes, ma famille m’ont manqué. Aujourd’hui, ma vie est simple : je bois le café le matin, je joue au golf et je m’occupe d’entretenir ma maison. Parfois, c’est aussi très plaisant de ne rien faire. (Rires.)

Pendant ce temps-là, l’AS Saint-Étienne souffre en Ligue 1... Quitter la Slovaquie et reprendre l’ASSE, ça te fait envie ?
Je connais bien le football, mais sans CV qui justifie que je suis apte à entraîner l’AS Saint-Étienne, ce n’est pas possible. Devenir aujourd’hui l’entraîneur des Verts, ça peut bien se passer, mais ça peut aussi mal tourner. Au mois de juin dernier, j’étais à Bastia. Le club est venu pour me poser la question de savoir si je voulais être le coach du club. Là aussi, c’était trop risqué. En revanche, si Antonetti ou Blanc m’appellent pour faire partie du staff là-bas par exemple, je pourrais le faire avec grand plaisir.

À l’époque, Saint-Étienne était venu te chercher en 1990 pendant le Mondiale, où tu fais forte impression... (Défaite en quart de finale contre l’Allemagne (1-0), ndlr) Tu imaginais aller aussi loin dans la compétition ?
Après la révolution du 17 novembre 1989, les Tchécoslovaques étaient heureux d’avoir de nouvelles libertés au sein du pays. Alors imaginez quand, en plus, l’équipe nationale est quart-de-finaliste du mondial suivant... La dernière fois que la Tchécoslovaquie s’était qualifiée en Coupe du monde, c’était en 1982. Elle n’était pas sortie de la phase de poules. Là, l’objectif était de passer au second tour. Finalement, nous terminons deuxièmes derrière l’Italie, puis nous battons le Costa Rica (4-1, ndlr) avant de jouer l’Allemagne. C’est dommage, car malgré leur domination, on ne perd que 1-0. Et derrière, l’Allemagne est championne du monde... J’avais été expulsé pour protestation dans ce match, car je demandais un penalty, alors que, sur le fond, j’avais raison ! Mais bon, on avait déjà largement dépassé l’objectif. Je me souviens du match contre l’Autriche à Florence par exemple, c’était une ambiance extraordinaire.

« Une fois, le président Louis Nicollin était venu me voir. Il voulait savoir ce que je comptais faire à l’avenir, parce que ça commençait à aller mal à Saint-Étienne. Moi, je lui ai répondu très franchement : "Si vous avez des sous, on peut discuter !" Et lui m’avait répondu : "Ah ouais, j’ai entendu que tu étais une tête de cochon !" »

À Sainté, tu entres dans le cœur des supporters grâce à ta technique au-dessus de la moyenne. Au départ, tu as dû t’acclimater à l’ambiance du Chaudron ou cela s’est fait de façon naturelle ?
Lors de mes six premiers mois, il y avait des doutes. Nous étions situés dans le bas du classement, entre la 16e et la 18e place, et j’avais du mal à enchaîner les passes décisives. Pendant un bon moment, je n’avais même marqué aucun but. Heureusement, la seconde partie de saison était bien meilleure. J’ai mis sept buts, et avec Philippe Tibeuf, nous étions les co-meilleurs buteurs de l’équipe. Philippe était un super joueur, capitaine et international avec la France. Mais à partir du moment où les blessures sont arrivées chez lui, il n’a plus connu le même rendement.

Tu possèdes aussi un sacré tempérament. Avant un corner à La Beaujoire, tu avais fait valdinguer une bouteille géante d’Orangina. Est-ce tu as des souvenirs de tes excès ?
Celui-là, à vrai dire, je ne me souviens pas... Mais c’est possible, hein, j’étais parfois un peu provocateur, roublard. Une fois, le président Louis Nicollin était venu me voir. Il voulait savoir ce que je comptais faire à l’avenir, parce que ça commençait à aller mal à Saint-Étienne. Moi je lui ai répondu très franchement : « Si vous avez des sous, on peut discuter ! » Et lui m’avait répondu : « Ah ouais, j’ai entendu que tu étais une tête de cochon ! » C’était sympa de sa part, car c’était quelqu’un de passionné. Je l’ai pris comme un compliment, ça montrait que je ne me laissais pas faire. (Rires.)

(à partir de 24’30)
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Tu crèves l’écran avec les Verts et, à cette époque, c’est l’OM qui domine le championnat. Pour la saison 1992-1993, Bernard Tapie souhaite te faire signer à Marseille, mais tu refuses d’aller chez eux. C’est un choix que tu regrettes aujourd’hui ?
En fait, l’OM avait déjà Dragan Stojković comme numéro dix. Le souci, c’est qu’il s’est blessé. Et pour le remplacer, Marseille avait le droit à un joker en dehors de la période de transfert. Tapie s’est alors prononcé pour que je vienne à la place de Piksi, parce qu’il m’avait vu à l’œuvre. C’est normal d’avoir une part de regret je pense, car on ne sait pas comment cela aurait pu se passer. Peut-être que j’aurais signé dans un très grand club comme l’a fait Deschamps ensuite. Mais voilà, le président André Laurent voulait me conserver, son désir de monter une grosse équipe était énorme. J’ai vu mon contrat se renouveler et, sportivement aussi, je me suis mis à croire à ce projet.

« J’étais un joueur important de l’équipe, et personne ne m’a demandé mon avis sur le départ de Kastendeuch. Il faut discuter ensemble de ces choses-là ! Franchement, c’était une erreur monumentale. Et d’ailleurs, c’est à partir de là que le club s’est mis à plonger. »

Tu t’étais quand même confié à la télé écossaise sur cet intérêt de l’OM, en expliquant que si ton fils avait le même choix à faire aujourd'hui, tu lui aurais dit de partir...
À 27 ans, j’avais une bonne situation. Pourquoi aller contre la volonté du club qui m’a ouvert en grand les portes du football de haut niveau ? Je ne pouvais pas leur faire ça. Mais aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai connue ensuite, je donnerais des conseils différents à mon fils. Une carrière dans le football, c’est très court. Alors quand il y a une belle possibilité, il faut tenter et tout faire pour y aller ! Pourquoi ? Parce qu’à mon âge, c’était une opportunité unique. À 31 ans, je me suis retrouvé à descendre en D2 avec Saint-Étienne. En clair, j’étais dans la merde !


Tu es le coéquipier de Laurent Blanc chez les Verts entre 1993 et 1995. Tu l’imaginais déjà faire une aussi grande carrière à cette époque ?
Déjà, Blanc venait de Naples (une saison au Nîmes Olympique en 1992-1993 entre Naples et Sainté, ndlr). C’était une très bonne adresse en Italie, le club de Diego Maradona ! Il faisait déjà partie des meilleurs joueurs dans son registre, et s’est retrouvé chez les Verts, car il y avait de gros projets à venir. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu... À ce moment-là, je parlais déjà très bien français. En 1992-1993, nous étions la meilleure défense du championnat avec Sylvain Kastendeuch et Jean-Pierre Cyprien. Quand je vois Laurent arriver, je me dis qu’il allait jouer en milieu défensif derrière moi en numéro dix. Je suis sûr que cela aurait été extraordinaire. Mais à l’intersaison, Kastendeuch s’est fait virer par les dirigeants, car le club voulait changer de système de jeu. J’étais fou, je me suis embrouillé avec toute la direction ! J’étais un joueur important de l’équipe, et personne ne m’a demandé mon avis sur le départ de Kastendeuch. Il faut discuter ensemble de ces choses-là ! Franchement, c’était une erreur monumentale. Et d’ailleurs, c’est à partir de là que le club s’est mis à plonger. Petit à petit, les gros joueurs sont partis et je suis resté seul pour encadrer les jeunes en tant que capitaine. À Saint-Étienne, j’ai fini par péter les plombs.


Après la relégation des Verts en fin de saison 1995-1996, tu pars au SC Bastia où tu es coaché par Antonetti, lui aussi très impulsif à cette époque. Quels sont tes souvenirs au club ?
Rencontrer Fred, c’était quelque chose qui m’a donné envie de continuer dans le football, peut-être la meilleure rencontre de ma carrière. Durant l’été, j’ai fait une superbe préparation d’avant-saison et nous avons très vite bien marché. J’avais d’excellents coéquipiers : Jean-Jacques Eydelie, Cyril Rool, Anto Drobnjak, Pierre Maroselli... J’ai senti dès mon arrivée qu’ils étaient tous là pour me mettre dans les meilleures dispositions en tant que meneur de jeu. Ça changeait de Saint-Étienne ! C’était une vraie équipe au sens propre du terme. Bastia, c’est une très belle mentalité, les gens sont très gentils et aiment le football. Aujourd’hui, voir ce club dans une situation pareille, c’est un vrai coup de poignard. Même si malgré le bas niveau de jeu, les supporters sont encore là.

« À force de m’entraîner à centrer du gauche, j’ai fini par devenir ambidextre vers vingt ans. L’avantage, c’est que je pouvais tirer tous les corners de mon équipe de manière rentrante. Dans le jeu, cela me rendait imprévisible. »

Au Celtic, tu as aussi laissé de beaux gestes, comme ce contrôle des fesses contre Heart of Midlothian en 1999... Qu’est-ce qui t’est passé par la tête à ce moment-là ?
Ah, ça vient de mon adolescence. Je devais avoir 17 ans. En Tchécoslovaquie, il y avait un assistant dans mon club de Nitra qui s’occupait de l’avant-match et l’après-match, un gars qui remplissait les gourdes et préparait nos affaires. C’était un ancien footballeur. Un jour, il est venu sur le terrain pour me montrer ce contrôle. Dans la pratique, il faut beaucoup de paramètres : le ballon arrive verticalement, tu dois être à côté de la chute du ballon et tes adversaires doivent être éloignés. Je l’ai fait deux fois dans ma carrière, une fois avec Nitra en championnat tchécoslovaque, et une deuxième fois à Glasgow. Ça doit être à la fois réfléchi et instinctif.

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Dans le même genre, lors d'un Lille-Saint-Étienne, tu tires et transforme un penalty du gauche, mais l’arbitre demande à ce qu’il soit retiré. Et là, tu décides d’utiliser ton pied droit pour marquer à nouveau... Pourquoi ?
Je ne peux pas te donner une vraie explication. C’est juste que je suis aussi à l’aise du pied gauche que du pied droit, même si à la base, je suis plutôt droitier. À force de m’entraîner à centrer du gauche, j’ai fini par devenir ambidextre vers vingt ans. L’avantage, c’est que je pouvais tirer tous les corners de mon équipe de manière rentrante. Dans le jeu, cela me rendait imprévisible. Et là pour ce deuxième essai, j’avais envie de changer de pied. L’arbitre avait décidé que le penalty devait être retiré, alors j’ai voulu prendre ça à la rigolade. En vrai, pied droit ou pied gauche, je m’en foutais ! J’étais déjà sûr que j’allais marquer.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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