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Morata, le bleu neuf

Acheté 80 millions d’euros, Álvaro Morata fait désormais face à une mission délicate : réussir à la pointe de Chelsea et contribuer à la petite transformation de son nouveau club. Car les attaquants de son profil ont rarement connu la réussite chez les Blues ces dernières années.

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« Je suis tellement heureux d'être ici. C'est une émotion incroyable de faire partie d'un si grand club. J'ai l'intention de travailler dur, de marquer autant de buts que je peux et de remporter autant de trophées que possible. » Après avoir posé tout sourire avec le maillot de Chelsea, Álvaro Morata pianote ces quelques mots sur le site internet de sa nouvelle team. Recruté pour 80 millions d’euros, le bonhomme doit soigner son arrivée : en un chèque signé par Roman Abramovitch, il est en effet devenu le joueur le plus cher de l’histoire des Blues devant Fernando Torres, qui avait coûté 58,5 millions en 2011, mais aussi l’Espagnol le plus cher de l’histoire du football devant, là aussi, Fernando Torres. Signe que Chelsea, qui avait aussi posé pas mal de billets pour Juan Mata (44,7 millions, quatrième dans ce classement) ou Diego Costa (38 millions, huitième) aime bien les Hispaniques. Mais les Hispaniques aiment-ils Chelsea ?


La question n’est pas de savoir si Morata vaut ces 80 millions, mais plutôt de rappeler le risque qu’il prend en exportant son talent à Londres. Sur le papier, l’affaire a tout de la bonne opération sportive. Álvaro est jeune (24 ans), expérimenté (vingt sélections, 35 matchs de Ligue des champions, 63 de Serie A, idem en Liga), symbolise la gagne (deux championnats d’Italie, deux Coupes d’Italie, deux championnats d’Espagne, deux Coupes du Roi, deux C1), marque des buts (70 toutes compétitions et équipes confondues ; un pion toutes les 136 minutes, ratio qui baisse à 94 pour la seule saison 2016-2017) et possède visiblement un état d’esprit collectif cher à Antonio Conte (pas de plaintes dans les médias sur son statut de remplaçant jusque-là). « C'est clair que c'est une bonne recrue pour nous, s’est ainsi félicité l’entraîneur face à la presse. À l'évidence, c'est un joueur de premier plan, un bon buteur qui a le talent pour jouer à Chelsea. » Alors, pourquoi ne parviendrait-il pas à s’imposer comme le nouvel avant-centre indiscutable du Chelsea de ces prochaines années ? Pourquoi craindre l’échec ?

Succéder à Costa, défi compliqué


Tout simplement parce que le passé récent montre que s’installer à la pointe de l’équipe anglaise n’est pas chose aisée, et que les attaquants qui ont coûté une fortune - et qui avaient donc déjà prouvé qu’ils avaient les épaules pour ce genre de challenge - se sont parfois bien cassé la gueule à Chelsea. Torres, par exemple, n’a jamais retrouvé son niveau de Liverpool. Andreï Chevtchenko (34 millions, ce qui était énorme en 2006) a entamé son déclin lorsqu'il a opté pour la tunique bleue. Didier Drogba et Costa, en revanche, n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour briller. Et c’est là que le doute concernant Morata s’épaissit : malgré sa taille, l’ancien Madrilène dispose d’un profil bien plus proche de Torres ou Chevtchenko que de Drogba ou Costa. Monstrueusement costauds, ces deux derniers ont toujours rayonné par leur esprit de sacrifice, leur abattage physique, leur protection de balle et leur jeu dos au but. En dehors de l’instinct de buteur, ces qualités se mariaient parfaitement au style de jeu « bourrin » des Blues. Un style assez spécifique qui n’a jamais trop plu à Torres, lequel ne s’était pas gêné pour le dire, et qui, en apparence, correspond bien davantage à Romelu Lukaku, par exemple, qu’à l’ex-Turinois.

Reste que Conte, qui a déjà installé un improbable 3-4-3 la saison dernière, transforme petit à petit Chelsea depuis son arrivée. Des exemples ? S’il a réclamé la venue du puissant Tiémoué Bakayoko pour muscler encore plus son milieu de terrain, le technicien est à l’origine même du divorce avec Costa et n’a pas jugé bon de retenir John Terry, parti à West Ham, ou Kurt Zouma, prêté à Stoke, deux défenseurs pas reconnus pour leur délicatesse. Le coach italien a également remis en selle le petit gabarit Pedro et milité pour la venue de Marcos Alonso il y a un an. De là à métamorphoser les Blues ? Peut-être pas. Suffisant pour profiter de Morata ? Pourquoi pas.



Par Florian Cadu
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