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  1. // Coupe du monde 2022

Mondiaux d'athlétisme : un coup de chaud sur le foot

La Coupe du monde qui doit se tenir au Qatar en 2022 ne cesse de hanter la mauvaise conscience de la FIFA. Pourtant la grande multinationale du foot déteste d'habitude s'embêter la vie, et les affaires, avec des pudeurs politiques ou des considérations sociétales. Sauf que les mondiaux d'athlétisme qui se tiennent à Doha en ce moment l'obligent quelque peu à se déboucher le nez. Et cela ne sent pas bon.

Didier Deschamps n’a pu y couper. Le spectacle assez piteux des Mondiaux d'athlétisme, avec ses marathoniens et marathoniennes à l'agonie, a forcément amené la question qui fâche lors de la conférence de presse tenue hier, à l'occasion de l'annonce des joueurs retenus pour les matchs contre l'Islande et la Turquie comptant pour les qualifications à l'Euro 2020 (dont on pourra discuter un jour de l'impact écologique au regard les trajets qu'il faudra parcourir entre les six nations organisatrices). Il pensait avoir juste à défendre la place de Lloris après la branlée infligée par le Bayern à Tottenham ou encore sa confiance envers Giroud en dépit de son faible temps de jeu.


Le voilà contraint de disserter sur les conditions climatiques et une Coupe du monde que personne n'a vraiment envie de défendre. « Je ne la sens pas. Enfin, n’allez pas titrer : "Didier Deschamps ne le sent pas pour le Qatar" (Rires), commença-t-il comme pour s'excuser par avance de sa langue de bois. Je n’y pense pas, plutôt. Ce n’est pas mon objectif à court terme ni à moyen terme. Là, il faut se qualifier pour l’Euro. On peut parler de l’Euro et on n’y est pas encore. Ensuite, la Coupe du monde a été attribuée au Qatar, il faut faire en sorte que cela se passe du mieux possible. Apparemment, les conditions sont difficiles pour ces championnats du monde d’athlétisme. Mais je ne suis pas craintif pour les joueurs de football. Les instances et la FIFA nous ont apporté des garanties nécessaires, déjà en déplaçant la compétition en hiver plutôt qu’en été. Ça me semble assez rationnel, même si ça occasionne quelques bouleversements dans l’aménagement des calendriers. Mais je pars du principe que je fais confiance aux responsables et au pays organisateur. » De facto, les images impitoyables en provenance du Golfe semblent définitivement étouffer les dernières réticences européennes en ce qui concerne le calendrier. Il ne s'agit plus de toute façon de sauver les droits télé, mais de garder en vie les salariés, le « capital » , des clubs.

La vitrine cassée des Mondiaux d'athlétisme


Pourtant ces Mondiaux d'athlétisme devaient constituer une formidable vitrine pour le Qatar. La démonstration que, malgré les railleries et le scepticisme, l'émirat s'avérait tout à fait capable d'accueillir un événement sportif de cette dimension. Un enjeu de taille pour ce pays qui mise tout son avenir sur le soft power, et notamment pour survivre dans un contexte géopolitique régional plus que tendu. Résultat ? Après avoir passé des années à se justifier sur les centaines - voire milliers - de morts sur des chantiers pharaoniques, à tenter de convaincre les organisations de défense des droits de l'homme et les syndicats de leur réforme en faveur des « ouvriers immigrés » , voilà que les gradins vides et les athlètes au bord du gouffre enfoncent de nouveaux clous dans le cercueil de leurs ambitions diplomatiques. Bien sûr les matchs se dérouleront dans des espaces « climatisés » . Il y aura pourtant des « avant » et des « après » les 90 minutes. Des entraînements. Des déplacements. Quand les stars à crampons lâcheront physiquement sous les yeux de milliards de téléspectateurs, les dégâts médiatiques pour le Qatar et pour la FIFA seront autrement plus graves que l'émotion ressentie face aux « marcheurs » s'arrêtant desséchés sur les trottoirs.


Il s'impose surtout la douloureuse impression d'un décor de carton - ou béton - pâte. « On voit tous que c’est une catastrophe, même si personne ne le dit. Il n’y a personne dans les tribunes » , s'est lamenté le décathlonien français Kevin Mayer. Une assistance éparse - 11 800 « payants » le premier jour dans un stade de 46 000 places, que ne dissimulèrent pas les invitations gratuites distribuées en masse aux travailleurs étrangers (les deux tiers de la population). La faiblesse de la demande « locale » , malgré des tarifs pour le moins raisonnable (moins de 30 euros) fournit un premier élément d'explication, auquel l'absence de visiteurs étrangers rajoute la touche finale. Naturellement le cas d'un Mondial de foot se révélera forcément différent. La venue des supporters des nombreuses équipes engagées devrait normalement compenser en partie la modestie de la population résidente (un peu moins de 2,6 millions d'habitants). Toutefois, seront-ils assez nombreux à braver le coût du billet, de l'hébergement, la mauvaise réputation du pays et la faiblesse de son attractivité extrasportive, touristique en particulier, pour éviter une déconvenue similaire à ce que traverse aujourd'hui l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) ?

Un boycott français pour sauver la planète ?


Le foot peut se penser le plus grand des sports, un empire sans limite à son pouvoir, même lui pourrait trembler sur ses bases. D'autant plus que mère nature va salement le mettre à l'épreuve. L'exemple du Khalifa Stadium, climatisé avec ses 3 000 bouches d’aération, modèle des futurs sites de la Coupe du monde, suffira-t-il à rassurer les sélections et leur staff médical ? Et les potentiels touristes ? Sans oublier qu'au moment où les débats sur le réchauffement climatique gagnent en urgence en « Occident » , le bilan carbone s'annonce déjà catastrophique, même si beaucoup arguent que celui des précédentes éditions en Europe ou Amérique du Sud mériteraient pareille évaluation. L'alibi des panneaux solaires ne tient évidemment pas la route (il faudrait 1000 km2 pour satisfaire la demande en électricité), dans un pays où le rejet de CO2 par habitant est généralement estimé dix fois supérieur au reste du monde.


De quoi relancer les débats concernant un boycott de la prochaine Coupe du monde. Dans une tribune publiée dans Le Monde, Régis Juanico, député PS, et Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse, expliquaient ainsi, qu'en outre des problèmes politiques et sociaux, « au moment où tout doit être fait pour hâter la prise de conscience collective sur la nécessité de changer de modèle, on ne peut accepter que des matchs soient organisés dans des stades climatisés. (...) Comment peut-on prendre le risque de mettre en jeu, à l’occasion de grands championnats, l’intégrité physique des athlètes pour des motifs financiers et commerciaux ? (...) Dans ces conditions, nous estimons que la France doit prendre une décision radicale, qui fera date : refuser que l’équipe de France de football participe à cette compétition. » En d'autres circonstances, on prendrait peut-être à la légère ce type de proposition. Pour une fois, elle paraît presque envisageable, voire probable.

Par Nicolas Kssis-Martov Propos de DD recueillis par MR
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