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Mondial 1970 : Et l’Angleterre perdit sa couronne…

Tenants du titre et co-favoris du Mundial 1970 avec le Brésil et la RFA, les Three Lions ont giclé en quarts face aux Allemands (3-2 a.p). Plus qu’une élimination, c’est un véritable traumatisme qui les a ensuite précipités dans la décennie noire des années 1970...

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La sélection anglaise débarque le 26 mai 1970 au Mexique sans son capitaine. Bobby Moore est retenu emprisonné à Bogota pour une histoire dingue de vol de bracelet dans une bijouterie ! Les choses traînent jusqu'à ce que les autorités diplomatiques anglaises interviennent, et Bobby Moore, innocenté, est libéré le 28 mai. Il part rejoindre ses coéquipiers qui l’accueillent à l’hôtel en lui formant une haie d’honneur. Les Anglais sont mal vus au Mexique. Depuis le Mondial 1966, les propos du sélectionneur Alf Ramsey sur les Argentins ( « des animaux » ) ont activé une solidarité sud-américaine envers los ingleses, ces gringos méprisants. Pour ne rien arranger, Ramsey snobe la presse locale et interdit l’accès aux entraînements pour tous les médias. Et comme depuis quatre ans, l’Angleterre étrenne partout un statut de champion du monde en titre, elle est devenue l’équipe à battre à tout prix. Son titre glané à la maison avec un arbitrage maison est toujours autant entaché de suspicion. L’Angleterre trimbale partout une illégitimité coupable. L’aventure mexicaine s’engage donc mal pour les Three Lions...

Quatre ans après...


Heureusement, côté préparation sportive, rien n’a été négligé en vue de la chaleur et de l’altitude : les joueurs carburent aux capsules de sodium lent pour compenser les pertes en salinité, et l’équipementier Umbro a confectionné pour eux un maillot en aertex, plus aéré. Surtout, juste avant d’arriver au Mexique, Ramsey a placé deux matchs amicaux en altitude contre la Colombie à Bogota, à 2600 m (4-0, le 20 mai, d’où l’incident du bracelet), et contre l’Équateur à Quito, à 2800 m (2-0, le 24 mai). Placée dans le groupe 3 où les matchs sont disputés à l’Estadio Jalisco de Guadalajara, l’Angleterre affrontera dans l’ordre la Roumanie, le Brésil et la Tchécoslovaquie. Un groupe difficile avec un Brésil qu’on dit très fort ? Même pas peur ! Bobby Charlton l’a déclaré : « Le Brésil aura aussi du souci à se faire. » Alf Ramsey, qui s’était félicité d’un « tirage excellent » , entretient l’espoir raisonnable que l’Angleterre puisse conserver son titre. Aux petits jeux des pronos, l’Angleterre fait réellement partie des favoris : Helmut Schön, sélectionneur de la RFA, la place même en vainqueur final, et Mario Zagallo, coach du Brésil, distingue trois prétendants : la Seleção, la Mannschaft et les Three Lions. Mais que vaut cette Albion en juin 1970 ? Tout le problème est là...



Quatre ans après son triomphe de Wembley, la sélection anglaise n’a perdu que quatre matchs, mais elle a passablement raté son Euro 1968 après s’être fait surprendre en demies par la Yougoslavie (1-0). Reste qu’elle a balayé une très bonne URSS en match pour la troisième place (2-0). En mai 1969, la bande à Bobby Moore a remporté le Tournoi britannique en surclassant la redoutable Écosse d’alors (4-1). Toujours dans l’optique d’acclimatation au climat mexicain, la tournée sud-américaine de juin 1969 a été positive : 0-0 au Mexique, victoire 2-1 en Uruguay et une courte défaite 2-1 contre un bon Brésil à Rio. Au Mundial 1970, Alf Ramsey aligne un onze type qui mêle anciens de 1966 et nouveaux venus : l’immense gardien Gordon Banks, les latéraux Keith Newton (droite) et Terry Cooper (gauche), Brian Labone et Bobby Moore (capitaine) en défense axiale, un milieu fourni avec Alan Mullery, Alan Ball, Bobby Charlton, Martin Peters, et une très bonne paire d’attaquants, Francis Lee et Geoff Hurst. Une sorte de 4-4-2 typically british, mais jugé passablement dépassé par la presse qui ironise sur The Wingless Wonders de Ramsey ( « les Merveilleux sans ailiers » ).

Surtout, il n’échappe à personne que depuis 1966, le foot anglais a beaucoup changé. Les internationaux des grandes équipes se tapent 60 matchs pleins par saison et ils sont coachés en clubs par une nouvelle génération de managers charismatiques tels Don Revie (Leeds), Malcom Allison (Manchester City) ou Bill Nicholson (Tottenham), qui revendiquent de nouvelles façons de jouer, pas toujours en osmose avec le style « conservateur » de Ramsey. Même si l’international anglais voue un attachement sans bornes aux Three Lions, il devient de plus en plus conscient d’être d’abord employé du club qui le paie... Qui plus est, les clubs anglais commencent à très bien gazer en coupes d’Europe. Outre MU, vainqueur de la « Coupe d'Europe des clubs champions » en 1968, Leeds (1968), Newcastle (1969) et Arsenal (1970) ont décroché la C3 et Manchester City la Coupe des vainqueurs de coupes (1970). Des succès qui grisent le « patriotisme » de club des supporters. Ceci dit, en 1970, jouer pour les Three Lions champions du monde en titre reste un must et c’est dans la ferveur la plus harmonieuse que les sélectionnés enregistrent leur hymne de la Coupe du monde : « Back Home » . Numéro 1 des charts UK pendant trois semaines en mai 1970, les lyrics incitent bizarrement à la prudence plutôt qu’à la conquête : « Back home though they think we're the greatest/ That's what we've got to prove » ( « Au pays, bien qu’ils pensent que nous soyons les meilleurs / Nous nous devrons de le démontrer » )...

Glorieuse défaite contre le Brésil


Au pays, on veille à partir de 23 heures le 2 juin pour l’entrée en matière des Boys contre une Roumanie rugueuse et bien déterminée à entraver les champions du monde. Avec la finesse d’un surineur de l’East End, le Hammer Geoff Hurst emballe l’affaire à la 65e pour une courte victoire (1-0). Ramsey a pu expérimenter l’innovation des deux changements autorisés en remplaçant vers l’heure de jeu Newton par Wright et Lee par Osgood. Le 7 juin, c’est le Brésil, un match qui obsède Ramsey depuis le tirage de janvier. Sir Alf en est persuadé : son équipe n’a rien à envier aux Brasileiros. L’enjeu extrasportif est aussi de taille : le vainqueur du jour finira premier du groupe et pourra rester à Guadalajara jusqu’en finale dans cette ville à l’altitude modérée (1500 mètres). L’hostilité du public mexicain (huées, sifflets) lors du match contre la Roumanie avait confirmé que l’Angleterre était bien l’équipe la plus détestée de ce début de tournoi. Impression confirmée par le chahut monstre qu’une foule de locaux locos a organisé devant l’hôtel des Three Lions durant toute la nuit qui précède le match. Il faut que la sécurité en vienne à tirer des coups de feu en l’air pour disperser les hurluberlus ! Les joueurs, qui ont forcément mal dormi, sont tout de même galvanisé par Sir Alf, aux causeries souvent bien inspirées : « Vous aimez l’or qui brille un max, les gars, pas vrai ? Parce qu’aujourd’hui, le ballon, c’est une boule en or. Alors ne le perdez jamais, ne lâchez rien ! » Et contre le Brésil, les Three Lions sont très bons...



D’entrée, trois actions offensives acculent la Seleção. Juste après l’arrêt du siècle de Gordon Banks sur la tête de Pelé qui valide à la 11e son rang de meilleur gardien du monde, une tête de Peters au-dessus, puis une tête de Lee à bout portant est repoussée in extremis par Félix ! Mullery (raid dans la surface), puis Charlton (demi-volée aux 16 m) inquiètent la défense adverse. En seconde mi-temps, ça part d’un but à l’autre avec un avantage brésilien qui se concrétise à la 60e avec l’ouverture du score de Jaïrzinho (1-0). Comme d’hab’, Ramsey change deux joueurs à l’heure de jeu : Astle pour Lee, devant, et Colin Bell pour Bobby Charlton au milieu. À presque 33 ans, le Seigneur de MU est constamment préservé par Sir Alf... Menés 1-0, les Britishs étonnamment frais finissent fort à coups de ballons aériens dans la boîte. Une sorte de kick and rush pas si ringard, en fait, puisqu'il engendre encore deux occasions nettes : une reprise immanquable d’Astle, sur un mauvais renvoi à dix mètres des buts, qu’il croise trop, et un shoot sur le haut de la barre d’Alan Ball. Le Brésil a gagné. Moore et Pelé échangent leurs maillots avec fraternité. Leurs regards admiratifs réciproques expriment un « See you in the final » ... Tel Mourinho, Ramsey ressasse la défaite : « La meilleure équipe n’a pas gagné aujourd’hui. Le Brésil a été très bon dans l’ensemble du match. Ils ont converti une bonne occase, là précisément où nous avons échoué. » Sir Alf n’a pas tort ! À tel point qu’après le match, il est félicité en personne par Nereo Rocco, le légendaire coach du grand AC Milan (C1 1969), qui déclare à La Stampa : « Ça, c’est du football ! Bravo à lui, aux grands Anglais et grands Brésiliens. Personne n’aime les Anglais, mais ils sont forts, déterminés à jouer tous les ballons. On ne peut que les applaudir, même s’ils ont perdu... » Il reste à battre la Tchécoslovaquie pour assurer la seconde place. Ramsey titularise quelques remplaçants, Jack Charlton, Bell, Astle et Clarke. Et c’est ce dernier qui donne la victoire aux siens sur un péno généreux à la 50e. Comme d’hab’, Ramsey change deux joueurs à l’heure de jeu : Astle pour Osgood, devant, et Alan Ball pour Bobby Charlton, au milieu.


Franz bat Bobby !


Au pays, on juge le bilan de poule mitigé : un seul but dans le cours du jeu en trois matchs, preuve d’un manque d’efficacité offensive peut-être rédhibitoire pour gagner la compète. D’autant qu’il faut aller jouer à León pour affronter une redoutable RFA emmenée par un Gerd Müller terrifiant : 7 buts en 3 matchs ! Le 14 juin, cet Angleterre-RFA apparaît comme la revanche de Wembley 1966 (4-2 a.p), avec ce but de Hurst toujours controversé. Les mêmes maillots sont de sortie (rouge british et blanc germain), le même public mexicain conspue Albion et applaudit Alemania sous la chaleur saharienne d’un match disputé à midi, heure locale. Les pronos donnent plutôt la RFA favorite, d’autant plus qu’en juin 1968, à Hanovre, l’Allemagne a battu l’Angleterre pour la première fois de son histoire, 1-0, but de Beckenbauer... Mais avant ce match, les ennuis anglais reprennent ! Bizarrement privés de déplacement en avion pour se rendre à León, les Three Lions se tapent un horrible trajet en bus long de cinq heures. Un trip qui a achevé ce pauvre Gordon Banks. Car ce bon vieux Gordon a chopé une atroce turista ! Malgré une nette amélioration passagère, le meilleur gardien du monde doit déclarer forfait le matin du match. Très affecté, Ramsey doit choisir très vite entre Alex Stepney (MU, une sélection) et Peter Bonetti (Chelsea, six capes). C’est ce dernier qui est retenu à deux-trois heures à peine du match. Or, Bonetti n’a joué que 90 minutes depuis sa victoire en FA Cup avec les Blues le 29 avril... À León, les Three Lions très en verve surprennent en menant 2-0 jusqu’à la 69e minute de jeu. L’excellent Newton a centré de la droite vers les deux buteurs, Mullery (32e), puis Peters (50e). Deux milieux d’un « midfield » à quatre, renforcé et très mobile, servis par un latéral très offensif.



Ramsey a tout bon... La domination anglaise globale n’est en fait contestée que par des tirs de Beckenbauer (trois shoots). Mais ces tirs sont trop lointains du fait du bloc adverse bien en place devant la surface british et du fait d’un marquage assez strict (et réciproque) de Bobby Charlton. On joue alors la 69e quand Beckenbauer, numéro 4 au dos, s’ouvre une percée aux 30 mètres, élimine Mullery en le contournant sur la droite, puis décoche un tir croisé qui passe sous le ventre de Bonetti : but ! Peu solidaire, Brian Labone engueule son infortuné keeper, évidemment fautif sur ce plongeon raté. Il semble que le gardien de Chelsea ne soit jamais pleinement rentré dans la rencontre à la minute même où Ramsey l’avait désigné pour jouer l’Allemagne... La légende raconte souvent que la Mannschaft est revenue au score après que Bobby Charlton a été remplacé. C’est faux : Bobby était sur la pelouse au moment de ce but du Beck. En vérité, les Allemands atteints au moral avaient toutefois continué d’attaquer, reboostés par l’entrée de l’ailier droit Grabowski à la 55e. Presque mécaniquement, comme contre le Brésil et la Tchécoslovaquie, Ramsey remplace Charlton à la 70e, pour l’économiser en vue des demies, par le milieu Colin Bell. « Je ne me suis jamais senti aussi bien, témoignera pourtant Bobby le Red Devil. J’aurais pu courir toute la journée, même à León, à 1800 mètres d’altitude. » « Je me voyais dans l’avion du retour, mais Ramsey a commis une erreur tactique en sortant Charlton » , racontera Beckenbauer. « Beckenbauer était constamment à marquer Bobby et soudain, une fois sorti, Beckenbauer a commencé à nous causer des problèmes, au point que le match nous a échappé » , renchérira Cooper.

Alan Ball : « On les tenait... »


Ce remplacement de Charlton sera éternellement reproché à Ramsey. Sauf que... Le Mancunien chauve avait laissé s’échapper Franz, parti marquer. De plus, l’entrée de Colin Bell fut sensationnelle : un raid en solitaire ponctué d’une superbe frappe pied gauche stoppée par Maier et un super centre pour une tête plongeante décroisée de Hurst qui frôle l’extérieur du poteau ! À 3-1, Ramsey était le dieu du coaching et les Allemands KO pour de bon. Et le si décrié Bonetti bloque même dans la foulée une super mine à bout portant de Müller... Mais, patatras ! À la 76e, Seeler marque d’une tête « renversée » qui lobe le gardien anglais : 2-2 et Labone dépité s’en prend à nouveau à son keeper ! À la 81e, Ramsey commet peut-être sa réelle erreur de coaching : il sort le milieu Peters pour un défenseur, Norman Hunter. Un signal de faiblesse. D’autant plus que c’est le latéral gauche Terry Cooper qui tire la langue, baladé par Grabowski. Beckenbauer règne désormais dans les 20 derniers mètres anglais, et manque d’un rien le 3-2 d’une frappe de peu à côté. On doit jouer la prolongation... Quatre ans plus tôt, avant la prolongation de Wembley, Ramsey avait balancé à ses joueurs : « Restez debout, ne vous allongez surtout pas comme les Allemands. Montrez-leur que vous êtes frais pour bien les impressionner. »

À León, ses hommes sont quasi cuits. Alors pas besoin de jouer les Churchill... Les deux fois 15 minutes se partagent entre des tirs des deux côtés, dont un raté incroyable de Labone au point de péno qui shoote au-dessus de la barre... Sur un énième numéro de Grabowski côté droit, ce dernier centre au second poteau pour Löhre qui remet du crâne pour Müller... D’une extension électrique, der Bomber fusille Bonetti à bout portant : 3-2 ! Bobby Moore baisse la tête... C’est fini. Non ! Puisque Francis Lee slalome dans la surface allemande en débordant côté droit et parvient à passer à Hurst qui pousse le ballon au fond dans le but vide. But refusé ! Pour hors-jeu... Quel hors-jeu ? Les Anglais ne protestent pas. Dans la foulée, l’excellent Colin Bell est littéralement abattu dans la surface allemande par Beckenbauer. « Pas péno ! » juge l’arbitre Angel Norberto Coerezza. Un Argentin... Les Anglais ne protestent pas. Newton tentera une dernière demi-volée du gauche que Maier claquera au-dessus. Fin du match. L’Angleterre n’est plus championne du monde... Les Three Lions sombrent dans la dépression : « On les tenait » , lâche Alan Ball, incrédule. « On les dominait tellement qu’il n’y avait aucun doute qu’on allait gagner. On menait 2-0 tranquille : je n’arrivais pas à croire que ce match soit si facile. Et puis il y a eu ce shoot de Beckenbauer passé sous Bonetti qui a fait basculer la rencontre. »




On reprochera à Ramsey ses erreurs de coaching, peu habitué qu’il était à pratiquer ce système nouveau de substitutions... En rentrant à l’hôtel, Alan Ball apprend à Gordon Banks, toujours aussi malade, que l’équipe est éliminée. Il croit à une plaisanterie vu qu’il avait lâché le match à la TV à 2-0. En voyant le visage défait de Charlton, Gordon comprend... Alf Ramsey, prostré, évoque le sort cruel qui s’est abattu sur le meilleur gardien but du monde : « De tous les joueurs à ne pas perdre, il a fallu que ça tombe sur lui. » Plusieurs joueurs critiqueront plus tard le choix de Bonetti, préféré à Stepney qui, lui, avait plus l’expérience des grands matchs européens avec MU (C1 1968). Qui sait ? Bobby Charlton tranchera à sa façon le sempiternel débat qui divise encore le pays : qui de celle de 1966 et celle de 1970 était la meilleure sélection anglaise ? « Celle de 1966. Elle a gagné. Et pas celle de 1970 » , lâchera-t-il, le regard fixe. Au Mexique, les deux plus beaux matchs d’Albion furent deux défaites... Le journaliste anglais Alan Hughes tentera de positiver : « Peut-être que cette défaite profitera néanmoins au football anglais sur le long terme. Car si nous avions conservé notre titre, la plupart de nos clubs de D1 aurait perpétué le même fonctionnel, mais non spectaculaire 4-4-2 et aurait ennuyé encore le public à en mourir. » Vœu pieux ! La RFA détruira l’Angleterre en quarts de l’Euro 1972 (3-1 à Wembley, 0-0 à Berlin) et triomphera à Bruxelles face à l’URSS (3-0). Ce double coup dur asséné par l’Allemagne plongera la sélection anglaise dans une spirale infernale qui conduira aux non-qualifications à l’Euro 1976 et surtout aux coupes du monde 1974 et 1978. L’âge d’or des équipes anglaises en coupes d’Europe, précisément. Le prestige du foot anglais, apanage des Three Lions, était définitivement passé aux clubs.

Par Chérif Ghemmour
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