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Monaco-Porto : Telle mère, telle fille

Opposée mardi soir au FC Porto, l'AS Monaco retrouve le club dont elle a copié le modèle économique viable, avant d'en devenir une référence.

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Le Falcao de Monaco est-il plus fort que celui de Porto ?

Une parenthèse comme un match d’échecs. Lorsqu’il évoque le mercato, le vice-président et directeur général de l’AS Monaco, Vadim Vasilyev, retrouve sa bulle : « Négocier, parler chiffres, ça me plaît. (...) Les transferts, c’est un peu comme une partie de poker, il y a de la psychologie, du bluff. Lorsque je négociais la vente de tonnes d’engrais (employé de Dmitri Rybolovlev chez Uralkali, Vasilyev était directeur des exportations du géant du potassium, ndlr), c’était intense. Mais là, tu parles d’hommes, de personnalités. Il y a de l’émotion, de la psychologie, de la stratégie. Tout ce que j’aime. Tu dois anticiper le coup d’après, comment pallier un départ, bâtir. » Voilà en premier lieu pourquoi Vadim aux mains d’argent a un jour débarqué à Monaco. C’était en août 2013, soit une éternité en foot, et voilà aussi pourquoi il est aujourd’hui reconnu partout en Europe. Un exploit dans son milieu : Monaco a trouvé un modèle économique viable qui n’est plus à présenter, en transformant le club en vitrine d’une boutique de luxe où l’on fait défiler tous les deux étés des produits finis qui sont ensuite portés un peu partout en Europe, à Milan, à Londres, à Manchester, à Madrid ou à Paris. Soit un club-vitrine au beau milieu d’un État-vitrine, l’histoire est belle et les récoltes aussi, même si, comme partout, il y a quelques paris perdus (Nardi, Pi, Saint-Maximin...). On connaît la musique : depuis le virage pris par la direction monégasque lors de l’été 2015, symbolisé par les dossiers Kondogbia et Martial, Monaco est passé maître dans l’art de la plus-value là où la première saison en Ligue 1 de l’ère Rybolovlev laissait se dessiner un projet semblable à celui du PSG.

Marchandises et copie


Depuis deux ans, et le début des embrouilles pour le président monégasque avec son divorce doré, les règles sont simples. Monaco investit sur des promesses, en offrant des salaires raisonnables, et espérant récupérer deux ans – trois maximum – plus tard les fruits d’un travail de fond réalisé par Jardim sous sa sainte « méthode écologique » . Interrogé sur le modèle monégasque en août dans Libération, Waldemar Kita, le boss du FC Nantes, n’avait pas hésité à pointer du doigt un système qui fait passer de plus en plus l’homme pour « une marchandise. (...) Ça m’empêchera sans doute de gagner de l’argent dans le foot, mais c’est ainsi. Caricaturer le foot n’est pas une chose normale. Un joueur est une personnalité, un parcours, une éducation. Il possède un talent unique et des rêves particuliers. Comme un médecin ou un ingénieur. » Peu importe, trois mois après un premier titre de champion de France depuis 2000 et malgré les galères que rencontre actuellement le président Rybolovlev, l’AS Monaco a donc enclenché cet été un nouveau cycle qui s’achèvera dans deux ans par un nouveau trading et certainement quelques médailles. Le tout à une heure où, clin d’œil de l’UEFA, Louis-II s’apprête à accueillir l’original de la copie : le FC Porto.

Le « dépôt-vente »


Un symbole : porté par les espoirs qu’il suscite, Guido Carrillo doit choisir lors de l’été 2015 un point de chute en Europe. Devant sa porte, le FC Porto et l’AS Monaco, la mère et la fille, dans les bras de laquelle il choisira finalement de tomber. Dans les deux cas, Carrillo entend les mêmes discours : un projet ambitieux, qui mêle l’utile à l’agréable – l’ambition et le business –, et la perspective de décoller rapidement dans un très gros club européen en cas de bonnes performances. La stratégie est identique et les hommes l’ont longtemps été aussi. Luis Campos, d’abord, aujourd’hui plus en difficulté au LOSC avec Marcelo Bielsa : après quinze ans de coaching, le bonhomme a amené à Monaco entre 2013 et 2016 l’ensemble des méthodes qui font depuis des années la réussite du FC Porto, où il a fait un tour dans la cellule de recrutement, bouclant notamment un jour le recrutement de Pepe avant que le défenseur portugais soit ensuite revendu au Real. Le cocktail se décompose alors en un scouting massif réalisé par les meilleurs recruteurs – Campos avait notamment fait voyager Admar Lopes de Porto à Monaco – et une data base démentielle qu’il remplit tous les jours.


Jorge Mendes, ensuite, avec qui Rybolovlev s’est retrouvé cité dans les Football Leaks pour l’existence d’un fonds d’investissement commun – Browsefish Limited –, basé à Chypre, qui achetait des parts de joueurs, ce qui est illégal en Europe. Un modèle commun, un flou commun et un bébé commun dans le même groupe de C1 cette saison : le RB Leipzig, qui a lui aussi opté pour un projet « dépôt-vente » qui permet de cracher à la tronche du fair-play financier. Un autre monde, une autre sensibilité, même si depuis le départ surprise cet été d’Antonio Cordon – autre maître de la plus-value –, Monaco ne compte plus de directeur sportif. Comme si, entre les réussites et les succès, l’ASM était en permanence dans une autre sphère, la fille étant aujourd’hui devenue maman et s’apprêtant à affronter sa génitrice le temps d’une soirée dans une bulle. Une bulle où le profit se conjugue avec le succès.



Par Maxime Brigand Propos de Vadim Vasyliev tirés de France Football.
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