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La cage affole

Subašić blessé, Benaglio en dents de scie, Sy pas qualifié en C1... Encore un peu et Monaco devra aligner son quatrième gardien demain en Ligue des champions face à Bruges. Probablement une meilleure nouvelle qu'il n'y paraît, tant pour Loïc Badiashile (20 ans) que pour l'ASM, embourbée cette saison dans une mélasse de portiers.

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À croire qu’il s’y voyait lui-même. Ces derniers jours, pendant que l’infirmerie de l’AS Monaco se remplissait au petit trot des cuisses droites respectives de Diego Benaglio et Danijel Subašić, Loïc Badiashile (20 ans), lui, se portait comme un charme. Teint hâlé, crête relevée au gel, contours rasés chez le coiffeur... Il s’est fait beau comme un camion, le gamin. Encore mieux, alors que se profilait un match de poule de Ligue des champions face à Bruges, son seul concurrent encore sur pied, Seydou Sy (22 ans), se révélait ne pas être qualifié pour la compétition, après une rencontre de toute façon peu rassurante face à Strasbourg le week-end dernier en championnat. Les numéros un, deux et trois de la hiérarchie étant sur le carreau, c’était logiquement au numéro quatre de faire coucou à sa maternelle à travers son écran de télévision.


Consigne avait donc été passée : interdiction à tous ceux qui l’ont connu de glisser un mot à la presse, à commencer par ses anciens coéquipiers et entraîneurs du SC Malesherbes. L’intéressé « ne souhaite pas que l’on s’exprime pour le moment » , paraît-il. Intriguant d’ainsi se protéger à vingt ans, à moins que les circonstances ne supposent que vous soyez mis en lumière, mais infiniment compréhensible. Le titulaire de l’ASM en Nationale 2 sort tout juste d’une suspension de trois matchs infligée après un carton rouge post-match contre Martigues, en septembre. On voyait alors déjà Yanis Hénin, portier en Youth League, s’asseoir sur le banc des remplaçants face au club belge. Et puis ce mardi matin, la nouvelle : Diego Benaglio est finalement dans le groupe monégasque. Alors, tu bluffes, Thierry ?

Problème subaquatique

C’est un bordel. Dans son édition d’hier, L’Équipe résumait la situation d’une formule que l’on ne pourrait trouver plus exacte : Thierry Henry a un problème, « tous ses gardiens sont inquiétants quand ils jouent, et la plupart ne peuvent pas jouer... » On ne parvient plus à faire la différence entre les blessures physiques et psychologiques de Danijel Subašić, ce dernier étant selon les échos mis de côté pour avoir voulu partir à l’intersaison, Benaglio n’a jamais été un premier choix sur le Rocher, et Seydou Sy a encaissé deux buts en moyenne lors des six matchs qu’il a disputés ces trois dernières saisons. Au milieu de cela, pas forcément plus rassurant, donc, Badiashile. Considéré il y a deux ans comme un grand espoir du foot français, il avait crevé la bulle de son anonymat un soir de tour préliminaire de C1 contre Fenerbahçe en 2016, remplaçant un Morgan De Sanctis blessé en cours de match comme un grenadier planqué à Verdun échangerait sa place avec un gars du front (défaite 2-1 finalement).


On profite d’ailleurs de l’analogie, puisqu'il y a un peu de l’aviateur japonais suicidaire chez ce type de vingt ans à peine : on le décrit comme autoritaire dans sa surface, très, peut-être trop, certaines de ses sorties kamikazes en CFA contrastant tellement avec Subašić qu’il avait été aussi impressionnant qu’inquiétant après quelques bourdes en CFA. À un sifflement de cuisse près, Loïc Badiashile aurait donc pu avoir la plus extraordinaire carrière professionnelle de sa génération : trois matchs, deux de Coupe d’Europe. Et Monaco de présenter un bilan inédit dans son histoire, en entamant quatre matchs consécutifs avec quatre portiers différents.

« Il ne faut pas se voiler la face... »

« Pour moi, cette situation, c’est au moins à 50% à cause de Subašić, estime un Jean-Luc Ettori désabusé, ancien de la maison entre 1975 et 1994. Il est blessé, fâché avec la direction, on ne sait pas trop... Mais quand il fait les déclarations qu’il a faites sur son club "de cœur", il se doit d’avoir une attitude correcte. Actuellement ce n’est pas le cas de Danijel. » Était-ce de la précaution ? La magie des infiltrations ? On a longtemps cru cette semaine – jusqu’à hier soir, en réalité – que le staff monégasque allait demander une dérogation auprès de l’UEFA afin de permettre à Seydou Sy d’intégrer la liste européenne de l’ASM.



Preuve s’il en fallait qu’Henry n’était pas des plus optimistes quant à l’état de santé de Benaglio, soudain remis alors qu’il n’était même pas dans le groupe contre Strasbourg samedi dernier, soit il y a trois jours. Aucun moyen de savoir d’ailleurs si c’est bien ce dernier qui commencera la rencontre face à Bruges, même si les dernières informations filtrant de La Turbie laissent à penser que le Suisse « se porte mieux » . Ettori : « Il ne faut pas se voiler la face, l’important ce n’est pas Bruges, c’est Dijon. Autant garder les forces vives pour le championnat. Parce qu’on dit "ça ira, c’est Monaco"... Mais à force de le dire, on a des mauvaises surprises au tournant. Mettons Badiashile, on verra au moins ce qu’il a dans le ventre. » Une petite pression, probablement.



Par Théo Denmat
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