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L'heure de braquer le destin

L'ASM n'a plus gagné un match depuis 75 jours. S'il veut s'offrir un printemps européen, le club du Rocher n'aura pourtant d'autre choix que de sortir vainqueur de sa double confrontation avec Bruges. Pour y parvenir, Thierry Henry devra trouver l'équilibre entre héritage et révolution.

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Dans l'enfer continu qu'est le métier d'entraîneur, les pompiers de service se divisent en deux écoles : ceux qui reprennent le flambeau de leur prédécesseur et ceux qui ravivent la flamme par la rupture. Habillé de son nouveau costume taillé à la hâte, difficile de déterminer si Thierry Henry est déjà le plus professionnel des amateurs ou encore le plus amateur des professionnels. Samedi, dans une prise de pouvoir dont l'influence a été altérée par la trêve internationale, les forfaits et les suspensions, l'enfant du club a semblé naviguer entre les deux options qui s'offraient à lui, marchant dans les pas de Jardim sur certains choix contestés (notamment la confiance répétée à Tielemans et Aholou), tout en distillant ses premières ébauches d'idées (latéraux placés très haut, défense centrale qui privilégie la relance courte...). Ce mercredi, le nouvel entraîneur monégasque aura une nouvelle fois affaire à cet ennemi invisible qui hante les têtes et mine le groupe depuis des semaines : la sensation devenue fatalité que chaque détail pouvant faire basculer un match se jette constamment dans les pieds de l'adversaire.

Le péage de la poisse


Thierry Henry n'est pas un homme qui quémande la chance, il l'a répété après sa première défaite dans les couloirs de La Meinau, sans éluder non plus la succession d'éléments contraires qui se placent d'ores et déjà en travers de sa route. Leonardo Jardim y avait eu droit aussi à ses débuts sur le Rocher, dans un contexte évidemment différent, mais qui présentait le même climat pathogène. Avant même de définir un style, il lui avait fallu subir les vents contraires jusqu'à ce qu'ils changent de sens et le poussent presque miraculeusement – du moins en apparence – un soir d'Europe contre le Bayer Leverkusen. Sans qu'elles ne soient perceptibles en dehors des murs d'un vestiaire, sans doute avait-il réussi à créer les conditions pour qu'un tir contré se convertisse en but et que les occasions adverses se transforment en vendanges.


Plus qu'une empreinte esthétique qui ne saurait être réellement imprimée avant plusieurs semaines de compétition, c'est la mission à laquelle ne peut se dérober le pompier Henry, aussi novice soit-il : éteindre le feu autant que la détresse qui dégouline des visages monégasques à chaque match, faire pencher du bon côté les petits riens qui dessinent les victoires fondatrices, trouver les réponses à sa fameuse punchline : « Action ? Pas but... » Mais, au-delà des ressorts psychologiques qu'un entraîneur se doit de réinventer en permanence par les mots et l'attitude, il demeure des choix qui ont valeur de message que nul ne pourra ignorer.

Allumer les étoiles à la chevrotine


Samedi soir, bien « aidé » par les forfaits et les blessures, Thierry Henry a fait ce que Leonardo Jardim n'avait jamais fait en un peu plus de quatre ans : placer au coup d'envoi d'une rencontre Almamy Touré en défense centrale. Sans qu'on ne puisse considérer cela comme un choix fort puisqu'il n'y en avait pas d'autre. Mais il appartenait au jeune défenseur franco-malien de métamorphoser les circonstances en opportunité. Sans non plus être l'auteur d'un match parfait, on peut estimer qu'il a réussi. D'une sérénité presque étonnante au vu de sa situation – il était mis à l'écart depuis plusieurs semaines, pour des raisons plus contractuelles que sportives –, il a montré un visage conquérant qui tranche avec les têtes basses qui habillent le onze princier. Saignant dans ses interventions, impérial de la tête dans les deux surfaces et s'autorisant même quelques percées pour casser les lignes, il a démontré un sens de l'initiative qui ne peut être ignoré et méprisé dans un collectif aussi amorphe. Est-ce que Thierry Henry l'a vu ? Forcément, comme il a vu également que l'entente avec Glik ne pouvait se parfaire qu'avec le temps.



C'est le premier réel dilemme de l'ère Henry. Ce mercredi soir, à Bruges, Jemerson et Raggi seront de nouveau disponibles. Faut-il s'appuyer sur les vieilles recettes devenues indigestes ou en expérimenter de nouvelles dont il est impossible de maîtriser l'entière saveur ? Monaco a besoin de solutions ou, à défaut, de nouveaux problèmes dont il pourra resurgir bientôt des solutions. En coupant la tête de certains de ses cadres trop fragiles, Henry s'exposerait peut-être déjà aux luttes internes. En ne les coupant pas, il ne ferait qu'ajouter un chapitre aux obsessions de son prédécesseur. Et pour démarrer une nouvelle histoire, il est parfois préférable d'y insérer ses propres maux.

Par Chris Diamantaire
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