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Monaco, finalement pas si con ce nouveau projet ?

Durant l'été, à la défaveur d'un divorce coûteux et de l'entrée en vigueur du fair-play financier, l'AS Monaco a dû céder ses deux stars James Rodríguez au Real Madrid et Radamel Falcao à Manchester United. Les premiers signes d'une décadence, annonçaient certains, le début d'un projet illisible pour d'autres. Et pourtant, neuf mois plus tard, le bébé a plutôt de l'allure, entre résultats probants et jeunes joueurs en pleine éclosion...

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Un projet sportif imposé


Avec la mise en application de la première version du fair-play financier cet été, Monaco n'avait plus tellement le choix : pour éviter d'être rattrapé par la patrouille et de se faire lourdement sanctionner, le club princier devait revenir à un modèle économique plus « rationnel » . Exit les têtes d'affiche du projet pharaonique initial James Rodríguez et Radamel Falcao. Bienvenue Bernardo Silva et Tiémoué Bakayoko. Moins clinquant, mais on fait avec les moyens que l'UEFA veut bien vous consentir. Le PSG n'a pas plus échappé aux contraintes et a ainsi vu lui filer sous le nez Ángel Di María... Pour Monaco, cela a été l'occasion de réussir la plus belle vente de l'histoire du foot français avec le départ de James Rodríguez - auréolé d'une magnifique Coupe du monde - vers le Real Madrid pour une somme comprise entre 80 et 90 millions d'euros. Une capacité à vendre que le PSG n'a toujours pas su mettre en pratique alors qu'elle peut parfois se révéler précieuse, même pour les riches...

Des résultats sportifs probants


Les départs de ses deux stars actés durant l'intersaison, l'AS Monaco semblait résolue à revoir ses ambitions sportives très nettement à la baisse. D'autant plus que le divorce du patron Dmitri Rybolovlev l'amputait en parallèle de 50% de sa fortune. Après un début de saison poussif - défaite à la maison contre Lorient, grosse branlée reçue à Bordeaux -, le groupe de Leonardo Jardim s'est progressivement mis dans le rythme avec quelques séries positives, dont une invincibilité toutes compétitions confondues en décembre et janvier. Certes, parfois en délivrant un football très défensif, mais le plus souvent en étant efficace. C'est ainsi que sans donner l'air d'y toucher, l'AS Monaco a laborieusement passé la phase de poules en Ligue des champions (avec quatre buts marqués en six matchs) et repris place dans la course pour le podium en Ligue 1. Les dernières interrogations sont parties en fumée lorsque l'ASM s'est imposée avec brio à l'Emirates Stadium d'Arsenal et s'est ouvert les portes des quarts de finale de la C1, soit aussi bien que Paris. La suite, on la connaît : une élimination digne contre l'un des futurs finalistes - la Juventus -, et une troisième place en championnat au nez et à la barbe de l'OM de Marcelo Bielsa. Il y a pire pour une équipe sans ambition et dont la plupart des observateurs disaient en septembre ne plus comprendre le projet.

Martial, Kurzawa, Bernardo Silva, des jeunes qui montent


Via son projet sportif, Monaco se veut un club faisant grandir de jeunes joueurs. Un peu comme le Borussia Dortmund ou le FC Porto, spécialisé dans la mise en valeur des joueurs sud-américains. Depuis trois saisons que la direction russe a pris le pouvoir, le bilan est plutôt flatteur : même s'il n'est pas souvent, voire jamais titulaire depuis un an, Valère Germain est ainsi, avec Layvin Kurzawa et Yannick Ferreira Carrasco, l'un des trois jeunes issus de la formation monégasque à avoir fait son trou dans l'effectif de l'équipe première. Si l'avant-centre a souffert de la concurrence, ses deux compères ont quant à eux profité pleinement de la visibilité offerte par la Ligue des champions et les bons résultats de l'ASM en découvrant les joies des sélections nationales française et belge. Tout comme le latéral droit brésilien Fabinho, en prêt depuis deux saisons et qui vient de s'engager définitivement. Un destin international qui pourrait également se présenter à Anthony Martial, révélation de la seconde partie de saison grâce notamment à une prestation de haute volée au match aller contre Arsenal. Recruté à l'été 2013 pour seulement cinq millions d'euros à Lyon, il en vaut désormais au moins le quadruple. Preuve que les ambitions de Monaco ne sont pas forcément en berne, le club n'a pas hésité à claquer quinze millions cet hiver pour transférer définitivement le milieu portugais prêté par Benfica Bernardo Silva. Un joueur qui pourrait prochainement goûter à la Seleção et valoir bien plus, un peu comme Geoffrey Kondogbia, acheté vingt millions au FC Séville il y a deux ans et qui, désormais, est régulièrement convoqué en équipe de France par Didier Deschamps. Les prochaines révélations de la liste ? Peut-être Tiémoué Bakayoko, recruté pour neuf millions d'euros à Rennes l'été passé, mais qui a vécu une première saison dans l'ombre de Jérémy Toulalan, ou encore Paul Nardi, grand espoir français au poste de gardien qui a été prêté à Nancy pour s'aguerrir.

Toulalan, Subašić, Abdennour, les grands frères


Pour encadrer des gamins pétris de talent, quoi de mieux que des hommes dans la force de l'âge ou de vieux baroudeurs pour donner l'exemple et de la confiance ? Sur ce plan, l'AS Monaco a vu la mayonnaise prendre entre sa classe biberon pleine de promesses et ses joueurs d'expérience. En premier lieu avec l'apport d'Aymen Abdennour, Jérémy Toulalan ou João Moutinho, pièces du puzzle rapportées quand l'ASM dépensait sans compter, mais qui ne sont pas parties pour équilibrer les comptes. Et en second avec le maintien au poste de Danijel Subašić et Andrea Raggi, recrutés depuis les années Ligue 2, mais qui ont su s'imposer au caractère dans la Dream Team de l'AS Monaco. Si on ajoute à ce groupe Ricardo Carvalho et Dimitar Berbatov, deux joueurs qui n'ont pas forcément été au top toute la saison, mais qui apportent au groupe une touche d'expérience internationale, Monaco dispose d'un effectif complet et prêt à affronter pas mal de tempêtes.

Ambitions revues à la baisse, vraiment ?


Dans une récente interview pour L'équipe, Vadim Vasilyev, vice-président de l'ASM, a cité l'Atlético Madrid, le Borussia Dortmund ou encore l'Olympique lyonnais comme exemples réussis de politiques sportives ambitieuses malgré des moyens financiers limités. Deux finalistes récents de la Ligue des champions et le vice-champion de France, il y a pire comme étalon de comparaison pour un club qu'on annonçait sur le déclin il y a un an. Pour l'AS Monaco, l'objectif reste de gagner un titre de champion de France dans les années à venir, parole de Vadim. En trois ans, on peut constater que le projet avance avec une montée en Ligue 1, deux qualifications consécutives en Ligue des champions et un parcours européen plus qu'honorable. La prochaine étape ? Diminuer les erreurs de casting (Stekelenburg, Matheus, Lacina Traoré...) ou les investissements trop risqués (Falcao) tout en multipliant les belles prises (Rodríguez, Martial...) afin de se mettre d'équerre avec le fair-play financier. À défaut de pouvoir rivaliser de manière continue avec le PSG, Monaco aurait beaucoup à gagner dans une présence continue sur la scène européenne. Même si l'ambition ne sera jamais d'accéder au toit de l'Europe et de rivaliser avec le Barça ou le Bayern, mais plutôt de s'installer dans un rôle d'outsider à la Benfica ou Porto. Ce qui en soit serait déjà pas si mal.

Par Nicolas Jucha
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