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Momo Sissoko : « Je pourrais encore jouer en Ligue 1 »

Après la Chine, l'Inde et l'Indonésie, Momo Sissoko évolue en D2 mexicaine, à l'Atlético San Luis, club dont l'Atlético de Madrid est actionnaire majoritaire. À 33 ans, l'ex du PSG, de la Juventus et de Liverpool prend du plaisir sous le soleil, mais se verrait bien revenir en Europe.

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Comment passe-t-on du championnat indonésien (Mitra Kukar FC) à la deuxième division mexicaine ?
En fait, c'est assez simple à expliquer. En Inde (FC Pune City), j'avais rencontré l'entraîneur espagnol José Francisco Molina, qui a ensuite dirigé l'Atlético San Luis (il a été licencié en février, N.D.L.R.). Quand lui et le président m'ont contacté pour me parler du projet du club, qui est de revenir en première division et de construire une grande équipe, j'ai rapidement été convaincu.

Quel football as-tu découvert ?
J'ai été très surpris. Je ne pensais pas que la deuxième division mexicaine pouvait être aussi compétitive. C'est un football exigent : il faut être prêt à aller au charbon à chaque match, mais aussi savoir prendre des risques. C'est, par exemple, bien supérieur à ce que j'ai connu en première division chinoise (Shanghai Shenhua en 2015-2016).


Tu as enchaîné les destinations dites exotiques ces dernières années. Comment te renseignes-tu sur chacun de tes pays de destination ?
« Le fait d'avoir vu Gignac parler en bien du Mexique a rendu mon choix plus simple. »
À travers YouTube. Que ce soit pour jauger le niveau du football, mais aussi pour tous les à-côtés, car je viens avec ma famille et il faut savoir où on met les pieds. Concernant le Mexique, le fait d'avoir vu Gignac parler en bien de ce pays et de ce football a aussi rendu mon choix plus simple. La violence ici ? Comme footballeur, elle ne perturbe pas notre quotidien. De toute façon, dans n'importe quel pays, il y a beaucoup de sécurité autour de nous.

Chine, Inde, Indonésie, Mexique. Y a-t-il un pays qui t'a particulièrement séduit ?
Franchement, je n'ai vécu que de bonnes expériences. Mais comme je suis de confession musulmane, en Indonésie ce fut tout de même extraordinaire pour moi. J'ai pu voir comment ils vivaient leur foi et apprendre d'eux. Découvrir d'autres pays, d'autres cultures, en tant qu'homme, c'est enrichissant. Récemment, je suis parti au Panama pour faire ma demande de visa de travail (la demande doit se faire hors du territoire mexicain, N.D.L.R.), un pays où je n'aurais jamais pensé mettre les pieds. Que demander de plus ?


En D2 mexicaine, as-tu l'impression de faire le même métier que quand tu t'entraînais à la Juventus, Liverpool ou au PSG ?
C'est différent. Mais je prends beaucoup de plaisir au quotidien. Je suis vraiment épanoui, heureux. L'exigence est toujours là, mais elle doit venir de toi, tu dois te mettre la pression tout seul.

À l'été 2016, on t'a dit proche de Marseille. Penses-tu pouvoir encore intéresser des clubs de Ligue 1 ?
Je suis certain que je pourrais tenir ma place dans un club de milieu de tableau, mais en France, il s'est dit énormément de choses à propos de mon état de santé. Beaucoup de rumeurs. Soi-disant, je n'étais plus capable d'enchaîner les matchs, mais quand on voit mes stats, je suis là, j'enchaîne. Tout ce qui a été dit à ce sujet-là m'a blessé.

Cette réputation de joueur fragile vient-elle de ta deuxième saison au PSG où tu as peu joué, notamment à cause d'une opération au genou ?
Clairement. Tout vient de là. Mais je ne suis pourtant pas le seul joueur à avoir été opéré d'un genou.
« Si j'avais été international français, je suis certain que je serais considéré autrement, qu'on parlerait davantage de moi. »
D'ailleurs, on en voit des joueurs tout le temps blessés, qui ne sont pas passés par la Juventus, Liverpool ou Valence, et qui signent dans des clubs importants. Sans prétention, quand je vois ma carrière et que des clubs promus ont pu me demander de venir faire des tests pour juger de mon état de santé, ça me dérange. Si j'avais été international français, je suis certain que je serais considéré autrement, qu'on parlerait davantage de moi. Mais attention, je ne regrette absolument mon choix d'avoir opté pour le Mali, c'est même une grande fierté, mais être international malien ou français, ce n'est vraiment pas la même chose.


Quel est le moment de ta carrière qui te tient le plus à cœur ?

Il y en a beaucoup, mais ma première saison à Valence fut vraiment incroyable. J'ai dix-huit ans et je remporte la Liga et la Coupe UEFA, alors que je viens de sortir du centre de formation de l'AJA. J'étais béni. Mais à ce moment-là, je ne réalisais pas. J'enchaîne à Liverpool, à la Juventus, et pour moi, tout était normal. Aujourd'hui, je me rends compte que j'ai marqué des gens, que j'ai fait partie de l'histoire de grands clubs. Je réalise vraiment la chance que j'ai pu avoir.

Que retiens-tu de ton passage au PSG (2011-2013) ?
Ce fut très mitigé. Sans prétention, j'étais très bien à la Juventus, et Antonio Conte, qui venait d'arriver, comptait sur moi. Mais je suis allé à Paris, car le projet des Qataris était beau, d'autant que je suis originaire de la ville. Finalement, les supporters comme le club n'ont pas vu le meilleur de moi. Je n'étais pas au top de ma forme.


Comprends-tu ce qui arrive au PSG en Ligue des champions ?
« Tu ne peux même pas comparer le PSG à la Juventus. Là-bas, dès ton arrivée, on te fait vraiment comprendre ce que signifie être un joueur de la Juve. »
Le PSG est un club qui peut se permettre de faire des folies financières comme peu d'équipes au monde, mais il doit comprendre que pour se comparer au Bayern, à la Juventus, qui, eux, sont des institutions, il faut du temps. Tu ne peux même pas comparer le PSG à la Juventus. Là-bas, dès ton arrivée, on te fait vraiment comprendre ce que signifie être un joueur de la Juve. Au quotidien, quoi que tu fasses, tu dois penser que tu représentes le club, même quand tu t'habilles. Pour revenir au PSG, changer d'entraîneur tous les ans n'est pas la solution. Il faut des fondations. Mais le club a clairement le potentiel pour devenir un des meilleurs du monde.

Après une carrière qui a démarré en trombe, tu as quitté l'Europe dès tes 30 ans. Quand tu regardes dans le rétroviseur, as-tu des regrets ?
Non. Pour moi, tout ce qui m'arrive a déjà été écrit. C'était mon destin. J'ai trente-trois ans. Je ne me prends plus trop la tête. Je suis là, je kiffe. Mon contrat expire à la fin de cette saison (10e de la saison régulière, qui s'est achevée dimanche, l'Atlético San Luis ne participera pas aux play-offs, et la saison de Sissoko est donc d'ores et déjà terminée, N.D.L.R.), on verra ce que Dieu me réserve.

Propos recueillis par Thomas Goubin
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